La Via Campesina Officiel (FR)

@viacampesina-fr.movimientos.social.ap.brid.gy

Ceci est le compte officiel en français de La Via Campesina. La Via Campesina, fondée en 1993, est un mouvement international qui rassemble des millions […] 🌉 bridged from ⁂ https://movimientos.social/@viacampesina_fr, follow @ap.brid.gy to interact

France : les 22 revendications de la Confédération paysanne pour faire face aux crises climatiques https://viacampesina.org/fr/france-les-22-revendications-de-la-confederation-paysanne-pour-faire-face-aux-crises-climatiques/

France : les 22 revendications de la Confédération paysanne pour faire face aux crises climatiques

Les conséquences du réchauffement climatique frappent de plein fouet les fermes et celleux qui les font vivre. Elles ont des répercussions économiques, physiques et morales considérables. Les difficultés à faire face aux incendies, à la sécheresse et aux canicules, à supporter la perte de nos animaux, ainsi que les dégâts causés à nos cultures et à nos outils de production, sont d’autant plus lourdes qu’elles s’ajoutent à une situation économique déjà extrêmement tendue pour de nombreuses fermes et filières. Cette crise intervient également dans un contexte où l’inquiétude quant à l’avenir de nos fermes est profonde. Les braises de la colère agricole qui se sont exprimées ces derniers mois ne sont pas éteintes, et il serait plus que légitime qu’elles se ravivent à la rentrée, car aucune réponse politique structurelle n’a été apportée pour construire un avenir positif pour les paysan·nes. Les paysan·nes savent que chaque crise – sanitaire, économique ou climatique – fait disparaître les plus fragiles d’entre nous. L’histoire est têtue et se répète : à chaque crise, la concentration des fermes s’accélère, leur agrandissement se poursuit et le nombre de paysan·nes diminue. En contestant, lors du Salon de l’agriculture, la nécessité de maintenir une taille raisonnable des fermes, le gouvernement a fait le choix de poursuivre cette concentration au nom de la compétitivité et du productivisme. Cette orientation s’est traduite par la loi d’urgence agricole récemment votée en France, qui n’apporte aucune réponse concrète à la majorité des paysan·nes. Quel impact aura cette loi sur nos revenus ? Les quelques outils de protection et de meilleure répartition de la valeur esquissés dans les articles 19 et 21 ont été vidés de leur efficacité. Pire encore, cette loi, en facilitant le développement des outils de production, l’augmentation de la taille des bâtiments d’élevages et l’usage de pesticides sans objectifs de durabilité ni de partage, accélère un modèle productiviste fondé sur la mise en concurrence des paysan·nes et, à terme, sur leur disparition. Pourtant, la robustesse de nos filières, notre souveraineté alimentaire et notre capacité à faire de l’agriculture un levier majeur d’adaptation et de lutte contre le changement climatique dépendent avant tout du maintien d’un nombre important de paysan·nes dans les territoires. La force de notre agriculture réside dans sa diversité, sa complémentarité et sa solidarité, comme nous l’avons démontré lors des crises sanitaires ou pendant les épisodes les plus intenses d’incendies. Cette solidarité, n’est possible que dans des territoires vivants, où les paysan·nes sont encore nombreux. Aucun responsable politique, qu’il gouverne aujourd’hui ou aspire à gouverner demain, ne peut nier les réalités mises en évidence par le dérèglement climatique. L’urgence est désormais d’accompagner la bifurcation agroécologique indispensable que les paysan·nes appellent de leurs vœux. Cette bifurcation est la seule voie crédible pour un monde vivable. Nous considérons que toute politique qui ne place pas l’intérêt général au cœur de son action, et qui ne prend pas comme boussole le maintien d’une habitabilité partagée, qui n’intègre pas les modèles de production dans un projet de société et qui alimente les conflits d’usage sur des communs comme l’eau, n’est pas seulement irresponsable : elle est criminelle. Nous, paysan·nes, appelons les responsables politiques à agir avec cohérence et à la hauteur des enjeux. Si cela devait ne pas être le cas, une part importante de nos fermes disparaîtra, et les décideurs politiques devront en porter la responsabilité pour le reste de leurs jours. À très court terme, il est crucial de mettre en œuvre toutes les mesures d’urgence nécessaires afin qu’aucune ferme ne soit durablement fragilisée ou menacée par la sécheresse, les canicules, la grêle ou les incendies. Plus largement, l’action des décideurs doit s’inscrire dans l’anticipation plutôt que dans la seule gestion des crises, afin de sortir d’un système à bout de souffle, fondé sur notre dépendance à la pétrochimie et qui ne bénéficie qu’à une minorité. Préserver, prévenir, protéger et réformer les politiques publiques ainsi que les dispositifs d’aide doivent devenir les principes directeurs de l’action climatique. Notre détermination à défendre les paysan·nes et à faire en sorte qu’aucune ferme ne disparaisse demeure intacte et indéfectible. C’est pourquoi la Confédération paysanne a d’ores et déjà défini 22 mesures indispensables à mettre en œuvre dès que possible, pour faire face aux crises climatiques. **Sauver les fermes à très court terme : soulager les trésoreries pour passer l’été** 1. **Débloquer une aide forfaitaire** et à l’actif, d’un montant de 5000 euros, versée rapidement aux fermes ayant subi au moins 30 % de pertes de récolte ou de chiffre d’affaires, avec priorité aux fermes non assurées multirisques climatiques (plus de 80% des fermes françaises). La Confédération paysanne demande à ce titre de réorienter les aides de crise aujourd’hui consacrées aux engrais azotés vers les fermes réellement touchées par les aléas climatiques. 2. **Pour les fermes touchées par les incendies** , la majorité des paysan.nes ne pourra compter que sur les aides d’urgence débloquées par l’Etat, les Départements ou les Régions, étant donné que les dégâts occasionnés par le feu sur les fermes ne rentrent pas dans les dispositifs classiques d’indemnisation. Il est indispensable que ces aides puissent être accessibles au plus grand nombre et ne soient pas conditionnées à la souscription d’un contrat d’assurance. 3. **Suspension des échéances bancaires et des annuités d’emprunt** , ainsi que prise en charge par l’Etat des cotisations MSA. 4. **Exonération du remboursement de TVA** sur la vente des productions. **Réformer urgemment le système de prise en charge des pertes causées par les aléas climatiques en agriculture** 5. baisser exceptionnellement le seuil de déclenchement de l’**Indemnité de Solidarité Nationale (ISN)** de 50 % à 30 % de pertes pour les non assuré.es multirisque climatiques. 6. **Aligner le taux d’’indemnisation des non-assuré.es sur celle des assuré.es** (objectif : 100 % de prise en charge des pertes pour tout le monde). Il est inacceptable que des paysan.nes non assuré.es (plus de 80% des fermes) ne voient leurs pertes indemnisées par l’ISN qu’à hauteur de 28% pour certaines productions, alors même que les primes d’assurances sont prises à 70% par des aides de la PAC. 7. **Rendre effectivement éligibles à l’ISN les pertes de productions en maraîchage et en apiculture** , pour lesquelles les DDT assurent ne pas pouvoir prendre en charge les demandes d’indemnisation, faute de mode de calcul des pertes adapté. 8. Tirer rapidement les leçons de l’échec des trois premières années de mise en œuvre de la réforme de l’assurance récole1 et mettre rapidement sur la table une réforme pour la mise en place d’un **fonds professionnel mutualisé et solidaire, accessible à toutes les fermes** et impliquant tous les maillons de la chaîne agro-alimentaire. Les paysan.nes ne doivent pas être les seul.es à supporter les risques qui pèsent sur leur production, la grande distribution et la transformation doivent contribuer financièrement à un dispositif de mutualisation du risque de grande ampleur. **Sur le plan social, protéger la santé mentale des paysan·nes et maintenir l’emploi** 9. **Activation d’une cellule de crise « canicule » dans chaque caisse de MSA** , permettant de : * Détecter au plus vite les situations de détresse, via la mobilisation des agents de la MSA, des délégué.e.s MSA, du réseau sentinelles et les remontées des organisations professionnelles agricoles, via un canal dédié (mise en place d’un numéro d’urgence) * Activer immédiatement l’aide au répit, en cas de besoin et sans critères restrictifs, pour permettre l’intervention rapide d’un Service de Remplacement ou l’emploi direct d’un.e salarié.e. 10. **Financement des journées de remplacement par l’Etat** , via la création d’un nouveau motif « aléa climatique » pour le crédit d’impôt remplacement (qui est aujourd’hui réservé aux éleveurs et éleveuses) ou via l’aide au répit, grâce à un budget propre et distinct du fonds d’action sanitaire et social affecté à chaque caisse de MSA. 11. **Activation du dispositif de chômage partiel** pour les salarié.es dans les fermes, y compris aux saisonnier.es et aux CDD. 12. **Assouplissement des règles de pluriactivité pour les paysan.nes en difficulté** , qui seraient contraint.es de compléter leur activité en travaillant à l’extérieur. **Répondre aux conséquences directes de la sécheresse et de la canicule sur les cultures et les animaux** 13. Organiser la **mise en lien des personnes à la recherche de fourrages ou de céréales** avec celles disposant de stock à proposer. Ces opérations doivent être supervisées par les DDT, afin que tous les paysan.nes soient soutenu.es et d’éviter l’accaparement par des organisations syndicales conditionnant leur accès à une adhésion (ce que nous avons pu constater sur le terrain). 14. **Réquisitionner immédiatement et sans dérogation possible les fourrages destinés à la méthanisation** lorsque les troupeaux manquent d’alimentation. 15. **Permettre le pâturage des terrains incultes** , en rappelant leurs obligations aux propriétaires fonciers pour permettre la valorisation de toutes les ressources alimentaires disponibles pour l’élevage et de favoriser par la même occasion l’entretien des parcelles et limiter l’enfrichement. 16. **Renforcer les capacités d’équarrissage en période** **de crise** et engager sans attendre la cartographie des emplacements susceptibles d’être mobilisés pour des opérations d’enfouissement d’animaux morts en urgence, afin de limiter les dégâts environnementaux causés par des enfouissements d’urgence réalisés sans études préalables. 17. **Adapter les contrôles administratifs à la réalité climatique** et notamment suspendre les contrôles sur les aides couplées en maraîchage lorsque les cultures ont été impactées par la sécheresse et que les paysan.nes ne peuvent attester à l’instant t de parcelles mises en cultures, certaines ayant grillé sur pied. **Faire du partage de l’eau une prioritéen période de sécheresse** 18. **Faire appliquer les arrêtés de restriction des prélèvements pour l’irrigation**. La Confédération paysanne condamne fermement l’irresponsabilité de certains syndicats agricoles, appelant leurs adhérent.es à ne pas respecter les restrictions. 19. Les arrêtés de restrictions doivent donner la **priorité à l’abreuvement des animaux et aux productions alimentaires** à forte valeur ajoutée et pour lesquelles l’irrigation est une question de survie : maraîchage, pépinières, PPAM, etc. Ces arrêtés doivent bien entendu inclure l’interdiction de l’irrigation des cultures destinées aux usages énergétiques. 20. **Revenir de toute urgence sur les dernières dispositions de la loi d’urgence agricole** , qui entérinent des reculs majeurs sur les points suivants : * Nécessité de déterminer les volumes prélevables à partir de l’état réel de la ressource, et non des usages historiques ou de la demande. * Préservation du rôle des SAGE, SDAGE et des instances locales de concertation, dans la fixation des règles et du cahier des charges applicables à la construction d’ouvrages de stockage de l’eau **Préparer l’agriculture au changement climatique en finançant l’adaptation** 21. Les critères d’éligibilité des appels à projets lancés par le Ministère, censés répondre à cet objectif d’adaptation, doivent être strictement ciblés pour **financer des équipements sobres et qui ne relèvent pas de la mal-adaptation** (stockage d’eau, système d’irrigation pour des cultures énergétiques ou destinées à l’export, création et aménagements de bâtiments d’élevage industriel, etc.) 22. Des enveloppes doivent être débloquées pour **appuyer prioritairement l’équipement en petit matériel d’irrigation, de protection contre les aléas, de récupération d’eau de pluie sur les bâtiments** , notamment pour l’abreuvement du bétail, sans plancher obligatoire et en rendant éligible le matériel d’occasion. Pour le maraîchage, cela passe notamment par l’ouverture immédiate d’un budget de FranceAgriMer, relié au plan de souveraineté en fruits et légumes, avec un plancher à 500€, pour l’achat de matériel d’ombrage et d’équipement d’économie d’eau (sans conditionnement à la souscription d’un contrat multirisque climatique). ——– ## **Soutenez les paysan·nes touché·es par les incendies** Vous pouvez également soutenir concrètement les paysan·nes touché·es par les incendies de 2026. **Faites un don à une cagnotte solidaire** * * * 1Voir le rapport « Evaluation de la mise en œuvre de la Loi n°2022-298 du 2 mars 2022 d’orientation relative à une meilleure diffusion de l’assurance récolte en agriculture et portant réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture » réalisé par le ministère de l’Agriculture Cette publication est également disponible en English : liste des langues séparées par une virgule, Español : dernière langue. ### Publications similaires : 1. France : La Confédération paysanne boycottera l’inauguration du Salon de l’agriculture par le Président Macron 2. France : la Confédération paysanne se mobilise contre les accords de libre-échange ; Ses dirigeants font face à la répression policière et à des arrestations 3. Forum du CSA sur la lutte contre le changement climatique : Les mouvements sociaux tirent la sonnette d’alarme sur les ‘fausses solutions’ aux crises climatiques et écologiques proposées par les entreprises

viacampesina.org

L’Agenda Commun d’Action Politique de #Nyéléni est désormais disponible. l’Agenda Commun d’Action Politique (ACAP) qui guidera les actions des mouvements dans les années à venir est enfin disponible. https://viacampesina.org/fr/lagenda-commun-daction-politique-de-nyeleni-est-desormais-disponible/

L’Agenda Commun d’Action Politique de Nyéléni est désormais disponible

Après le 3e Forum Global Nyéléni au Sri Lanka en septembre 2025, qui a réuni plus de 500 représentant·es de mouvements sociaux et d’organisations de base du monde entier, l’Agenda Commun d’Action Politique (ACAP) qui guidera les actions des mouvements dans les années à venir est enfin disponible. L’ACAP est une feuille de route globale organisée autour de six axes de lutte interdépendants : construire la démocratie populaire et les droits ; bâtir des économies populaires fondées sur la solidarité et le féminisme ; faire avancer la souveraineté alimentaire et l’agroécologie ; garantir l’accès à la terre, à l’eau et aux territoires à travers une réforme agraire populaire ; assurer une santé intégrale pour toutes et tous ; et garantir la justice climatique à travers une transition énergétique juste et féministe. Au-delà de ces objectifs, l’ACAP détaille une stratégie d’action collective centrée sur la mobilisation conjointe, la solidarité internationaliste et le plaidoyer politique transformateur. Il engage les mouvements dans un ambitieux processus de formation politique et de communication populaire afin de reconquérir les récits et de renforcer le pouvoir populaire à partir de la base. L’ACAP est conçu comme un point de référence politique partagé pour la lutte collective. Sa mise en œuvre dépend de l’engagement continu des mouvements et de leurs alliés afin de traduire ses priorités en actions coordonnées, campagnes et résistances à travers les territoires et les régions. **C’est l’outil que nous avons construit, en tant que peuples et mouvements sociaux du monde entier, pour forger le chemin vers la transformation systémique que nous voulons pour un monde meilleur, maintenant et pour toujours !** FR-Nyeleni_Common_Political_Agenda_2026_webTélécharger ## **POURQUOI EST-CE IMPORTANT ?** Le monde fait face à un système capitaliste, impérialiste, colonial, patriarcal et raciste. Une crise systémique multiple et interdépendante enracinée dans ces formes imbriquées d’oppression qui placent les profits au-dessus de la vie, transforment les biens communs en marchandises et concentrent les richesses entre les mains d’une minorité tout en condamnant la majorité à la privation. Le fascisme et l’autoritarisme sont en pleine montée, les États oppriment de plus en plus au lieu de protéger, et les militant·es, journalistes et défenseur·ses des droits humains font face à des persécutions en toute impunité, tandis que les engagements ambitieux pour le changement restent sur le papier sans mise en œuvre. Au cœur de cette crise se trouve un système alimentaire agro-industriel guidé par le profit qui sape la souveraineté alimentaire et détruit à la fois l’environnement et la santé publique, tandis que l’influence des entreprises capture les espaces de gouvernance multilatérale, affaiblit les cadres des droits humains et promeut de fausses solutions, telles que le capitalisme vert, les marchés carbone et l’agriculture intelligente face au climat, qui servent les acteurs financiers plutôt que les peuples ou la planète. Pendant ce temps, le colonialisme numérique émerge comme une nouvelle frontière, alors que la mise en données de l’agriculture, de la santé et des territoires transforme la vie elle-même en source continue de profit, concentrant davantage le pouvoir entre les mains de quelques entreprises. C’est en réponse directe à ces crises convergentes que le 3e Forum Global Nyéléni a été convoqué : pour mobiliser les mouvements, surmonter la fragmentation et faire avancer la vision transformatrice de la souveraineté alimentaire comme paradigme émancipateur de transformation systémique. L’Agenda Commun d’Action Politique de Nyéléni (ACAP) est un document politique collectif produit lors du 3e Forum Global Nyéléni, réunissant une coalition large et diverse de sujets politiques issus de différentes luttes à travers le monde. Structuré en cinq sections, le document commence par définir qui sont ces sujets politiques et les valeurs communes qui les unissent, notamment la souveraineté alimentaire, l’agroécologie, le féminisme populaire et la solidarité internationaliste. La deuxième section propose un diagnostic approfondi des crises systémiques qui motivent l’action collective visant à démanteler leurs fondements. La troisième section expose ce que les mouvements cherchent à atteindre, organisé autour de six axes interdépendants : 1. **Etablir et défendre la démocratie et les droits des peuples, la paix et la solidarité internationaliste** ; 2. **construire les économies des peuples** ; 3. **faire avancer la souveraineté alimentaire et l’agroécologie** ; 4. **garantir l’accès à la terre, à l’eau et aux territoires à travers une réforme agraire** ; 5. **assurer la santé pour tou·tes** ; 6. **et parvenir à la justice climatique aux côtés d’une transition énergétique juste et féministe**. La quatrième section détaille la manière dont cet agenda sera mis en œuvre à travers cinq stratégies : 1. **mobilisation et solidarité internationaliste** ; 2. **plaidoyer et politiques** ; 3. **construction de mouvement** ; 4. **formation politique et production de connaissances des** **peuples** ; 5. **et communication populaire**. Toutes ces stratégies sont fondées sur une approche intersectionnelle et décoloniale. Enfin, la cinquième section présente un engagement collectif, par lequel toutes les organisations participantes s’engagent à traduire cet agenda en plans d’action régionaux et locaux contextualisés, guidés par un mécanisme continu de coordination et d’évaluation. ## **Qu’est-ce que le Processus Nyéléni ?** Nyéléni est un processus vivant de convergence entre les mouvements sociaux et populaires du monde entier. C’est une construction collective enracinée dans les héritages des luttes pour la souveraineté alimentaire, l’agroécologie et la libération, qui ont maintenu vivante la lutte contre l’oppression depuis des décennies. Ses participant·es honorent l’héritage de Nyéléni, une paysanne malienne qui symbolise le rôle central des femmes dans le maintien des systèmes alimentaires, des territoires et de la vie collective. S’appuyant sur le Forum Nyéléni 2007 pour la souveraineté alimentaire et le Forum international Nyéléni 2015 pour l’agroécologie, ce 3e Forum a représenté une avancée nécessaire : un élargissement des alliances entre les peuples opprimés par le système actuel de domination, fondé sur des valeurs communes de souveraineté alimentaire, de féminisme populaire, d’autodétermination des peuples et de solidarité internationaliste. Il cherchait à construire une unité d’action à partir de la diversité grâce au dialogue, à l’échange de savoirs et à l’organisation collective à la base. La convergence de ces forces politiques lors du 3e Forum Global Nyéléni a produit un résultat concret et historique : l’Agenda Commun d’Action Politique (ACAP) pour atteindre le pouvoir populaire et faire avancer la transformation systémique. Contact pour plus d’informations : press@foodsovereignty.org Cette publication est également disponible en English. ### Publications similaires : 1. Artistes pour la Souveraineté Alimentaire – Édition Nyéléni : “La Transformation Systémique, c’est MAINTENANT ou JAMAIS !” 2. Appel à l’Action pour le 3e Forum Global Nyéléni 2025 : La transformation systémique, c’est MAINTENANT ou JAMAIS ! 3. Nyéléni 2025 : Invitation au Lancement du 3e Forum Global Nyéléni

viacampesina.org

The Landless Rural Workers Movement (MST) received, in Spain, the Berta Cáceres Award for environmental commitment granted by the Ecozine Film Festival at its 19th edition. #17April https://viacampesina.org/en/2026/04/mst-receives-berta-caceres-award-on-international-day-of-peasant-struggle/

MST receives Berta Cáceres Award on International Day of Peasant Struggle

(April 23, 2026) The Landless Rural Workers Movement (MST) received, in Spain, the Berta Cáceres Award for environmental commitment granted by the Ecozine Film Festival at its 19th edition. The distinction, agreed upon with the family of Berta Cáceres and the Civic Council of Popular and Indigenous Organizations of Honduras (COPINH), places the MST at the center of international recognition that transcends borders and connects peasant struggles from different continents. Kallen Oliveira, a member of the Movement and coordinator of the National Plan to Plant Trees and Produce Healthy Food, represented the MST at the ceremony. Her presence on stage in Zaragoza carried the symbolic weight of an organization that brings together more than 450,000 settled families in Brazil and that focuses on building its political base, with women and youth at the center. > “Receiving an international award is not only symbolic, but also a recognition that increases the visibility of the MST as an organization of peasant men and women capable of presenting concrete responses to the environmental crisis and confronting agribusiness, which in Brazil is responsible for 97% of deforestation in the national territory, for the massive use of pesticides, as well as being the perpetrator of violence and murders in the countryside.” – Kallen Oliveira, coordinator of the National Plan to Plant Trees and Produce Healthy Food Berta Cáceres was a Honduran indigenous leader who dedicated her life to defending the Lenca people and their ancestral lands in Río Blanco, resisting the construction of the Agua Zarca hydroelectric dam by the company Desarrollos Energéticos SA (DESA). Her struggle, simultaneously ecological and political, cost her her life in 2016 and she became a global symbol of female, peasant, and indigenous resistance. The award bearing her name, granted by Ecozine supported by her family and COPINH, represents a political choice that affirms the continuity of a battle that did not end with her death. Juan Carlos, from the Internationalist Solidarity Committee of Zaragoza – Spain, explained the importance of the tribute. “For us, Berta Cáceres represents an example in the organization of peasants and indigenous peoples to confront the plundering of natural resources by multinational companies and investment funds that seek only their own profit, without caring about the destruction of common goods. This is the same struggle of the MST and many organizations of Latin American peoples confronting agribusiness, extractivism, and neocolonialism,” he stated. Kallen Oliveira, coordinator of the Plant Trees, Produce Healthy Food Plan, at the Berta Cárceres Award ceremony. Photo: Valento Ecozine. The Ecozine Film Festival is Spain’s leading international environmental film festival, held in Zaragoza. The 19th edition featured 34 titles from 13 countries in its Official Competition Section, distributed across the categories of Feature-Length Documentary (9 films), Short Documentary (8), Short Fiction (9), and Short Animation (8), selected from a total of over 319 films submitted from 54 countries. The closing gala, hosted by actress Irene Alquézar, brought together director Pedro Piñeiro, this edition’s ambassador Norberto Fuentes Poblador, and representatives of the award-winning films, solidifying the festival as a space for conversation that unites film, nature, and the fight for rights. Upon receiving the award on behalf of the Movement, Kallen Oliveira stated that “the distinction is a recognition of the historical struggle of Berta Cáceres, but it connects with the struggle of peasant peoples around the world and in Brazil.” In her speech, Kallen spoke about the concrete dimension of the violence in the struggle for land, and recalled that April 17th marks the 30th anniversary of the Eldorado dos Carajás Massacre, when 21 landless rural workers were murdered by the Military Police of Pará. > “At this historic moment, it is our role to be a beacon, as other partner organizations tell us, but also to be a source of hope that another productive model is possible, combining the production of healthy food with care for the common goods of nature, where we can achieve human emancipation based on principles and values that place life above profit.” -Kallen Oliveira, coordinator of the National Plan to Plant Trees and Produce Healthy Food For the MST (Landless Workers’ Movement), Popular Agrarian Reform implies “the construction of a political project for the countryside and a society based on human emancipation,” in the words of the representative. The common and collective property built in the settlements is a laboratory for another way of organizing life. “Today we are more than 450,000 settled families and thousands more in encampments; we defend a form of communal and collective property, built from the settlements as an alternative to the dominant model,” she emphasized. Juan Carlos reinforces this role of the Movement, which not only contributes with the example of its struggle, but also with its victories. > “There are 450,000 settled families, more than 180 cooperatives, thousands of producer associations. We also have its achievements in education, training, and the widespread adoption of agroecology. These triumphs of the MST are an example for other organizations not only in Brazil, but also among many other peoples. They create hope for the struggle, confidence that victory is possible,” he concluded. The Berta Cáceres Award arrives at the MST (Landless Workers’ Movement) amidst the April Struggles, in which the Movement commemorates the deaths of the landless workers murdered in Eldorado dos Carajás while simultaneously confronting the advance of agribusiness on conquered territories. For an organization that operates under constant pressure, be it legal, media, or physical, international recognition has political value by projecting its struggle to audiences that can amplify the denunciation. “We feel honored and also assume the responsibility of continuing this struggle in defense of nature, the people, and the countryside,” said Kallen Oliveira. **Check out the full speech in Spanish** * * * First published on MST website by Fernanda Alcântara **Cover Image** – Berta Cárceres Award. Photo: Valento Ecozine ### RELATED NEWS: 1. 17 April | Mozambique: UNAC Holds March Marking International Day Of Peasants’ Struggle 2. March 8 | International Day of Struggle for Working Women | Call to Action 3. Brazil: MST reaffirms anti-imperialist struggle and calls on the Brazilian pueblo for Popular Agrarian Reform | ICARRD+20 Series 4. Brazil: MST Marks International Day of Peasants’ Struggles with Over 50 Demonstrations Nationwide

viacampesina.org

La Via Campesina publie son document de positionnement sur les guerres dans le monde, dans le cadre des 30 ans de la Journée internationale des luttes paysannes. #17Avril https://viacampesina.org/fr/souverainete-alimentaire-face-a-la-guerre-a-limperialisme-et-a-la-faim-des-peuples-dans-le-monde/

#17Avril | Souveraineté alimentaire face à la guerre, à l’impérialisme et à la faim des peuples dans le monde

**_La Via Campesina publie son document de positionnement sur les guerres dans le monde, dans le cadre des 30 ans de la Journée internationale des luttes paysannes_**. * * * Bagnolet, 17 avril 2026 | Aujourd’hui marque le 30e anniversaire du massacre d’Eldorado dos Carajás, un événement tragique qui a constitué un tournant pour La Vía Campesina, où des paysan·nes sans terre du Brésil ont été assassiné·es par la police fédérale pour avoir défendu leur droit à la réforme agraire. Des kilomètres plus loin et 30 ans après ces faits, le monde continue de faire saigner des peuples et des familles innocentes dans un contexte de plus en plus critique, marqué par la pression du pouvoir impérial et les tensions géopolitiques. En commémorant la _**Journée internationale des luttes paysannes**_ , notre mouvement présente le document de positionnement : **Souveraineté alimentaire face à la guerre, à l’impérialisme et à la faim des peuples dans le monde, un document qui aborde des éléments clés pour comprendre l’impact des guerres et du pouvoir impérial sur la souveraineté alimentaire des peuples.** Le document prend en compte des données importantes fournies par les rapports du Comité des pêches de la FAO à travers son rapport sur la Situation de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI), l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (ACNUR), entre autres ; concernant les conflits mondiaux et leurs impacts sur les systèmes alimentaires dans les pays affectés. _« Nous vivons une ère de convergence de crises sans précédent. Jamais dans l’histoire récente autant de conflits armés n’ont éclaté simultanément sur autant de continents. Les guerres à Gaza, au Liban, au Mali, en Ukraine, au Soudan, au Yémen, au Myanmar,__au Sahel, en République démocratique du Congo et en Syrie ne sont pas des tragédies isolées. Elles sont les éruptions symptomatiques d’un système global unique, structurellement malade, construit sur la logique de l’accumulation infinie du capital, le raci_ _sme structurel, l’escalade des tensions du pouvoir géopolitique, l’extraction des ressources et la domination impériale néocolonialiste. »_ La Via Campesina, en tant que mouvement rassemblant des organisations paysannes à l’échelle mondiale, a réfléchi à cette situation et a dénoncé de manière constante l’utilisation de la faim comme arme de guerre ainsi que les intérêts économiques qui en découlent. La destruction et l’occupation militaire profitent aux économies des États-Unis, d’Israël et de nombreux pays du Nord global ; favorisant des génocides en cours et entraînant une somme incalculable de violations des droits humains et de crimes contre l’humanité, avec un risque d’impunité, où les femmes et les enfants sont les plus vulnérables. Nous invitons nos organisations membres et les organisations alliées à étudier et à partager ce document comme un outil populaire d’analyse et comme une contribution du mouvement paysan mondial, exprimée en première personne. **Uni·es contre l’impérialisme, le néocolonialisme, la criminalisation de nos luttes et la spoliation de nos territoires** FR Prise de position de LVC_LA MONDIALISATION DE LA GUERRE ET LA FAMINETélécharger Cette publication est également disponible en English : liste des langues séparées par une virgule, Español : dernière langue. ### Publications similaires : 1. #17Avril – Uni·es contre l’impérialisme, le néocolonialisme, la criminalisation de nos luttes et la spoliation de nos territoires 2. #16oct25 : Assez de faim dans le monde, la Souveraineté Alimentaire est la garantie d’une transformation systémique 3. #25Nov24 – Appel à l’action : Les paysannes unies pour la justice et la souveraineté alimentaire ! Stop à la violence, à la faim et à la guerre !

viacampesina.org

📣🌍👩🏾🪻🌾#𝟖𝐌𝟐𝟔 | 𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 | 𝐀𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 👉 https://viacampesina.org/fr/8-mars-2026-journee-internationale-des-luttes-pour-les-droits-des-femmes #LaViaCampesina #ViaCampesina #8M26 #8M2026 #8Mars #8Mars2026

📣🌍👩🏾🪻🌾#𝟖𝐌𝟐𝟔 | 𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 | 𝐀𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧
En ce 8 mars, Journée internationale des luttes pour les droits des femmes, nous nous mobilisons pour une réforme agraire féministe et populaire dans le cadre de la IIe Conférence sur la réforme agraire et le développement rural, (CIRADR+20), qui se tiendra à Carthagène, en Colombie, pour défendre la terre, l’eau, les semences et les territoires.
👉 https://viacampesina.org/fr/8-mars-2026-journee-internationale-des-luttes-pour-les-droits-des-femmes

#LaViaCampesina
#8M26 #8M2026 #8Mars #8Mars2026