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[Point de vue] Protection temporaire des Ukrainiens et obligations militaires : une personne fuyant la guerre doit-elle justifier pourquoi elle n'est pas restée pour combattre ? Par Andrii Denysenko, Avocat.
[Point de vue] Protection temporaire des Ukrainiens et obligations militaires : une personne fuyant la guerre doit-elle justifier pourquoi elle n'est pas restée pour combattre ? Par Andrii Denysenko, Avocat.
Depuis le 5 août 2026, l'accès à la protection temporaire des personnes déplacées d'Ukraine est soumis, pour les nouveaux demandeurs, à une condition nouvelle : être en règle avec ses obligations militaires en Ukraine et, le cas échéant, en apporter la preuve. Pour les personnes qui bénéficiaient déjà, avant ou au 4 août 2026, de la protection temporaire dans l'État membre concerné et qui continuent à en bénéficier sans interruption, une exception est prévue. Cette évolution soulève une question juridique particulière : jusqu'où l'Union européenne peut-elle intégrer les obligations militaires de l'État d'origine dans les conditions d'accès à un mécanisme de protection des personnes déplacées, notamment au regard des (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/protection-temporaire-des-ukrainiens-obligations-militaires-une-personne-fuyant,59119.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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Réseaux sociaux, sms, enregistrements : tout est-il devenu une preuve devant les prud'hommes ? Par Emmanuelle Destaillats, Avocat.
Réseaux sociaux, sms, enregistrements : tout est-il devenu une preuve devant les prud'hommes ? Par Emmanuelle Destaillats, Avocat.
Dans le cadre d'un contentieux, quel qu'en soit la nature, le droit de la preuve est naturellement régi par la loi, chaque partie - l'employeur et le salarié – devant prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de leurs prétentions et ce par tout moyen . Mais au nom du droit à la preuve, tous les moyens sont-ils vraiment permis ? Si, classiquement la Cour de cassation exigeait que la preuve soit rapportée de manière licite et loyale, depuis 2023, elle a commencé à infléchir sa position en déclarant recevable, dans certaines conditions, certaines preuves obtenues de manière moins « régulières ». Tour d'horizon des nouveaux modes de preuves admis dans le cadre d'un contentieux (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/reseaux-sociaux-sms-enregistrements-tout-est-devenu-une-preuve-aux-prud-hommes,59101.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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[Point de vue] Opposition à contrainte : le décret du 27 juillet 2026 consacre-t-il une prime au silence ? Par Arnaud Franchini.
[Point de vue] Opposition à contrainte : le décret du 27 juillet 2026 consacre-t-il une prime au silence ? Par Arnaud Franchini.
À compter du 1er octobre 2026, la décision du tribunal statuant sur opposition « se substitue à la contrainte ». Le cotisant qui conteste ne se bornera plus à discuter un acte de l'organisme : il provoquera la naissance d'un titre judiciaire. Or l'exécution de la contrainte non contestée se prescrit par trois ans, tandis que la Cour de cassation soumet déjà au délai décennal le jugement qui rejette l'opposition et valide la contrainte. En faisant du jugement le titre substitué à la contrainte, le décret renforce cette solution, sans que le législateur ait réglé l'asymétrie qui en résulte : le cotisant qui exerce son recours et succombe, demeure exposé plus longtemps que celui qui s'en abstient. L'anomalie ne (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/opposition-contrainte-decret-juillet-2026-consacre-une-prime-silence,59112.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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Contrôle URSSAF ciblé par les données : ce que l'organisme détecte, ce qu'il doit prouver. Par Sabrina Henocque Chiche, Avocate.
Contrôle URSSAF ciblé par les données : ce que l'organisme détecte, ce qu'il doit prouver. Par Sabrina Henocque Chiche, Avocate.
Neuf contrôles d'assiette sur dix sont désormais ciblés. L'URSSAF indique que le croisement de données statistiques contribue à améliorer cette sélection. L'entreprise ignore les critères qui l'ont désignée. En retour, la Cour de cassation exige que le redressement soit établi sur des bases réelles et que, lorsque les taux varient, leur exactitude soit vérifiée pour chaque établissement. Elle précise également le moment auquel le cotisant doit produire ses justificatifs. La sélection des entreprises contrôlées par l'URSSAF repose de plus en plus sur l'exploitation des données. Pour une direction financière ou une direction des ressources humaines, la question n'est donc plus seulement de savoir si l'entreprise (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/controle-urssaf-cible-par-les-donnees-que-organisme-detecte-doit-prouver,59090.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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Prêt refusé, vente manquée, 14 500 € à payer : que peut-on reprocher au courtier ? Par Dorian-Jacob Le Bay, Juriste.
Prêt refusé, vente manquée, 14 500 € à payer : que peut-on reprocher au courtier ? Par Dorian-Jacob Le Bay, Juriste.
Un acquéreur confie à un courtier la recherche de son prêt. Les banques refusent, la promesse de vente tombe, les vendeurs réclament l'indemnité d'immobilisation. L'acquéreur appelle son courtier en garantie et perd sur toute la ligne. L'arrêt rendu le 29 avril 2026 par la cour d'appel de Saint-Denis de la Réunion explique pourquoi, et ce que chacun aurait dû faire. Ce qui s'est passé. Le 15 juin 2021, une promesse de vente est signée pour une maison de 185 000 €. Comme presque toujours, elle contient une condition suspensive d'obtention du prêt : la vente ne se fera que si l'acquéreur obtient, avant le 15 septembre 2021, un prêt d'au plus 185 000 €, sur au plus 300 mois, à un taux d'au plus 1,7 %. Elle (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/pret-refuse-vente-manquee-500-eur-payer-que-peut-reprocher-courtier,59071.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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Contrat en cours et entreprise en difficulté : quand la résiliation devient un outil de redressement. Par Thomas Naudin, Avocat.
Contrat en cours et entreprise en difficulté : quand la résiliation devient un outil de redressement. Par Thomas Naudin, Avocat.
Un contrat peut être parfaitement exécuté et pourtant compromettre le redressement de l'entreprise. Par un arrêt du 9 septembre 2026 (Cass. com., 9 septembre 2026, pourvois n° 24-21.555 et 24-21.559, arrêt n° 423 FS-B , la chambre commerciale de la Cour de cassation précise comment apprécier sa résiliation sur le fondement de l'article L622-13, IV du Code de commerce. La décision invite surtout à regarder les contrats en cours autrement : certains engagements, juridiquement sains, peuvent empêcher l'entreprise de retrouver un modèle économique viable. Encore faut-il savoir l'établir. Une entreprise en sauvegarde est liée par un contrat de franchise et un contrat d'approvisionnement. Ses cocontractants (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/contrat-cours-entreprise-difficulte-quand-resiliation-devient-outil,59094.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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"Fraude Revolut" : quand la banque 100% mobile devient le terrain de jeu des escrocs. Par Virginie Audinot, Avocat.
"Fraude Revolut" : quand la banque 100% mobile devient le terrain de jeu des escrocs. Par Virginie Audinot, Avocat.
Faux conseiller bancaire, compte Revolut utilisé pour recevoir les fonds détournés, carte ajoutée frauduleusement à Apple Pay, virements vers de faux placements : les dossiers dans lesquels apparaît Revolut sont aujourd'hui nombreux et prennent des formes très différentes. Pour les victimes, une question revient systématiquement : la banque peut-elle se contenter d'opposer l'utilisation de l'application, d'un code ou d'une authentification pour refuser tout remboursement ? La réponse est non. Dans les dossiers de fraude bancaire que nous traitons, le nom de Revolut apparaît désormais régulièrement. Il faut toutefois éviter un raccourci : il n'existe pas à proprement parler une « fraude Revolut ». Les (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/fraude-revolut-quand-banque-100-mobile-devient-terrain-jeu-des-escrocs,59075.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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Titulaires de brevets européens et décision G 1/25 : vers une clarification définitive de l'obligation d'adapter la description aux revendications modifiées. Par Louis Mazaud, Mandataire en brevets et Jeanne Redaud, Ingénieur brevets.
Titulaires de brevets européens et décision G 1/25 : vers une clarification définitive de l'obligation d'adapter la description aux revendications modifiées. Par Louis Mazaud, Mandataire en brevets et Jeanne Redaud, Ingénieur brevets.
Par sa décision intermédiaire T 697/22 du 29 juillet 2025, la chambre de recours technique 3.3.02 a soumis la saisine G 1/25 ("Hydroponique") à la Grande Chambre de recours afin de clarifier si la Convention sur le brevet européen (CBE) exige d'adapter la description aux revendications modifiées. Contexte. L'invention à l'origine de cette saisine porte sur un milieu de croissance hydroponique comprenant des fibres minérales et un liant organique, présentant une teneur en phénols suffisamment faible pour ne pas nuire à la croissance des plantes, mais présentant une intégrité physique permettant un usage durable. À l'issue de la procédure d'examen, le déposant Knauf Insulation a obtenu un brevet (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/vers-une-clarification-definitive-obligation-adapter-description-aux,59086.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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Révision judiciaire du loyer indexé d'un bail commercial sur le fondement de l'article L145-39 du Code de commerce. Par Maxime Taillanter, Avocat.
Révision judiciaire du loyer indexé d'un bail commercial sur le fondement de l'article L145-39 du Code de commerce. Par Maxime Taillanter, Avocat.
Lorsque l'indexation d'un bail commercial fait varier le loyer de plus de 25%, l'article L145-39 du Code de commerce permet une fixation judiciaire à la valeur locative, sous de strictes conditions détaillées dans le présent article. La clause d'échelle mobile permet au loyer d'un bail commercial d'évoluer automatiquement en fonction de l'indice choisi par les parties. Ce mécanisme contractuel n'est toutefois pas abandonné à sa seule logique arithmétique : lorsque l'indexation produit un écart suffisamment important, le statut des baux commerciaux ouvre une voie de révision judiciaire du loyer. L'article L145-39 du Code de commerce prévoit ainsi que, lorsque le jeu de la clause d'échelle mobile conduit à (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/revision-judiciaire-loyer-indexe-bail-commercial-sur-fondement-article-145-code,59070.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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Entre protection de l'innovation et incitation au lancement des génériques : quels leviers et quels mécanismes ? Par Barbara Bertholet et Rachel Devidal, Avocates.
Entre protection de l'innovation et incitation au lancement des génériques : quels leviers et quels mécanismes ? Par Barbara Bertholet et Rachel Devidal, Avocates.
Il existe, en matière de lancement de médicaments génériques, un enjeu très fort à être présent sur le marché dès le premier jour suivant l'expiration des droits de propriété industrielle attachés à la spécialité de référence (« princeps »). Ce lancement « day-one » conditionne en effet la prise de parts de marché face aux concurrents génériqueurs. Lancement « day-one » d'un médicament générique : l'enjeu des actes préparatoires. Un tel lancement ne s'improvise pas et suppose d'avoir réalisé, en amont, tous les actes préparatoires au lancement, dont notamment l'obtention de l'autorisation de mise sur le marché (AMM), l'inscription de la spécialité au répertoire des groupes génériques, l'obtention du prix et l'admission au (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/entre-protection-innovation-incitation-lancement-des-generiques-quels-leviers,59062.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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Consultation du CSE et outils d'intelligence artificielle : ce que les juges ont décidé en 2025-2026. Par Yassine Bouaïcha, Docteur en Droit.
Consultation du CSE et outils d'intelligence artificielle : ce que les juges ont décidé en 2025-2026. Par Yassine Bouaïcha, Docteur en Droit.
En un an, quatre décisions, dont un arrêt de la cour d'appel de Paris du 21 mai 2026, ont fixé le régime de la consultation du CSE face aux outils d'intelligence artificielle : une phase pilote engagée vaut mise en œuvre, remplacer un outil qui contenait déjà de l'IA peut être une introduction de nouvelle technologie, et autoriser puis encadrer par une charte un outil adopté par les salariés, c'est l'introduire. Le critère retenu par les juges n'est pas la présence d'IA mais ses effets sur le travail. Retour sur ces décisions et sur ce qu'elles imposent aux directions avant toute consultation. Depuis février 2025, les juges des référés suspendent des déploiements d'outils intégrant de l'intelligence (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/consultation-cse-outils-intelligence-artificielle-que-les-juges-ont-decide-2025,59066.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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Bâti dégradé et copropriété : le maire peut désormais diligenter directement l'expertise structurelle. Par Brice Renaud, Expert de Justice et Fabien Grimberg.
Bâti dégradé et copropriété : le maire peut désormais diligenter directement l'expertise structurelle. Par Brice Renaud, Expert de Justice et Fabien Grimberg.
À l'aune du décret n°2026-674 du 27 juillet 2026 , aucune autorisation préalable du juge administratif n'est plus requise pour faire désigner en expert en matière de diagnostiques structurels des bâtiments collectifs à usage d'habitation. Désormais, le maire qui se substitue à un propriétaire défaillant pour faire réaliser le diagnostic structurel d'un immeuble d'habitation collectif désigne lui-même le professionnel, en lieu et place du propriétaire, et à ses frais. I. Les nouveaux pouvoirs du maire quant aux investigations structurelles des bâtiments d'habitation collectifs. Les obligations mises à la charge des propriétaires privés en matière d'habitat indigne ne sont pas une nouveauté. En effet, (...) Lire la suite > https://www.village-justice.com/articles/bati-degrade-copropriete-maire-peut-desormais-diligenter-directement-expertise,59074.html?utm_source=backend&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS_Reseaux
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