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1/2 «Un jour viendra ou il ne naîtra plus de poètes. La ville, la redoutable urbanisation de l’avenir, l’empêchera. Alors, les gouvernements garderont, dans de vastes jardins installés sur les terrasses des gratte-ciel, les malades “de la beauté et du passé” [...]»

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1/2 “Le Coup de Tête” 1960 – First version of one of Dionys Mascolo’s rare work of fiction, featuring the protagonist “Baptiste”. This version was extensively reworked by Mascolo, but only published posthumously as a novel in 2016. aphelis.net/wp-content/u...

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“But myths and symbols, in attempting to establish spiritual bonds between man and the outside world, create space for devotion and scope for reason which are destroyed by the instantaneous electrical contact” — Aby Warburg, A Lecture on Serpent Ritual, [1923] 1939 doi.org/10.11588/art...

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“All that I have written seems to me straw compared with what has now been revealed to me” “Omnia que scripsi videntur michi palee respectu eorum que vidi et revelata sunt michi” — MS Latin 3112 “Processus canonizationis s. Thomae Aquinatis, Neapoli” gallica.bnf.fr/ark:/12148/b...

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«Je m’aperçois de ceci — ce 31 décembre [19]40 — [...] que je me sens un certain 𝘮𝘰𝘪 étranger par essence à tout ce que je suis et qui ne voit aucune nécessité dans toute cette vie nécessaire qu’on lui fait vivre et qui le fait vivre.» — Paul Valéry gallica.bnf.fr/ark:/12148/b...

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”Let us imagine an individual who is what one might call scatterbrained, who has started on seventeen things but has carried none of them through to completion; who knows a bit about everything possible, but does not know anything fully...” — Kierkegaard, Papirer VIII 2 B86 lines 13-22, p. 169

Bild“Let us imagine an individual who is what one might call scatterbrained, who has started on seventeen things but has carried none of them through to completion; who knows a bit about everything possible, but does not know anything fully; who has decided upon a purpose for his life 17 times and changed it seventeen times, and by this continual bumbling―because, after all, he had also been talented originally, and had worked hectically and diligently on many occasions―he is driven to develop the ability to speak about everything possible, and most often in such a way that it was well worth hearing: in such an individual we thus have an example of the most wretched and terrible, and yet such an apparently innocent, indeed such a glittering, fraud.”BildBild

«quand vient la fin des fêtes et le moment de reprendre le travail, je suis encore enrhumée, et, surtout, brisée de fatigue. Jeune chômeur rencontré le jour de Noël ...» — Simone Weil, La condition ouvrière, 1951, p. 41 archive.org/details/weil...

BildLe mardi 4 décembre 1934, Simone Weil entrait comme «manoeuvre sur machine » dans une usine. Ce professeur agrégé voulait vivre la vie d’un ouvrier, partager sa misère et ses peines, mais éprouver aussi la solidarité, l’amitié, le dévouement.
Ce livre de Simone Weil que nous publions aujourd’hui est la somme de cette expérience, c’est-à-dire ses observations et les conclusions qu’elle en a tirées. Il se compose de son Journal d’usine et d'une série de textes, dont il se dégage une philosophie et une morale.

La condition de l’ouvrier est une des plus injustes dans le monde moderne. Non seulement il est victime d’une iniquité matérielle: travail exténuant pour un salaire relativement minime — mais encore d’une iniquité morale, à savoir le manque d’intérêt de ce travail. L’ouvrier, par le fait qu'il est cantonné indéfiniment à la fabrication d’une seule pièce ou d’un élément, est privé de la joie de la création qui serait sa seule et efficace compensation. Aux deux formes traditionnelles d’oppression de l’humanité, dit Simone Weil, oppression par les armes et par l'argent, s’en ajoute une troisième: l’oppression par la fonction. 

La Condition ouvrière n’est pas un livre écrit par un intellectuel en mal d’expériences extrêmes. C’est le cri bouleversant d’une âme qui a vécu, au niveau le plus haut de l'amour et de l’intelligence, l'injustice profonde de la condition prolétarienneBild

«Mi En-leh énumérait de nombreuses conditions nécessaires pour la révolution. Mais il ne connaissait pas de moment où l’on ne dût pas y travailler.» — Bertolt Brecht, Me Ti. Livre des retournements, tr. Bernard Lortholary, Paris: L’Arche, 1978, p. 59 archive.org/details/brec...

Bild«Mi En-leh énumérait de nombreuses conditions nécessaires pour la révolution. Mais il ne connaissait pas de moment où l’on ne dût pas y travailler.»

— Bertolt Brecht, Me Ti. Livre des retournements, tr. Bernard Lortholary, Paris: L’Arche, 1978, p. 59BildVIELE BEDINGUNGEN FÜR DEN UMSTURZ
Mi-en-leh nannte viele Bedingungen für den Umsturz. Aber er wußte keine Zeit, wo nicht an ihm zu arbeiten war.

“But before the fourth day’s rocky travelling was done, A customs man interposed his authority. ‘Please declare your valuables!’ - ‘None.’ And the boy who led the ox said: ‘A teacher, you see.’ This met the contingency.” — Bertolt Brecht, 1938, tr. Michael Hamburger, 1961

Bertolt Brecht: “Legend of the Origin of the Book Tao Te Ching on Lao Tzu's Way into Exile” (1938) in Tales From the Calendar, tr. Michael Hamburger, 1961. [Legende von der Entstehung des Buches Taoteking auf dem Weg des Laotse in die Emigration]BildBildBild

«... un ensemble de cinq textes qui méditent l'histoire et le destin de l'Université européenne. Réflexion issue d'abord d'une rébellion et remettant en cause l'horizon même de la réalité politique, syndicale et culturelle contemporaine... » — Gérard Granel, 1982 archive.org/details/gran...

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«Voyant qu’on n’a rien, on essaye de se donner, Essayant de se donner, on voit qu’on n’est rien, Voyant qu’on n’est rien, on désire devenir, Désirant devenir, on vit.» — René Daumal, mai 1943, in Jean Biès, [1967] 1973, p. 174 archive.org/details/bies...

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— Derrida, Jacques. (1987). “Chôra,” in Poikilia: Études offertes à Jean-Pierre Vernant, Paris: Éditions de l'EHESS, pp. 265-296 Première version de cet essai, reproduit dans le volume 'Khôra' publié chez Galilée en 1993. aphelis.net/wp-content/u...

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“My gaze is never vacant my eye pitchdark and full I know what I must announce and many other things as well I am an unsymbolic thing I mean what I mean you turn the magic ring in vain there is no sense to me” — Gershom Scholem to Walter Benjamin, July 15, 1921 archive.org/details/gree...

Digital facsimile of a postcard from Gershom Scholem to Walter Benjamin, with the poem “Greeting from Angelus” dated July 15, 1921Gershom Scholem, “Greetings from Angelus” to Walter Benjamin, July 15, 1921

I hang nobly on the wall
and look no one in the eye
I have been sent from heaven
an angelman am I.
Man is well within my realm
I take little interest in his case
I am protected by the Almighty
and have no need of face.
The world from which I come
is measured, deep and clear
what keeps me of a piece
is a wonder, as it here appears.
In my heart stands the town
where God sent me to dwell.
The angel who bears this sign
falls not beneath its spell.
My wing is poised to beat
but I would gladly turn home
were I to stay to the end of days
I would still be this forlorn.
My gaze is never vacant
my eye pitchdark and full
I know what I must announce
and many other things as well.
I am an unsymbolic thing
I mean what I mean
you turn the magic ring in vain
there is no sense to me.BildPaul Klee, Angelus Novus, 1920

Dionys Mascolo sur le sens du sous-titre («Entêtements») donné au livre 'À la recherche d’un communisme de pensée' (Paris: Fourbis, 1993). — «Haine de la philosophie», entrevue par Jean-Marc Turine, La Revue nouvelle, 1994, Vol. 99, No. 4, pp. 88-92 aphelis.net/wp-content/u...

BildBildExtrait de “Haine de la philosophie,” interview avec Dionys Mascolo par Jean-Marc Turine, La Revue nouvelle. 1994, Vol. 99, No. 4, pp. 88-92

«R.N. : Pour ce livre aussi vous donnez un sous-titre, «Entêtements».
D.M.: Je veux dire que ce ne sont pas des pensées de type philosophique dictées par des concepts de la logique. C'est un mélange d'intuitions, d'aperçus, d'hypothèses, tous hasardeux, incertains, qui, peu à peu, par leur permanence ou leur répétition, finissent par entrer dans la tête, finissent par vous «entêter» et par devenir l'équivalent de «pensées», mais qui à l'origine n'étaient pas des pensées, mais des humeurs, des révoltes, des dégoûts, des désirs.»

«[Spinoza] mit dans son travail de philosophe les explosifs les plus puissants de sa sagesse aussi, à chaque théorème de l’Éthique les cadres de la philosophie purement spéculative éclatent un peu plus. Entre les lignes dorment les germes de cent révolutions» — R Daumal archive.org/details/la-n...

René DaumalBildLe non-dualisme de Spinoza. Ou la dynamite philosophique, par René Daumal, La Nouvelle Revue Française Mai 1934 N° 248

“[Our time] may be called the Machine Age, not only because the men of today perhaps act & live more mechanically than anyone in the past, but also [because] not men, but machines, deal with human affairs & carry out the operations of life” — Giacomo Leopardi, Operette morali, 1824

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1/2 «Je maintiens que les grands hommes de tous les temps [...] doivent nous servir de collaborateurs vivants, et cela surtout tant que les contemporains prétendument vivants ne sont pas à la hauteur [...] Pour moi, les morts vivent, de même qu’à mes yeux un très grand nombre de vivants sont morts.»

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“[The university] admits no future beyond deadlines and student debt, and it harbors no expectations beyond the acquisition of the codes, keys, and cosmetics for entering and exiting the hegemonic market.” — Willy Thayer, The Non-Modern Crisis of the Modern University, 2025, p. 35

Faculties of the Future