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Premier magazine francophone en ligne sur la Musique de film. Merci d'aimer la page ! retrouvez chaque contenu publié ici sur Cinezik.fr .

.[Cannes 2026 • Semaine de la Critique] • En salles le 1er juillet 2026. / Interview B.O : ROB, pour son premier film d’animation (IN WAVES de Phuong Mai Nguyen), « La musique est là pour ce qui nous dépasse ». • #Cannes2026 @robtour #SDLC2026 @semainecannes #musiquedefilm •

Rob ("Papicha", "Maniac") signe (avec Oklou) la musique du drame d'animation français de Phuong Mai Nguyen, IN WAVES (présenté en Ouverture de la Semaine de la Critique à Cannes, en salles le 1er juillet 2026) qui relate à Los Angeles la rencontre entre AJ (Rio Vega), lycéen discret passionné de skateboard et de dessin, et Kristen (Lyna Khoudri), une jeune surfeuse solaire, dont l'histoire d'amour fusionnelle se transforme en un combat courageux contre la maladie. Pour ce premier long-métrage, la partition composée à quatre mains fait dialoguer la voix intime d'Oklou avec les orchestrations amples de Rob, mêlant pop éthérée et nappes électroniques pour épouser le mouvement des vagues et les émotions des personnages. Entre textures électroniques éthérées, nappes synthétiques oniriques et orchestrations acoustiques épurées (incluant la flûte), la partition déploie une architecture sonore de la résilience, évoquant la fluidité de l'océan et la fragilité des sentiments. La partition oscille entre ampleur spectaculaire (et l'emploi de chœurs) et dépouillement fragile (piano grave et tactile) pour épouser les mouvements intérieurs du récit, de la joie solaire des débuts à l'angoisse de la mort, avec le parti pris de la limpidité pour porter un sentiment amoureux indéfectible.

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Palmarès des Prix U2C 2026 : la création musicale pour l’image à l'honneur à la Cinémathèque Française • @u2c.fr @Laet_PG @jonnygreenwoo.d @clemenceducreux • #musiquedefilm • •

L'Union des Compositrices et Compositeurs de musique pour l'image (U2C) organise la cérémonie de remise des PRIX U2C de la Musique à l'Image à la Cinémathèque Française. Le programme de la soirée s'articule autour de la distinction des professionnels à travers douze catégories variées. Celles-ci couvrent un large spectre de la création musicale pour l'image, allant du long métrage de fiction et d'animation au court métrage, en passant par les unitaires TV, les séries, les documentaires, la publicité et la mise en lumière des jeunes talents. Des prix spéciaux, tels que celui du Tandem Compositeur/Réalisateur, un Hommage et un Coup de Cœur, sont également décernés lors de cette soirée animée par Vincent Perrot. Didier Riey et Alain Bernard prennent part à la cérémonie avec des prestations musicales en direct. La majorité des professionnels nommés pour leurs créations de l'année 2025 sont présents dans la salle. Le jury d'experts est composé de journalistes, auteurs et professionnels du secteur : Vincent Perrot, Thierry Jousse, Sophie Loubière, Olivier Desbrosses, Benoît Basirico, l'agente Marie Sabbah, ainsi que Mariène Giacomotto, Alex Jaffray, François Hanss et Fabrice Masera. Voici les lauréats.

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.[Cannes 2026] • En salles le 17 juin 2026. / Interview B.O : Laetitia Masson (ULYSSE), « L’âme du film devait être le piano de ce père absent. » • #Cannes2026 #musiquedefilm •

Laetitia Masson relate dans ULYSSE (présenté en clôture d'Un Certain Regard à Cannes, et en salles le 17 juin 2026), l'épopée humaine d'une mère dévouée, Alice (Élodie Bouchez), s'obstinant pour que son fils handicapé, Ulysse (Alphonse Masson, le propre fils de la cinéaste), puisse intégrer la société et assouvir son rêve de devenir chef cuisinier, tandis que le père (Stanislas Merhar), pianiste de métier et souvent absent, incarne par son art une quête d'excellence qui infuse chez l'enfant. Musicalement, le choix du piano solo du père évoque la discipline et une forme de réussite qui plane sur le foyer à travers une sélection d'œuvres classiques (Frédéric Chopin, Franz Liszt), apportant une dimension intemporelle et élégante au sujet du handicap, tout en évoquant le cinéma burlesque ("Le Kid") où le piano accompagne le duo mère-fils sans verser dans le pathos. La scène qui met en parallèle le père pianiste en concert au sommet de sa gloire et le premier job du fils avec un plateau vascillant tisse par la musique le lien paternel. Sans cynisme, le ton comme la mise en scène s'éloignent du naturalisme pour instaurer un imaginaire idyllique, fait de tendresse et de grâce, en contrepoint des institutions froides et inadaptées. On y entend par ailleurs un répertoire classique dense traversant les époques baroque, classique et romantique avec des piliers tels que Beethoven ("Sonata No. 26"), Chopin ("Sonata No. 2") et Schubert, côtoyant les sonorités mécaniques de l'orgue de barbarie de Nicolas Dambroise et le standard soul magistral de Nina Simone ("Feeling Good") pour le final.

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