Karine M. Donelle

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Reine du daydreaming, Lady cinéphile, Lectrice impénitente, Autrice poids plume et Mère des éléphants. Ma devise : litté, ciné, élés. Et café. 🔗 https://karinemdonelle.wordpress.com/blog/

De la chanson de Dalida qui évoque "les soirées d’angoisse et les matins merveilleux" Avril Besson préfère retenir la seconde partie et signe une chronique douce-amère qui parle autant de deuil et de rendez-vous manqués que de belles rencontres et de possibles lendemains. Un premier film charmant.

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Excellent effet secondaire du succès de L’Odyssée c’est que le film de Nolan donne envie à plein de gens de lire Homère. Les livres se vendent comme des petits pains, et quand je compare mon exemplaire avec l’édition récente (même traduction) je regrette presque de l’avoir déjà

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Beaucoup aimé Sortie parc, gare d'Ueno de Yū Miri, roman différent par rapport à la masse de livres feel good mélancoliques qui nous viennent du Japon. Ici, le portrait d’un travailleur pauvre que la vie a durement frappé et qui a fini SDF. Récit juste, dur mais pas misérabiliste.

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Je déteste devoir l’admettre mais I Want Your Sex est une déception. J’adore le style de Gregg Araki, j’adore son humour, le casting est irréprochable (en bonus super caméo de Roxane Mesquida), mais c’est la 1ère fois qu’Araki parle non pas à mais de la jeunesse, et il le fait…

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Vu Punishment Park (1970). Quel choc. Peter Watkins mêle le survival et le réalisme de la forme documentaire pour ériger un brûlot sur la politique fascisante de Nixon, la société us fracturée et la complaisance des médias qui, et ça c’est vraiment terrifiant, tend un miroir à notre époque.

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Mon amie de plume de Yiyun Li rappelle effectivement L’Amie prodigieuse mais son récit beaucoup plus intimiste que la saga de Ferrante est, hélas, aussi plus superficiel. J’avoue que le style simple et la structure sur-chapitrée (pour faciliter la lecture ?) ne m’ont pas convaincue.

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Les 3 heures de L'Odyssée passent vite. Autre bon point, Nolan confère une intériorité au périple d’Ulysse, livrant une nouvelle réflexion sur la figure du héros et la façon dont les récits les construisent. Mais c’est quand même empesé et les scènes d’action sont de la bouillie.

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Vu et adoré L'Homme qui voulait savoir (1988) de George Sluizer, thriller horrifique aussi réaliste que machiavélique qui orchestre la danse macabre entre un Orphée consumé par son obsession et un sociopathe. Excellent scénario qui tient captif jusqu’au final glaçant. Terrifiant.

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Revu Kwaïdan au cinéma. Quelle splendeur. Les décors, les couleurs, les cadrages, tout est somptueux. Et au-delà de cette démonstration de magnificence, le film réserve toujours de grands moments de frissons et d’émotion. Masaki Kobayashi était vraiment un immense cinéaste.

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Karine M. Donelle@karinemdonelle.bsky.social · 5mo ago

Normalement je vais bientôt revoir Kwaidan de Masaki Kobayashi au CINÉMA. J’ai trop hâte. C’est l’un des plus grands et des plus beaux films de l’histoire du cinéma. Rien que pour les décors peints c’est un must-see. Sur grand écran, son pouvoir de fascination ne peut qu’être décuplé.

Il faut vraiment que j’aime Laure Calamy pour m’être infligé Iris et les hommes jusqu’à la fin. Comment Caroline Vignal a pu commettre ce désastreux navet où absolument rien ne fonctionne après le miracle de drôlerie qu’est Antoinette dans les Cévennes est un mystère insoluble.

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Revu Le Lézard noir (1968) de Kinji Fukasaku avec feu Akihiro Miwa, film noir queer basé sur une pièce de Mishima (qui fait une apparition dans le film) elle-même tirée d’un roman d’Edogawa Ranpo. Délicieusement pop, fabuleusement camp et même touchant avec son histoire d’amour.

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Adieu à l’artiste Akihiro Miwa, icône LGBTQ+ au Japon, star de cabaret, de théâtre et de cinéma, notamment connue pour le Lézard noir (1968) et pour avoir prêté sa voix à la divinité louve Moro dans Princesse Mononoké et à la sorcière des Landes du Château ambulant de Miyazaki.

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Canicule. Chaleur. Impression de ne penser qu’à ça, de ne parler que de ça. Quitte à radoter, autant le faire sur quelque chose que j’aime. J’ai donc revu Resurrection de Bi Gan. J’aime tout le film mais j’ai quand même des chapitres favoris. Mon classement : 1 5 4 & 2 ex æquo 3

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Avec cette canicule on en oublierait presque que c’est le mois des fiertés et que c’est l’occasion de mettre en lumière des oeuvres LGBTQ+ comme Desert Hearts (1985) de Donna Deitch. Une histoire d’amour entre deux femmes dans les années 50 pour un film romantique, sensuel et lumineux.

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Vu 2 raretés de Kaneto Shindō ⬇️ Adapté de Tanizaki, Sanka (1972) explore la relation de dévotion et de co-dépendance entre une musicienne géniale aveugle et son serviteur. Surprenant car déjoue les dynamiques clichées, et Shindō apporte des touches surréalistes.

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Je voulais voir The Furious pour la baston, j’ai vu une pluie de scènes de baston impeccablement chorégraphiées et mises en scènes. Pour le reste… Autant ne pas s’embêter à faire semblant de vouloir raconter une histoire si c’est pour se contenter d’une écriture aussi nulle.

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