Lila 🦝 Gaius
@lila-gaius.bsky.social
SNAFU girl, désultoire & delulu. Amatrice de thé, de cinéma asiatique et de roguelites. Parle trop vite en podcast, rend ses textes à la dernière minute, raconte Martyrs à sa psy. Jack of all trades, master of some. Assigned tired at birth.
🩰 Je ne suis pas sûre d'avoir compris tout ce que voulait faire Débandade, car son melting-pot d'idées semblait parfois manquer de cohésion, mais il donnait lieu en tout cas à des séquences drôles et réjouissantes. Déconstruire la masculinité par le biais de la danse, il y a là presque une évidence.
Hâte du prochain roman de Liu Cixin, Le Problème du canapé mobile 👌
Et vous, combien de personnes sont sorties de la salle pendant votre séance de Magellan ? Je lance les enchères à 28 !
📚 Le Moyen-Âge fantasmé de Garçon au coq noir est crade, glauque et désespéré, mais non dénué d'humour et de poésie à travers les yeux de son jeune héros. Stefanie vor Schulte signe là un roman d'apprentissage un brin toqué, dont la noirceur est allégée par une malicieuse note de fantastique.
🎭 Avec Au nom du ciel, Yuval Rozman prend le parti aussi original que malin d'aborder la mort de Iyad Al-Hallaq, abattu par la police israélienne, à travers les yeux d'oiseaux. Dans cette comédie noire, on regrette l'écriture assez lourde du bulbul et de la drara, mais le martinet noir est génial !
🎪🩰 Jusqu'à ce qu'on meure, c'est un spectacle sous la forme d'une grande célébration qui a cela de puissant qu'elle se déroule au milieu du public. Brigitte Poupart hybride les disciplines dans un feu d'artifice mêlant musique, danse, cirque et théâtre pour faire vivre une expérience hors du commun.
🎭 Putain que c'était bien ! Makbeth par le Munstrum Théâtre, c'est tout ce que j'attends du spectacle : de l'audace, du grotesque, du tragique, de la poésie, de la dérision, une réappropriation d'un classique avec un jusqu'au-boutisme forcené. Et les costumes ! La lumière ! Les effets pratiques ! 🔥
🎭 Il y a un aspect autotélique dans le nombre de scènes de masturbation que comporte Pétrole de Creuzevault. C'est souvent boursouflé et parfois vain, mais l'un dans l'autre une vigueur stimulante traverse la pièce, où l'on reconnaît les obsessions de Pasolini. Surtout, les comédiens sont brillants.
🎵 Dans Macrocosms, Ikeda Ryoji s'empare avec radicalité des instruments acoustiques pour en tirer une expression nouvelle. On en retient surtout la pièce 100 cymbals qui incarne toute la puissance du minimalisme : la cymbale semble y devenir une matière qu'il caresse et modèle jusqu'à la transe.
🎭 L'interprétation faussement ingénue de Suzanne de Baecque traduit l'insidieuse violence de Mémoire de fille d'Annie Ernaux : vouloir se croire l'héroïne d'une histoire d'amour sans pouvoir accepter n'avoir été que l'objet d'une histoire d'assouvissement, rongée par l'espoir cruel d'une réparation.
Je crois bien, les amis, que c'est la fin d'une ère : le Théâtre du Rond-point est en train de supplanter le Forum des Images dans mon cœur...
🪄🩰 Je ne m'attendais pas à autant d'émotion dans une telle épure, mais la Cie 14:20 parvient, avec Le Corps, à donner des frissons par la seule grâce d'une danse un peu trop légère pour être vraie. La fluidité et la délicatesse avec laquelle la magie vient sublimer la chorégraphie laisse sans voix.
Ce sera une année sans PIFFF et sans Kinotayo, car j'en ai un peu marre d'être chaque fois déçue par une séance sur deux... J'en ai fini avec ma phase "exploratoire" où j'assumais la prise de risque d'aller voir tout et n'imp', et vais me recentrer sur des événements à la programmation plus solide.
🎭 C'était drôle et frais, Polar(e), peut-être un poil trop méta pour son propre bien dans sa dernière partie qui s'éparpille un peu, mais ça fait du bien de rire ! Et c'est aussi un plaisir de voir Céline Fuhrer sur scène. Pas incontournable, mais vraiment plaisant pour une soirée toute en légèreté.
Est-ce que maintenant mon corps va craquer comme ça jusqu'à la fin de ma vie ?
Pour couronner la journée j'ai appris que j'étais annoncée comme intervenante sur un panel une fois ledit panel terminé 👌
J'ai acheté des places pour trois spectacles le temps du speech d'un intervenant que je connaissais déjà, retirez-moi ma carte bancaire...
OUI J'AI ENCORE ACHETÉ DES PLACES DE THÉÂTRE LAISSEZ-MOI TRANQUILLE
Devinez qui est partie en déplacement pro à Bruxelles en oubliant son portefeuille ? 🤡
🪄 Vers les métamorphoses d'Étienne Saglio esquisse des visions grandioses et fragiles, un autre monde qu'on apercevrait à la dérobée, qui se devinerait dans des volutes de fumée avant de se dissoudre en nous laissant nous demander si nous avons tout rêvé. Un élan poétique d'une grande puissance.
📚 L'exercice conceptuel auquel se livre Italo Calvino dans Les villes invisibles touche parfois à la philosophie, parfois à la poésie, souvent au jeu. Si cette encyclopédie de villes imaginaires sait par moments émouvoir ou faire sourire, elle reste inégale, semblant quelquefois tourner à vide.
🎭 Quelle déception que Une mouette par la Comédie Française ! Autant j'avais adoré Platonov vu par Cyril Teste et Les Trois Sœurs par Rebekka Kricheldorf, autant cette réécriture de Tchekhov par Elsa Granat était lourde, grossière, tournant en ridicule ses personnages sans la moindre subtilité.
Recroiser des potes d'il y a 15 ans, mood "ah oui je me rappelle, la dernière fois qu'on s'est vus t'as bu de la tequila dans mon nombril !" 😶