EntomoNews

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Curation de contenu en entomologie liée à la plateforme Scoopit ➡️ https://www.scoop.it/u/bernadette-cassel #arthropods #science #biology #ecology #biodiversity #education #nature #environment #edusky #insects 📸 Haute-Loire (France)

Les antennes ne seraient pas le seul organe olfactif du sphinx du tabac. Ce papillon de nuit possèderait des soies poreuses sur ses ailes capables de détecter l'odeur de certaines plantes.

Le papillon de nuit cacherait un sens de l'odorat dans ses ailes pour trouver ses plantes préférées

Découvrez comment des poils olfactifs sur les ailes d'un papillon de nuit lui permettraient de sentir ses plantes de ponte   Auriane Polge Publié le 31 Juil 2026 à 23H00       Noses on the wing: the olfactory capacity of hawkmoth wings | Journal of Experimental Biology, 27.07.2026 https://journals.biologists.com/jeb/article/229/14/jeb252047/372157/Noses-on-the-wing-the-olfactory-capacity-of   image : Sensilla on the wing margins of Manduca sexta. (A) A female M. sexta. Red lines mark regions along the wing margins where sensory scales and sensory bristles were found. (B) Light microscopy image of the margin of a female forewing. Arrows, sensory bristle. Asterisks, sensory scale. (C) Left: scanning electron microscopy (SEM) image of a sensory scale (asterisk). Right: enlarged view of the tip. (D–G) SEM images of sensory bristles on the forewing and hindwing margins of a female (D,E) and a male (F,G). Left: sensory bristles (arrows). S, socket. Right: enlarged view of bristle tips (filled arrowheads, subapical pores; open arrowheads, pores).   ------ Max Planck Institute for Chemical Ecology   Hawk moths have a second nose for evaluating flowers - Max Planck Neuroscience, 27.07.2026 https://maxplanckneuroscience.org/hawk-moths-have-a-second-nose-for-evaluating-flowers/  

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Les illustrations scientifiques reposent sur des données et des preuves. Elles sont précises, vérifiables et attribuables, allient savoir-faire artistique, expertise et jugement humain. Sans elles, comment aurions-nous visualisé le monde perdu des dinosaures, ou "vu" notre place dans l’univers ?

Cette semaine, Nature célèbre l’art de l’illustration scientifique

This week Nature celebrates the craft of scientific illustration, the ultimate anti-slop.   ------ Traduction   Cette semaine, Nature célèbre l’art de l’illustration scientifique, l’ultime anti-déglutition. Les illustrations scientifiques peuvent sembler belles et impressionnantes, mais ce qui les rend finalement « scientifiques », c’est qu’elles reposent sur des données et des preuves. Ils sont précis, vérifiables et attribuables, alliant savoir-faire artistique à un savoir-faire expert et au jugement humain. Sans eux, comment visualiserions-nous le monde perdu des dinosaures, ou « verrions-nous » notre place dans l’univers ? L’image de couverture, réalisée par le Richard Tibbitts de Nature (célèbre pour Gray’s Anatomy), capture le parcours créatif essentiel, montrant les étapes d’un processus de conception durable : observation rapprochée, collecte de données et rendu par l’expert. Elle reflète les qualités qui ont fait de l’illustration scientifique un outil essentiel pour la découverte et la communication depuis des siècles. En fait, Nature elle-même a été initialement lancée sous le nom de « A Weekly **Illustrated**Journal of Science » en 1869. Le contenu visuel a longtemps été au cœur de la manière dont nous apprenons de nouvelles idées – un point bien souligné dans notre éditorial accompagnant examinant le rôle des couvertures de Nature et leur évolution au fil des années pour raconter l’histoire de la recherche (lien dans les commentaires ci-dessous). Le numéro comprend également une conversation captivante et très visuelle avec cinq illustrateurs scientifiques prolifiques, examinant l’effet potentiel de l’intelligence artificielle sur cette aide cruciale à la compréhension. Nous découvrons leur pratique, les idées reçues courantes sur le domaine, et explorons les limites de l’IA (lien dans les commentaires ci-dessous).

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Il s'agit d'éclairer là où nous en avons besoin, quand nous en avons besoin, avec l’intensité nécessaire, et pas plus. Telles sont les recommandations à suivre pour prévenir la pollution lumineuse ou, lorsque cela n’est pas possible, pour la réduire au minimum.

Cinq principes pour un éclairage extérieur responsable

Too often, outdoor electric lighting installations at night are overlit, left on when not needed, and harmful to the environment. As a result, light pollution is a growing global issue that can…   Five Principles for Responsible Outdoor Lighting   ------ traduction   Éclairez là où vous en avez besoin, quand vous en avez besoin, avec l’intensité nécessaire, et pas plus. Si la lumière est jugée utile et nécessaire, suivez ces recommandations pour prévenir la pollution lumineuse ou, lorsque cela n’est pas possible, pour la réduire au minimum.   Un éclairage extérieur responsable est :   1. Utile N’utilisez la lumière que si elle est nécessaire Toute lumière doit avoir un objectif clair. Réfléchissez à l’impact que l’utilisation de la lumière aura sur la zone, y compris sur la faune et ses habitats.   2. Ciblé Orientez la lumière de manière à ce qu’elle n’éclaire que là où c’est nécessaire Utilisez des écrans et un orientateur pour diriger le faisceau lumineux vers le bas et éviter qu’il ne se propage au-delà de la zone souhaitée.   3. De faible intensité La lumière ne doit pas être plus vive que nécessaire Utilisez le niveau d’éclairage le plus bas possible. Tenez compte des caractéristiques des surfaces, car certaines peuvent réfléchir davantage de lumière vers le ciel nocturne que prévu.   4. Contrôlé N’utilisez l’éclairage que lorsque cela est nécessaire Utilisez des dispositifs de contrôle tels que des minuteries ou des détecteurs de mouvement pour vous assurer que la lumière est disponible quand on en a besoin, atténuée lorsque cela est possible, et éteinte lorsqu’elle n’est pas nécessaire.   5. Couleurs chaudes Utilisez des lumières aux couleurs chaudes dans la mesure du possible Limitez la quantité de lumière à courte longueur d’onde (bleu-violet) au strict minimum nécessaire.   Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

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Parmi les nombreuses affections pouvant résulter d'une piqûre de tique, une allergie sévère à la viande rouge et aux autres produits contenant des sucres alpha-gal est de plus en plus fréquente, mais reste mal comprise, même par les professionnels de santé.

Alpha-Gal : Le sucre que les humains ont perdu et l'allergie qui nous a retrouvés

A new review details the current state of scientific knowledge on alpha-gal syndrome, a severe allergy to red meat and other products containing alpha-gal sugars. Par Melissa Mayer, 23.04.2026   image : Parmi les nombreuses affections pouvant résulter d'une piqûre de tique, une allergie sévère à la viande rouge et aux autres produits contenant des sucres alpha-gal est de plus en plus fréquente, mais reste mal comprise, même par les professionnels de santé. Une nouvelle étude détaille l'état actuel des connaissances scientifiques sur le syndrome alpha-gal. La tique étoilée (Amblyomma americanum), illustrée ici, est la plus souvent associée à ce syndrome, mais des cas sont en réalité recensés sur tous les continents, à l'exception de l'Antarctique, et ne sont pas tous liés à cette tique. L'étude répertorie au moins 12 espèces de tiques associées au syndrome alpha-gal dans le monde entier. La plupart appartiennent à deux genres : Amblyomma et Ixodes . (Photo : Lauren Bishop, CDC Public Health Image Library)   Tick to table: a scoping review on the global impact of alpha-gal syndrome | Journal of Medical Entomology, 24.03.2026 https://academic.oup.com/jme/article-abstract/63/2/tjag040/8540013  

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Fantastiques insectes ! – Une immersion au cœur du Peuple de l’herbe – Office pour les insectes et leur environnement

Fantastiques insectes ! – Une immersion au cœur du Peuple de l’herbe – Office pour les insectes et leur environnement

À travers de superbes photographies en grand format, cette exposition en plein air invite petits et grands à découvrir la beauté, la diversité et les comportements fascinants des insectes. Une occasion unique de plonger dans l’univers du « Peuple de l’herbe » et d’observer, à hauteur d’insecte, un monde souvent méconnu.   Du 27 juin au 31 août 2026, la Maison du Parc du Vexin français à Théméricourt accueille l’exposition « Fantastiques insectes ! » du photographe et conteur-poète Joël Tribhout.   En complément de l’exposition, Joël Tribhout proposera plusieurs balades et déambulations poétiques mêlant macrophotographie, observation de la nature et poésie : 9 août 2026 de 16h à 17h 23 août 2026 de 16h à 17h   L’exposition est accessible gratuitement aux horaires d’ouverture du domaine et un livret-jeu permettra aux plus jeunes de partir à la découverte des insectes en s’amusant.   Maison du Parc naturel régional du Vexin français – Théméricourt (95) Du 27 juin au 31 août 2026   Accès gratuit (balades sur réservation) Une belle sortie estivale pour changer de regard sur ces petites créatures extraordinaires qui peuplent nos jardins et nos campagnes !   Détails de l’évènement (infos, inscriptions, etc)

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Jo Nagai avait huit ans lorsqu’il remarqua quelque chose d’étrange. Ses papillons "porte-queues" élevés par ses soins semblaient le reconnaître, ce qui n'était pas le cas des papillons sauvages. Il a voulu savoir pourquoi.

Second-Grader Discovers Inherited Memories in Butterflies | VE Adamu posted on the topic

Jo Nagai was eight years old when he noticed something strange. His hand-raised swallowtail butterflies seemed to recognise him. Wild ones didn't. He wanted to know why.   VE Adamu, il y a 2 j   ------ ndé d'après la traduction   Jo Nagai avait huit ans lorsqu’il remarqua quelque chose d’étrange. Ses papillons "porte-queues" élevés par ses soins semblaient le reconnaître, ce qui n'était pas le cas des sauvages. Il a voulu savoir pourquoi. Il a donc écrit à une entomologiste de l’université de Georgetown, qui lui répondit. Ce qui a suivi fut l’une des collaborations scientifiques les plus remarquables de mémoire récente – entre un élève de CE1 à Kobe, au Japon, et la Dre Martha Weiss, qui avait déjà prouvé que les papillons de nuit peuvent conserver la mémoire par la décomposition cellulaire complète de la métamorphose. Jo a proposé de reproduire son étude sur les papillons. À l’aide d’un équipement qu’il avait lui-même conçu, il entraînait les chenilles à associer une légère vibration à l’odeur de lavande. Puis il attendit la métamorphose — le processus qui démonte et reconstruit complètement le cerveau d’un insecte à partir de rien. Lorsque les papillons adultes sont apparus, 70 % ont encore évité l’odeur de lavande. Leurs souvenirs avaient survécu à un processus qui aurait dû les effacer entièrement. Puis vint la découverte à laquelle personne ne s’attendait. Lorsque Jo élevait ces papillons, leur progéniture — qui n’avait jamais ressenti la vibration — évitait aussi la lavande. La génération suivante aussi. Une mémoire apprise avait été transmise biologiquement, sans expérience directe, à travers deux générations. Jo a tout documenté dans un document de 33 pages. Il l’a présenté au Congrès international d’entomologie à l’âge de dix ans, aux côtés du Dr Weiss. Les implications vont bien au-delà des papillons. Si les expériences apprises peuvent être codées et héritées, cela change notre façon de penser la génétique, la mémoire, le traumatisme, et ce que les parents transmettent à leurs enfants sans jamais le vouloir.   ------ ndé   [Fact-check] ✅ Etude scientifique menée par Jo Nagai, 10 ans, sur les papillons. Sciences Fact-check publié le 17/07/2026 https://cestvraica.com/debunk/etude-scientifique-menee-par-jo-nagai-10-ans-sur-les-papillons   via C'est vrai ça ? (Un regroupement de citoyens pour lutter contre les fake news sur LinkedIn)  

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Du soin aux larves à la quête de nourriture, du nettoyage de la fourmilière à la protection de l’entrée, qui fait quoi ? Comment ces rôles se répartissent-ils, comment évoluent-ils chez chaque individu ?

La division du travail chez les fourmis livre ses secrets

Une équipe américaine a montré comment, au cours du temps, l’évolution de deux neuropeptides dans le cerveau des insectes transforme les « nourrices » en « fourragères ». Par Nathaniel Herzberg Publié le 19 juillet 2026 à 05h30, modifié le 19 juillet 2026 à 21h22 "La société des fourmis nous fascine. Son organisation, sa précision, son intelligence collective. L’une des questions les plus intrigantes est la division du travail dans le nid. Du soin aux larves à la quête de nourriture, du nettoyage de la fourmilière à la protection de l’entrée, qui fait quoi ? Comment ces rôles se répartissent-ils, comment évoluent-ils chez chaque individu ?   Un article publié le 8 juillet dans la revue Nature éclaire les origines moléculaires de cette distribution, tandis qu’une autre étude, parue dans les Comptes-rendus de l’Académie des sciences américaine (PNAS), dévoile une conséquence inattendue de la transition entre les deux principales fonctions : les « nourrices » et les « fourragères »." (...)   Social and spatial affinity drive wound care in ants | PNAS, 01.07.2026 https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2614400123   Ancient feeding-related neuropeptides regulate alloparenting in ants | Nature, 08/07/2026 https://www.nature.com/articles/s41586-026-10747-6   image : Des ouvrières de fourmis clonales transportant des larves. Les fourmis sont marquées individuellement à l’aide de combinaisons uniques de points de couleur afin de permettre le suivi de leur comportement. LABORATORY OF SOCIAL EVOLUTION AND BEHAVIOR/ROCKEFELLER UNIVERSITY

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... dont une bourse pour comprendre le programme d’infection du virus Chikungunya reposant sur quatre protéines afin d’identifier des mécanismes permettant de bloquer l’infection.

🌟 Quatre scientifiques rejoignent la page « Succès d’Inserm » et sont distingués par de prestigieux prix et financements internationaux

Toute l'année, les chercheuses et chercheurs de l’Inserm, ou affiliés à l'Institut, sont récompensés pour l’excellence de leurs travaux par des prix scientifiques et des financements obtenus lors d'appels à projets d'envergure. Découvrez les récipiendaires de ces distinctions. Anne Dejean et Hugues de Thé reçoivent le prestigieux Shaw Prize pour leurs découvertes majeures sur les bases moléculaires de la leucémie aiguë promyélocytaire et le développement d’une thérapie ciblée. Guillaume Canaud reçoit la Mendel Medal de la European Society of Human Genetics pour ses recherches sur les mécanismes génétiques des syndromes de surcroissance et des malformations vasculaires complexes. Juan Reguera Vidaechea obtient une prestigieuse bourse ERC Advanced Grant 2025 pour décrypter le programme d’infection du virus Chikungunya afin de bloquer sa propagation. 👏 Félicitations à ces quatre lauréats et à leurs équipes, dont les travaux, l’exigence et l’engagement font progresser la connaissance et rayonner la recherche biomédicale ! 👉 https://lnkd.in/ej4zFP-n #Inserm #LaSciencePourLaSanté #Recherche #Innovation #Santé   Succès d’Inserm – Inserm pro https://pro.inserm.fr/succes-dinserm   ERC Advanced Grant 2025 Juan Javier Reguera Vidaechea Architecture et fonction des macromolécules biologiques (U7257) Comprendre le programme d’infection du virus Chikungunya reposant sur quatre protéines afin d’identifier des mécanismes permettant de bloquer l’infection.  

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Alors que les abeilles et les papillons de jour attirent le plus l’attention, les papillons de nuit, coléoptères et autres pollinisateurs nocturnes travaillent toute la nuit pour soutenir la biodiversité et la santé des écosystèmes. Protéger l’obscurité naturelle, c'est aider les pollinisateurs !

La pollinisation ne s’arrête pas quand le soleil se couche

Pollination doesn’t stop when the sun goes down. While bees and butterflies get most of the attention, moths, bats, beetles, and other nocturnal pollinators work through the night to support healthy ecosystems and biodiversity. Yet artificial light at night can disrupt their ability to navigate, feed, and pollinate. This National Pollinator Week, discover simple ways to support the night shift—from using responsible outdoor lighting to creating pollinator-friendly gardens that thrive after dark. Learn how protecting natural darkness helps pollinators, wildlife, and ecosystems flourish. Read the full blog post: https://bit.ly/4w4ZIuh   Protecting Nocturnal Pollinators from Artificial Light | DarkSky posted on the topic   ------ traduction Alors que les abeilles et les papillons attirent la majeure partie de l’attention, les papillons de nuit, chauves-souris, coléoptères et autres pollinisateurs nocturnes travaillent toute la nuit pour soutenir des écosystèmes sains et une biodiversité. Pourtant, la lumière artificielle la nuit peut perturber leur capacité à se déplacer, à se nourrir et à polliniser. Lors de cette Semaine nationale des pollinisateurs, découvrez des moyens simples de soutenir le service de nuit — de l’utilisation d’un éclairage extérieur responsable à la création de jardins adaptés aux pollinisateurs qui prospèrent après la tombée de la nuit. Découvrez comment protéger l’obscurité naturelle aide les pollinisateurs, la faune et les écosystèmes à prospérer. Lisez l’article complet du blog : https://bit.ly/4w4ZIuh

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"La disparition du vivant nous coûte déjà très cher." Et "si les politiques n’en font pas une priorité, c'est d'abord parce que les citoyens le permettent."

Marc-André Selosse : « La dégradation de l'environnement a déjà effacé vingt points de PIB à l'échelle mondiale »

Biologiste au verbe précis et à la pédagogie redoutable, Marc-André Selosse ne fait pas dans la nuance quand il s'agit de biodiversité. Dans son dernier essai, De la biodiversité comme un humanisme (Seuil,…   Publié le : 09/07/2026 - 07:01 Modifié le : 09/07/2026 - 08:34   "... chaque euro investi dans la transition écologique en économise trois à terme. Si nous ne faisons rien, c'est 11,2 points de PIB de moins en France d'ici 2050. Et des économistes américains viennent de montrer que la dégradation de l'environnement depuis les années 1980 a déjà effacé vingt points de PIB à l'échelle mondiale. Vingt points que personne n'a vus disparaître ! C'est une histoire de fric, c'est tout. Par exemple dans le Centre-Est de la France, en Bourgogne, les producteurs de cassis doivent désormais élever eux-mêmes des osmies, des insectes pollinisateurs, parce que les populations d'insectes sauvages ont chuté de 98% en quarante ans dans cette région. Nous arrivons à remonter la production, mais à un coût plus élevé. Nous posons des rustines parce qu'on n'a plus les services que rendait gratuitement la biodiversité." (...)   "... là où c'est vraiment inquiétant, c'est la perte de diversité génétique. Quand les effectifs diminuent (et ils diminuent : 80% des insectes ont disparu en trente ans en Europe, 30% des oiseaux en quinze ans, 70% des vertébrés en cinquante ans à l'échelle globale) nous amputons les espèces de leur capacité d'adaptation. C'est dans cette diversité génétique que se cachent les individus potentiellement capables de survivre après un nouveau pesticide, après un degré de plus au thermomètre, après les microplastiques. En la détruisant, nous fragilisons le vivant en profondeur. Et le processus s'emballe déjà 100 000 fois plus vite que dans les extinctions précédentes.     Vous donnez un exemple frappant du lien entre la biodiversité et la santé humaine : la maladie de Lyme.   Oui et il renverse l'intuition. Les populations humaines sont moins touchées par la maladie de Lyme là où la diversité des mammifères est plus grande.   Le mécanisme est le suivant : les tiques transmettent la bactérie Borrelia responsable de Lyme uniquement si elles ont préalablement piqué un rongeur contaminé. Moins il y a d'espèces de mammifères (signe de dégradation de l'environnement) plus les rongeurs prolifèrent. La probabilité que la tique qui vous mord ait d'abord piqué un rongeur contaminé augmente mécaniquement. La présence d'écureuils diminue de 60% le taux de contamination : les rongeurs contaminants se diluent dans la masse. Les exemples de ce type sont légion. Dans les comtés américains où les chauves-souris ont disparu, les agriculteurs utilisent 31% d'insecticides en plus. Résultat : la mortalité infantile y a augmenté de 8%, par malformations à la naissance et cancers juvéniles liés aux pesticides. Quand la biodiversité s'efface, c'est la santé qui s'efface avec elle." (...)   image : Un bourdon, insecte pollinisateur, passe d'un coquelicot à un autre, dans un champ devant Francfort (Allemagne), en mai 2024. AP - Michael Probst

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"Il existe un large consensus pour dire que l’agroécologie est l’un des leviers d’adaptation de l’agriculture au réchauffement. Or, non seulement l’agriculture biologique n’a pas augmenté ces dernières années, mais la France a perdu des surfaces conduites en agriculture biologique."

« Nous sommes coincés dans une dystopie climatique, un scénario de comédie noire, où le grotesque le dispute à la farce orwellienne »

CHRONIQUE. Alors que les canicules se succèdent, le débat public ne relève souvent que du simple affichage. Les décisions récentes de l’exécutif – fonds vert amputé, passoires thermiques remises sur le marché… – témoignent du déni qui règne dans une large partie du monde politique, estime Stéphane Foucart, journaliste au service Planète, dans sa chronique.   Publié hier à 05h00   Extrait :   On le voit : avec le réchauffement, la qualité de l’habitat et l’aménagement urbain deviennent cruciaux. Du 22 au 28 juin, la canicule a doublé la mortalité à domicile. Quel signal adresser aux propriétaires bailleurs ? Le gouvernement Lecornu dépose, le 24 juin, un projet de loi qui doit remettre 700 000 passoires thermiques sur le marché locatif. Tranquille désinvolture Une semaine plus tard, Matignon dissout le groupement d’intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains, chargé de piloter plus de 200 projets de recherche destinés à adapter le bâti et les territoires au climat de demain. Un millier de scientifiques, d’élus, d’architectes, de géographes et d’anciens ministres protestent, sans entamer la tranquille désinvolture de l’exécutif, qui biffe d’un trait de plume la structure interministérielle.

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La biologie contemporaine est en perpétuelle redéfinition, rappelle Stéphane Van Damme dans sa Carte blanche au « Monde », s’appuyant sur deux ouvrages consacrés à cette discipline.

La science biologique, une évolution en soi

CARTE BLANCHE. La biologie contemporaine est en perpétuelle redéfinition, rappelle Stéphane Van Damme dans sa Carte blanche au « Monde », s’appuyant sur deux ouvrages consacrés à cette discipline.   Stéphane Van Damme Publié le 08 juillet 2026 à 11h30     Extrait :   Parmi les figures célébrées par cette biologie contemporaine, l’on trouve Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829), auquel Jessica Riskin vient de consacrer une biographie passionnante, The Power of Life (« Le Pouvoir de la vie », Riverhead Books, 2026, non traduit). Botaniste de formation, Lamarck développe une conception originale selon laquelle les plantes constituent les véritables créatrices de la matière organisée. En transformant l’eau, l’air et la lumière en substances complexes par la synthèse, elles produisent les conditions mêmes de la vie animale et participent à la formation du monde minéral.   Les êtres vivants ne se contentent donc pas d’habiter la Terre : ils contribuent à la fabriquer. Devenu zoologiste au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris, où il était chargé des insectes et des vers, Lamarck invente la classification des invertébrés et voit en eux l’essence même de la vie animale. En balayant la division des espèces en trois règnes (végétal, minéral, animal) héritée d’Aristote et reprise par Linné, il réfléchit aux métamorphoses des insectes et des crustacés, et expose la transition de l’organique au minéral. En se focalisant sur la génération et la régénération des formes animales, il défend l’idée d’un pouvoir organisateur propre au vivant qui ne se réduit pas à la chimie.   ------ ndé les deux ouvrages :   Thierry Hoquet, Le Nouvel Esprit biologique (PUF, 2024) Jessica Riskin, The Power of Life (« Le Pouvoir de la vie », Riverhead Books, 2026, non traduit)

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Près de la moitié des 52 espèces analysées sont concernées par une hausse significative, et des foyers importants ont notamment été recensés dans le Grand Est. Dans cette région, les pullulations de scolytes (des petits insectes ravageurs) ont notamment entraîné des dépérissements massifs d’épicéas.

Les arbres meurent de plus en plus en France à cause du dérèglement des saisons, avec des étés trop chauds, des hivers trop doux, et des printemps humides

Les écarts répétés par rapport aux conditions climatiques habituelles jouent un rôle majeur dans les dépérissements massifs observés en France.   Par Perrine Mouterde Publié le 09 juillet 2026 à 19h27, modifié hier à 06h40 Extrait :   Près de la moitié des 52 espèces analysées sont concernées par une hausse significative, et des foyers importants ont notamment été recensés dans le Grand Est. Dans cette région, les pullulations de scolytes – des petits insectes ravageurs – ont notamment entraîné des dépérissements massifs d’épicéas. L’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), qui réalise l’inventaire national, avait mis en évidence dès la fin de 2023 une hausse de la mortalité globale dans les forêts françaises de 80 % en dix ans.   Rising tree mortality in France is associated with distinct seasonal climate anomalies | Nature Communications, 26.06.2026 https://www.nature.com/articles/s41467-026-74613-9  

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Les espèces d’insectes seraient trois fois plus nombreuses qu’établi, d’après une étude internationale menée au Costa Rica.

Entre 14 et 20 millions d’espèces d’insectes sur Terre : « Cela prouve que nous avons une connaissance très incomplète de la biodiversité qui nous entoure »

Les espèces d’insectes seraient trois fois plus nombreuses qu’établi, d’après une étude internationale menée au Costa Rica. L’entomologiste Rodolphe Rougerie raconte à «Libé» comment ils sont parvenus à cette réévaluation.   ------ ndé L'étude   Constructing a lower-bound estimate of the global number of insect species on a hyperdiverse empirical foundation | PNAS, 29.06.2026 https://www.pnas.org/doi/10.1073/pnas.2524283123   " (...) L’ampleur de ces estimations repose sur la richesse sous-estimée des guêpes parasitoïdes dans l’ACG [Área de Conservación Guanacaste (ACG) au Costa Rica, ndé] et sur le travail inlassable des entomologistes et des parataxonomistes qui les étudient. Les données sur les insectes — en particulier les données à long terme issues des pièges de Malaise — constituent l’un des rares outils dont nous disposons pour suivre de manière réaliste les trajectoires des populations d’insectes tropicaux dans le contexte du changement climatique en cours, de la modification des habitats et de l’utilisation à grande échelle de pesticides (85). Traduit avec DeepL.com (version gratuite)   image : Par James Lindsey at Ecology of Commanster, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7207665   via Microgastrinae — Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Microgastrinae  

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Lorsqu'une mouche se pose sur deux poils, cela diffuse à l’ensemble de la feuille un signal électrique, suivi d’un ramollissement extrêmement rapide (moins d’une seconde) des cellules de la paroi externe. Ainsi déformées, les deux parois se referment instantanément sur la proie.

Comment une plante carnivore peut se refermer en une seconde sur sa proie

Des physiciens se sont penchés sur le mécanisme qui permet à la dionée attrape-mouche de piéger les insectes qui s’aventureraient à l’intérieur de ses « mâchoires ».   Par Jean-Baptiste Jacquin Publié le 26 juin 2026 à 06h00, modifié le 26 juin 2026 à 10h20 Temps de Lecture 3 min.   image : Infographie : Le Monde   Un ressort tendu La dionée attrape-mouche (Dionaea muscipula) ne déclenche son piège que lorsqu’un insecte touche deux de ses poils disposés à l’intérieur de sa « mâchoire ». Les deux lobes de la feuille sont composés de trois couches de cellules. A l’état ouvert, les cellules centrales gorgées d’eau sont maintenues comprimées par les parois intérieure et extérieure qui sont plus rigides. Un déclenchement ultrarapide Lorsqu'une mouche se pose sur deux poils, cela diffuse à l’ensemble de la feuille un signal électrique. Les chercheurs ont découvert que le signal électrique est suivi d’un ramollissement extrêmement rapide (moins d’une seconde) des cellules de la paroi externe « libèrant » les cellules centrales et provoquant la déformation des deux parois qui se referment instantanément sur la proie.

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