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@findecitation.bsky.social

Série musicale audio, influencée par les série tv et les productions musicales des années 80/90. Le tout servi avec un peu d'humour et de noirceur. https://www.findecitation.com/

"Et de temps en temps 🎶 Je ferme le détroit 🎵 Et j'ouvre le détroit 🎵 Je ferme le détroit 🎶🎶 Et j'ouvre le détroit 🎵 Et de referme le détroit 🎶 Et attention 🎶 Je rouvre le détroit 🎵 J’adore 🎶" www.la-croix.com/internationa...

a group of women in pink sweaters are standing next to each other with the words j'adooore below them

Alt: Philippe Katherine sur scène pendant une de ses chansons qui chante "J’adooooore"

media.tenor.com

Mon long communiqué à propos d'un podcast que j'ai entendu aujourd'hui et qui me "cite". Pas de nom ou de lien, cela s'adresse uniquement à ceux qui me connaissent et qui pourrait penser que je tiens ce genre de propos en public ou en privé.

Début mars, un épisode d’un podcast est sorti et évoquait le décès de François TJP qui était intervenu deux semaines plus tôt. 

Ceux qui le connaissaient personnellement aux simples auditeurs de ses ficsons ont pu écrire ou dire pendant quelques semaines tout le bien qu’ils pensaient de François et de ses créations et ont présenté leurs sincères condoléances pour ses proches et sa famille.

Loin de ces éloges unanimes, l’auteur de ce podcast y évoquait son ras-le-bol de voir des hommages fleurir à droite et à gauche dans des podcasts ou même à PodRennes dans quelques jours.

Soit. C’est un avis que je peux entendre.

Cependant, au vu de la situation et de la décence élémentaire envers ceux qui l’ont bien connu et qui seront présents à PodRennes, c’est surtout à mon sens un avis qui aurait dû rester dans une sphère privée. 

En tout état de cause, il aurait été bon de ne pas, dans un podcast diffusé publiquement, comparer le décès de François à la mort prévisible d’un animal de compagnie (!) ou d’associer les hommages rendus à François à un signe illustrant la montée du fascisme dans ce pays (!!). Le tout en concluant sur une philosophie de comptoir un peu edgy sur la mort en général.

Tout ceci est au mieux une preuve flagrante de manque d’empathie, au pire parfaitement indécent.

Soit.

J’avoue avoir vaguement entendu parlé de cette logorrhée sans grand intérêt hier et avoir choisi sciemment de ne pas creuser pour ne pas me faire de la peine plus que de raison en écoutant un avis complètement éclaté sur le décès d’un ami et sur la manière dont on devrait faire notre deuil. Toute personne dotée d’un minimum d’empathie devrait comprendre que ce propos était particulièrement déplacé et cela ne méritait pas mon temps (ni le vôtre).
Nous arrivons donc à ce stade où vous devez vous dire : “Mais pourquoi Johnny il nous casse les pieds avec son message de trois kilomètres s’il a rien écouté de tout ça ?”

Question fort légitime petite voix dans ma tête qui me donne la réplique pour me permettre de faire une transition à moindre frais. Si ce n’avait été “que” ce qui a été évoqué plus haut, je pense que mon profond mépris aurait été largement suffisant. Cependant, on a rapporté cet après-midi à mes oreilles un extrait de ce podcast qui parlait de moi à un moment.

HA. Quelle surprise !

Sauf que les premiers échos que j’ai eu m’ont particulièrement énervé. J’ai donc dû prendre sur moi et écouter le passage en question. Je vous reproduis ci-dessous le verbatim du passage me concernant pour vérifier ce qu’il s’y dit.

“Le seul qui a eu l’air d’avoir un peu de recul dans toute cette histoire et d’avoir un comportement qui moi me paraissait le plus logique et plus sain, c’était, je crois que c’est Johnny Pigeon. Il a dit voilà il y a un livre d’or, vous mettez vos mots là dedans, on le remet à la famille et on en parle plus”  

Et on arrive enfin à mon propos qui justifie ce message beaucoup trop long, qu’il me semble impératif de clarifier et que je vais écrire en caps lock pour être sûr que le message passe bien : 

*prend une grande inspiration* 

JE N’AI JAMAIS DIT, À AUCUN MOMENT, QUE NOUS DEVIONS ARRÊTER DE PARLER OU DE RENDRE HOMMAGE À FRANÇOIS APRÈS LA CLÔTURE DU LIVRE D’OR.

Que l’auteur de ce podcast nous montre à quel point il est insensible à la peine des autres et tellement au-dessus de tout ça, c’est, ma foi, son problème. 

Que l’auteur de ce podcast décide d’afficher publiquement son ami, évoqué dans le podcast, qui aurait sans doute préféré que son propos reste privé, c’est, ma foi, leur problème.Par contre, il serait de bon ton de ne pas m’associer à ce genre de comportement qui ne correspond ni à mon caractère, ni à mes valeurs, ni à ma façon de voir les choses. Il n’est pas question de m’associer à un propos qui laisserait penser que je fais la police du deuil pour séparer ceux qui ont le droit d’être triste (mais pas longtemps) des autres qui ont besoin, je cite, “d’une thérapie de groupe”.  

J’espère en tout cas ne plus jamais avoir à écrire ce genre de communiqué pour corriger une aussi indécente erreur me concernant.

La morale que je retiens de tout ça, c’est qu’un concept de podcast qui consiste à déblatérer tout ce qui nous passe par la tête, sans filtre, est sûrement un très mauvais concept de podcast. Cela ne peut amener qu’à ce genre de dérapage pathétique, avec un propos complément dépourvu de la moindre once de décence et qui devrait avoir sa place dans une conversation privée et non pas en public. Ça éviterait pour le coup de faire tenir des propos imaginaires à des gens qui n’ont rien demandé.

Chacun vit son deuil à sa façon, et si vous voulez rendre un hommage à François TJP, même dans trois mois, faites-le. C'était quelqu’un de gentil pour qui le terme “bienveillance” n’était pour le coup pas galvaudé, il le mérite. Il a beaucoup fait pour la communauté des fictions sonores et le flot d’hommages et de messages qui est ressorti à l’annonce de son décès l’a bien montré. 

Bref, faites des podcasts, faites des fictions, vivez vos deuils comme vous le souhaitez sans prendre garde aux injonctions.

								Johnny, 2 avril 2026