Nicolas

@frenz04.bsky.social

Letterboxd : https://boxd.it/7owQl Mydramalist : https://mydramalist.com/profile/Nicolasquentin passionné de cinéma asiatique Kdramas et jdramas

Je n'avais jamais partagé mes deux textes publiés dans l'anthologie hongkongaise de 24 Images en juin dernier : un sur Farewell China de Clara Law, l'autre sur Limbo de Soi Cheang. Bonne lecture !

Clara Law est une réalisatrice singulière dont l'oeuvre est malheureusement très mal distribuée dans le monde occidental. Farewell China est un de ses films les plus connus, écrit par son mari Eddie Fong. Il traduit à merveille les questionnements et les angoisses existentielles des diasporas chinoise et hongkongaise, quelques années avant la rétrocession de Hong Kong. Maggie Cheung incarne Hung, une jeune maman qui émigre à New York dans le but de subvenir aux besoins de son mari Nansan (Leung Ka-Fai) et de leur fils. Après quelques mois à échanger des lettres avec son conjoint dans lesquelles la jeune femme confie son mal-être en terre étrangère, elle écrit soudain qu'elle souhaite divorcer puis cesse abruptement de donner des nouvelles. Nansan décide alors de partir en quête de son épouse disparue. Sur place, il découvre une ville hostile aux immigrés, où l'absence de lien social et les écarts de richesse révèlent bien vite les limites du système capitaliste. Alors qu'il remonte la piste de sa femme disparue, Nansan commence à comprendre : la solitude et la violence ont brisé l'esprit de la jeune femme,
Dire adieu à la Chine, ce n'est pas seulement quitter un État totalitaire, c'est aussi laisser en arrière une part de soi que l'on ne peut pas emporter aux États-Unis. Profondément nihiliste, le film ne cache rien des difficultés liées à l'immigration de Hung et Nansan. Il n'y a nulle part où aller : rester à New York est sans espoir, retourner en Chine est impossible. En décidant d'aller vivre ailleurs, on ne quitte pas seulement un lieu, on laisse derrière soi une culture, des gens, une manière de vivre, des souvenirs d'enfance et des plats familiers. Pourtant, la fuite semblera bientôt inévitable pour les artistes hongkongais dans le contexte de la rétrocession. En témoignent des films comme Full Moon in New York et Song of Exile. Comme pour parachever une prophétie autoréalisatrice, Clara Law et Eddie Fong immigreront ainsi en Australie cinq ans plus tard.D'une violence aussi omniprésente que stylisée, Limbo est le diamant noir de Soi Cheang. C'est une histoire de chasse à l'homme dans les bas-fonds d'une ville poisseuse et malfamée. Un tueur en série rôde entre les bennes à ordures et les voitures bandonnées, à l'ombre de lourds édifices de béton. Sur les traces du meurtrier, on suit un détective vétéran (Gordon Lam), hanté par la mort de sa femme. Pour l'assister dans son enquête, la brigade criminelle de Hong Kong dépêche un jeune loup inexpérimenté (Mason Lee, le fils d'Ang) qui va tâcher d'appliquer la lettre et I'esprit de la loi malgré les méthodes brutales de son partenaire. C'est un tandem vieux comme le monde et les quelques péripéties de l'intrigue ne bousculent pas non plus les poncifs du genre: Limbo est un polar comme on en a déjà vu des dizaines, qui emprunte beaucoup à ses pas si lointains cousins de Chine continentale. On pense beaucoup aux films de Diao Yinan, comme Black Coal ou Le lac aux oies sauvages.
La comparaison avec le néo-noir chinois ne s'arrête d'ailleurs pas à l'intrigue policière ou au décor urbain : Limbo est un film qui maltraite ses personnages, à commencer par son protagoniste féminin (Liu Yase). Prise entre le marteau et l'enclume, elle subit la traque autant qu'elle y participe. Si l'on pourrait regretter cette violence gratuite et misogyne, elle s'inscrit toutefois dans le déroulé logique d'un film sous haute tension dans les quartiers pauvres abandonnés des pouvoirs publics. Au-delà de son propos politique, Limbo est avant tout un choc visuel grâce à son noir et blanc magnifique, à sa mise en scène impeccable et à ses décors extrêmement travaillés. On suffoque avec les personnages sous un soleil de plomb dont les rayons pénètrent péniblement les ruelles sombres des bas quartiers. On ressent presque le besoin de prendre une douche pour se laver de toute cette crasse malgré la pluie torrentielle, pareille à celle du Spleen de Baudelaire, qui tombe lors du combat final.

boxd.it/gnxOlT J’ai vraiment eu l’impression de faire un voyage aux côtés de Gohan et de ses trois maîtres, en découvrant avec eux leurs parcours de vie et les différentes épreuves qu’ils traversent. Chaque segment possède son propre petit côté slice of life, avec une ambiance qui lui est propre.

Gohan film thaïlandais réalisé par Chayanop Boonprakob, Baz Poonpiriya et Atta Hemwadee on voit un homme avec un chien dans les bras derrière lui, le ciel et des nuages

boxd.it/gllAoH 2 ème volet de la trilogie vietnamienne du réalisateur avec L'Odeur de la papaye verte et a la verticale de l étè. Cyclo est un film de gangsters désespéré, raconté à travers le prisme de la pauvreté et de la détresse. C'est une œuvre d'une grande puissance, mais extrêmement sombre.

Cyclo film de Trần Anh Hùng sorti en 1995.

Aujourd'hui dans votre newsletter 100% gratuite consacrée au cinéma d'Asie : 🇳🇵 Les Éléphants dans la brume 🇯🇵 L'Ange déchu de l'asphalte 🇮🇳 Dorothy 🇨🇳 Zhang Yimou à Busan 🇰🇷 FFCP × Musée Guimet 🇨🇳 Coming of Age 🇰🇷 The World of Love 🇯🇵 Love on Trial 🇯🇵 Makoto Shinkai 🇰🇷 Ciné Club Corée 🇰🇷 Une reco' de bouquin

🧧 Népal meilleur film qui veut

Les Éléphants dans la brume, du cinéaste népalais Abinash Bikram Shah, sort cette semaine au cinéma.

hongbao.wongkarwaifu.com

boxd.it/gld5WH 200 Cigarettes from Now de Ma Tianyu réussit à dépeindre la femme en quête de liberté sous toutes ses formes Le film suit une jeune Chinoise qui s'est installée aux États-Unis avec son meilleur ami bisexuel afin de devenir scénariste.

Affiche de film sombre et colorée montrant une jeune femme blonde assise dans un bar ou un espace nocturne, superposée à des images de personnes, de cigarettes et de lumières urbaines. Le titre « 200 Cigarettes » est affiché en grandes lettres blanches, avec la mention « A Film By Tianyu Ma

boxd.it/gkycAr Un film à la fois onirique et méditatif. J’ai beaucoup aimé la manière dont le film nous fait voyager à travers le temps et l’espace, jusqu’à donner l’impression qu’un même lieu peut en contenir plusieurs à la fois.

Affiche de film en noir et blanc montrant un jeune homme accroupi sur un terrain sablonneux, tenant un petit objet dans sa main. En arrière-plan, une plage ou un paysage désertique avec de la végétation et des dunes. Le titre « BLESSED LAND » apparaît en grandes lettres au centre,

#TheScandal (2026) 🇰🇷 Amateurs de prudes romances passez votre chemin parce que notre Wookie nous dévoile bien plus que son talent d'acteur dans ce drama. L'oeuvre épistolaire de Laclos inspire cette version à la sauce Joseon plutôt plaisante. #SonYeJin et #Nana y font aussi de belles performances.

Bild

boxd.it/gkvqWZ Nicolas Graux et Trương Minh Quý ont réalisé ce film avec une profonde humanité. Ils n’enregistrent pas la vie, ils l’écoutent. Chaque scène semble être un fragment de temps sauvé de l’oubli.

Affiche du documentaire « Hair Paper Water », avec une illustration abstraite de personnages et de formes végétales peintes sur un fond beige. Le titre, écrit à la main en rouge, apparaît à droite.

boxd.it/gjwWP5 C'est sidérant de constater que Little Zombies conserve une énergie aussi incroyable pendant deux heures. J'avais peur, au début, que le film ne s'essouffle. Mais non. Il ne lâche rien. Chaque scène est une pure merveille.

Affiche de film en français, « Little Zombies », réalisé par Makoto Nagahisa. On y voit quatre adolescents devant un grand mur bleu couvert du titre « LITTLE ZOMBIES » peint en jaune.

boxd.it/gfMHQN Sheep in the Box est un film qui mêle douceur et douleur sans jamais vraiment choisir entre les deux. On se laisse porter par la beauté des images et des dialogues, mais quelque chose résiste. Kore-eda retrouve ici ce regard si particulier sur les familles, posé sans jugement

Affiche de film montrant en gros plan le visage de profil d’une personne allongée, les yeux fermés et tourné vers le ciel, sur un arrière-plan flou aux teintes vertes et jaunes. Le titre « SHEEP IN THE BOX » apparaît au centre, avec la mention du réalisateur Hirokazu Kore-eda et du Festival de Cannes 2026.

boxd.it/gdrodR Look Back de Kore-eda est une véritable déclaration d’amour, aussi belle que déchirante, à l’art, à la passion et à l’amitié.Un hommage touchant à toutes ces personnes de l’ombre qui contribuent, sans toujours être reconnues à faire vivre les grandes histoires

Deux jeunes filles dorment côte à côte sur une table couverte de dessins et de matériel artistique, dans une pièce baignée de lumière chaude. Le titre Look Back apparaît en blanc au bas de l’image.

boxd.it/gcN1jn Lee Chang-dong  revient avec possible love un film d’une grande finesse, qui questionne jusqu’où l’on est prêt à aller pour trouver sa place, quitte à se plier aux codes et aux attentes du statu quo. C’est une œuvre immense sur les liens qui nous unissent

Affiche du film Possible Love : deux personnes se tiennent à distance dans une végétation dense au crépuscule, sous une grande lune. Le titre apparaît en écriture manuscrite blanche, avec des informations de sortie en bas.

boxd.it/g3B757 Sur l’île de Jeju, en Corée du Sud, un groupe de femmes, pour la plupart âgées, appelées les « haenyeo », plongent dans l’océan sans bouteilles d’oxygène afin de récolter des fruits de mer qu’elles vendent ensuite au sein de leur communauté. tradition devenue un véritable mode de vie

Affiche de The Last of the Sea Women, montrant un groupe de femmes en combinaison de plongée orange et noire, entourées de filets et de bouées orange. Le titre blanc est inscrit au centre de l’image.

boxd.it/g3fShv La grande force Kwaidan ne réside pas seulement dans ses histoires si sobres en apparence qui font tout le charme du folklore japonais mais dans sa mise en scène, sa composition d'image et la maitrise impeccable de la camera par Kobayashi

Affiche du film japonais Kwaidan, réalisé par Masaki Kobayashi, composée de plusieurs scènes mystérieuses et fantastiques, avec un visage spectral au centre et le titre « KWAIDAN » en grandes lettres blanches.

boxd.it/g38wOj Verdoyant et luxuriant, sous un soleil d’été ardent, avec le chant strident des cigales et des journées qui s’écoulent sans une goutte de pluie, le quotidien de Koura semble en apparence d’une grande banalité. Pourtant, il reste constamment assombri par les blessures du passé

Affiche du film On Summer Sand montrant quatre personnes assises dans une pièce lumineuse devant de grandes fenêtres donnant sur un paysage montagneux japonais. Le titre apparaît en grandes lettres blanches en bas de l’image.

boxd.it/g1jXd9 Ghost in the Cell transforme la prison en un terrain de jeu visuel à la fois simple et fascinant, il ose aller dans le brutal et le gore, tout en gardant une vraie élégance visuelle. C’est violent, mais ça reste beau et esthétique. es blagues fonctionnent à plusieurs moments

Affiche de film montrant des détenus vêtus de jaune dans une prison sombre et chaotique, certains au sol tandis que d’autres semblent paniqués. Le titre « Ghost in the Cell », réalisé par Joko Anwar, apparaît en grandes lettres orange en haut de l’affiche, avec une main surgissant entre les lettres.

boxd.it/g0Bb3H La caméra reste presque entièrement confinée à l’intérieur d’un ancien bordel, nous restons ainsi auprès des prostituées, dans leurs moments de repos, pendant les repas et au fil de leurs confidences.

Affiche de film montrant une femme cambodgienne de profil, bras croisés, devant un mur vieilli. Le titre « Le papier ne peut pas envelopper la braise » apparaît en grandes lettres rouges sur la gauche.

boxd.it/fZqV5t A Woman Called Mother ne propose pas quelque chose de fondamentalement différent des autres films d’horreur indonésiens. On retrouve encore des thèmes et des objectifs assez similaires. Mais c’est justement grâce à son exécution que le film devient vraiment spécial.

Affiche sombre du film A Woman Called Mother. Une femme vue de dos est assise à table entre deux jeunes personnes, tandis qu’un miroir derrière elle reflète trois autres convives

boxd.it/fWktej Sous la pression d’un environnement conservateur et des relations familiales traditionnelles, leur amour homosexuel semble finalement ne trouver aucune issue. Bien que leur amour l’une pour l’autre soit infini, leurs modes de vie s’éloignent peu à peu

Affiche du film Whispering of the Moon, montrant un gros plan intime de deux personnes enlacées dans un lit. Une personne aux cheveux noirs couvre partiellement le visage de l’autre. L’image adopte un style photographique chaleureux, doux et légèrement flou. Le titre du film apparaît en lettres manuscrites blanches.

boxd.it/fX496L Tsai Ming-liang observe et filme les dernières années des logements publics de Xining, laissant ainsi une trace du passé. À travers sa caméra, la solitude et le vieillissement qui se dégagent du quotidien des logements publics de Xining apparaissent peu à peu.

Vue urbaine d’un grand immeuble de logements collectifs à Taipei sous un ciel gris. Au premier plan, une personne à scooter circule sur la route ; de grands caractères chinois blancs sont superposés au centre de l’image, avec l’inscription manuscrite « Xiang Public Housing

boxd.it/fWXEY1 Days est un film contemplatif qui aborde la solitude, le passage du temps et les relations humaines à travers une mise en scène minimaliste et poétique. Il demande au spectateur de prendre son temps et de se laisser porter par son rythme lent

Affiche du film Days : la façade nocturne d’un petit restaurant asiatique éclairé de lanternes rouges, avec plusieurs personnes attablées à l’intérieur. Le titre « Days », le nom du réalisateur Tsai Ming-liang

boxd.it/fWktej Sous la pression d’un environnement conservateur et des relations familiales traditionnelles, leur amour homosexuel semble finalement ne trouver aucune issue. Bien que leur amour l’une pour l’autre soit infini, leurs modes de vie s’éloignent peu à peu

Affiche du film Whispering of the Moon, montrant un gros plan intime de deux personnes enlacées dans un lit. Une personne aux cheveux noirs couvre partiellement le visage de l’autre. L’image adopte un style photographique chaleureux, doux et légèrement flou. Le titre du film apparaît en lettres manuscrites blanches.