Gustav Roszler

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Soziologie, ANT (actor network theory) & after, Dinge und Gesellschaft, Kunst & Soziologie, digital public(s), Soziologie der Öffentlichkeit https://gustav-roszler.de/

Dominique Bourg, Ernst Zürcher (dir.) : Les droits de la nature Vs les droits de l'environnement

_Frémeaux & associés - Juin 2026_ « Pour quelles raisons devrait-on instituer des droits de la nature, et en quoi seraient-ils plus efficaces que les droits de l’environnement, et tout particulièrement en matière de gestion de l’eau ? Telle est la question à laquelle ce livre cherche à répondre à partir de cas particuliers (…). » Dominique BOURG Cet ouvrage, dirigé par Dominique Bourg et Ernst Zürcher, interroge la pertinence et l’efficacité des droits de la nature face aux limites du droit moderne de l’environnement, en particulier dans la gestion de l’eau. À partir de quatre études de cas – la lagune de Mar Menor en Espagne, les marais de Bourges, l’Assemblée populaire du Rhône et les écosystèmes forestiers –, il montre les insuffisances d’un droit anthropocentré, largement structuré par des logiques économiques. Le livre met en évidence l’échec des dispositifs juridiques classiques à protéger durablement les milieux vivants, comme en témoigne la dégradation de la lagune de Mar Menor. Face à ce constat, les auteurs explorent l’émergence des droits de la nature, en plein essor à l’échelle internationale depuis une quinzaine d’années. Ces droits ne visent pas à compléter le droit existant, mais à en transformer les fondements, en reconnaissant aux écosystèmes une existence juridique propre. Les études présentées analysent des expériences concrètes de gouvernance, associant scientifiques, citoyens et institutions, et expérimentant de nouvelles formes de décision intégrant les non-humains. L’ouvrage propose ainsi une réflexion à la fois théorique et empirique sur les conditions d’une refondation du droit, capable de prendre en compte les interdépendances du vivant et les exigences d’une nouvelle relation aux milieux naturels. _**Dominique Bourg** , philosophe et professeur honoraire à l’Université de Lausanne ; spécialiste des limites planétaires, il dirige également les collections audio Frémeaux / PUF. À ses côtés, **Ernst Zürcher** , ingénieur forestier et professeur émérite, apporte une expertise scientifique sur les écosystèmes forestiers et les relations entre forêts, eau et climat. La jeune recherche est représentée par Thomas Fabre, doctorant en philosophie, et Justin Soubanere, politiste, qui analysent droits de la nature et gouvernance écologique. L’ouvrage intègre aussi la société civile avec Laure Bonnevie, Agnès Golfier et Frédéric Pitaval, membres de l’association id·eau._ **acheter ce livre** * en librairie * en ligne _ _

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"Von der ›Nichtphilosophie‹ zur Archäologie. Das ungedachte Erbe von Jean Hyppolite im Denken Foucaults", von Thomas Ebke, in "Gebrauchsweisen von Michel Foucault" (Hg. Christoph T. Burmeister, Heike Delitz), Campus 2026 campus.de/wissenschaft...

Gebrauchsweisen von Michel Foucault

Zwischen Michel Foucaults 40. Todestag (2024) und seinem 100. Geburtstag (2026) entstanden, geht dieser interdisziplinäre Band vergangenen, aktuellen und künftigen »Gebrauchsweisen« Foucaults nach und...

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"…dass es gegenwärtig Skandale gibt, die nicht zu Ende gehen. Das ist neu. Im Unterschied zu früher haben wir es mit Skandalsituationen zu tun, die anhalten und einen Riss im Publikum erzeugen. Wir erleben offenbar eine Emanzipation des Publikums von der Gesellschaft." Gespräch Bude/Verbalyte

Mittelweg 36@mittelweg36.bsky.social · 4w ago

Was sagen Skandale aus über die Gesellschaften, die sie hervorbringen? Welche Funktionen erfüllen und welchen Regeln gehorchen sie? Mehr Infos zum Heft 4/2026: www.hamburger-edition.de/zeitschrift-...

„Es kommt darauf an, ob dieses intellektuelle Anschauen nicht wieder in die träge Einfachheit zurückfällt und die Wirklichkeit selbst auf eine unwirkliche Weise darstellt.“ (Hegel)

Paul Ricœur : L'Imagination. Cours à l'Université de Chicago (1975)

_Seuil - Août 2026 - Points_ En 1975, Paul Ricœur donne deux séries de cours en anglais sur l’imagination à l’Université de Chicago. La première, consacrée à la part sociale et politique de l’imagination, a été publiée sous le titre L’Idéologie et l’Utopie (Seuil, 1997). Il aura fallu attendre longtemps pour que le second volet, portant sur l’imagination individuelle, soit accessible et sa publication autorisée à titre posthume. Les dix-neuf leçons, dont le texte a été établi à partir des enregistrements des cours et des notes de Ricœur par une équipe d’éditeurs de l'université de Chicago, sont accompagnées d’un appareil critique complet. Cette question de l’imagination n’a cessé de le préoccuper, mais, paradoxalement, il n’y a jamais consacré d’ouvrage. Paul Ricœur parcourt la tradition philosophique sur l’image et l’imagination, souvent réduites à leur fonction reproductrice ou mimétique, pour proposer in fine une véritable théorie de la fiction dans laquelle l'imagination créatrice est au cœur de l’agir humain. _**Paul Ricœur**(1913-2005) - Il est l’un des philosophes les plus importants du XXe siècle. Il a notamment publié, chez Points, Soi-même comme un autre (1996), La Métaphore vive (1997), ??La Mémoire, l’Histoire,l’Oubli (2003), L'Idéologie et l'Utopie (2005) et Le Conflit des interprétations (2013)._ _ _ _Traduit de l'anglais et préfacé par Jean-Luc Amalric_ _ _ **acheter ce livre** * en librairie * en ligne _ _

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David Puaud : Foucault avant Foucault. Archéologie d'une jeunesse

_Denoël - Septembre 2026_ À l'occasion du centenaire de la naissance de Michel Foucault, première enquête sur la jeunesse de l'un des penseurs les plus influents du monde contemporain. Raconter les années de formation de Michel Foucault, c'est comprendre comment une pensée prend forme. Il est étonnant de voir à quel point les thèmes qui jalonnent son oeuvre - la psychiatrie, la religion, le système carcéral, le pouvoir arbitraire - sont inscrits dans les murs, les sols et l'histoire de sa ville natale, Poitiers. Avec le jeune Michel, nous entendons les murmures de la maison familiale rue Arthur-Ranc, nous arpentons les couloirs de la clinique de Pont-Achard où travaille son père, les salles feutrées de l'Institut Larnay, école pour enfants sourds-muets-aveugles, les pierres silencieuses de l'abbaye de Ligugé qui abrite un vaste réseau de Résistance. Ces lieux originels sont plus qu'un simple décor, ils contiennent en germe une pensée qui connaîtra un retentissement mondial. David Puaud marche dans les pas de Foucault et feuillette la ville comme un livre : institutions, rituels et rencontres, autant de traces et de fantômes qui éclairent la genèse d'une pensée appelée à irriguer durablement les sciences humaines et sociales. **acheter ce livre** * en librairie * en ligne _ _

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Cahiers d'études lévinassiennes n°21 : La modernité

_Verdier - Juillet 2026_ Si le substantif « modernité » a fini – certes au prix d’une série d’abstractions plus ou moins légitimes – par désigner une dynamique propre à une époque historique de la culture occidentale, au point de se confondre avec cette époque qui se voit et se vit comme telle, ce terme, initialement, définit une attitude, et plus exactement une manière de se rapporter au temps. Mais ce rapport est ambivalent, car il est rapport au présent aussi bien qu’au passé. Si la modernité caractérise ce qui est moderne et que le moderne est un rapport au présent, à l’actualité, à la nouveauté, c’est en tant que ce rapport en se conçoit en effet que sur fond d’un rapport à l’Ancien, voire à l’Antique : un rapport à l’Ancien fondé sur l’assimilation, comme si l’Ancien était transféré dans le Nouveau. Cette assimilation finit pas prendre les traits d’une liquidation, d’une rupture : l’Ancien y est avalé, c’est-à-dire englouti. Est moderne l’attitude qui consiste à prendre de l’Ancien pour en faire du Nouveau, quand bien même cette reprise, qui se donne des airs de renouvellement intégral, ne serait qu’une répétition. En ce sens, la modernité qui caractérise l’Occident comme culture, loin de reposer sur une stricte séparation de l’Ancien et du Nouveau, n’est-elle pas une répétition qui prend les proportions d’une usurpation ? Le Nouveau n’est-il pas fondé sur le vol de l’Ancien ? Telles sont les questions auxquelles nous avons invité nos contributeurs à réfléchir dans cette vingt-et-unième livraison des Cahiers d’étude lévinassiennes. **acheter ce livre** * en librairie * en ligne _ _

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Revue du MAUSS n° 67 : Penser la démocratie. Avec et contre Lefort

_Le bord de l'eau - Juin 2026_ L’idéal démocratique vit-il ses dernières heures ? N’est-il qu’un vieux rêve, qui ne tient jamais ses promesses et qu’il vaudrait mieux abandonner une fois pour toutes ? Nos sociétés peuvent-elles encore espérer échapper à la domination et à l’exploitation ? Ces questions sont aussi vieilles que la démocratie elle-même, mais elles revêtent aujourd’hui une acuité toute particulière. Après-guerre, en France, ce sont les deux fondateurs du groupe Socialisme ou barbarie (dont le MAUSS peut être vu comme un héritier), Cornelius Castoriadis et Claude Lefort, qui les ont posées avec le plus de force. Après Hannah Arendt, Lefort est celui qui aura le mieux saisi la dialectique, la réversibilité possible de la démocratie et du totalitarisme. Il faut donc en revenir à cette pensée, aujourd’hui où les mouvements antidémocratiques fleurissent partout. Or, on le verra, si elle nous éclaire toujours, elle nous laisse aussi trop démunis pour penser notre monde. En figurant le pouvoir démocratique comme un « lieu vide », Lefort a su en saisir quelque chose d’essentiel mais aussi de singulièrement problématique. En effet, une société sans détermination, sans visée et sans incarnation, peinera toujours à mobiliser les peuples qu’elle est censée représenter. Et c’est pourquoi elle peut si facilement céder sous les coups de boutoir d’un capitalisme de plus en plus brutal et prédateur, qui n’en garde que les formes les plus superficielles, pour progressivement les détruire. Malgré cela, il y a dans l’élan démocratique quelque chose de singulièrement puissant, qui tient au lien social même, et qui continue de résister à l’autoritarisme ambiant. Un lien social tissé par des myriades de relations de don enchevêtrées. Voilà pourquoi il nous faut penser à nouveaux frais la démocratie, dans le cadre du paradigme du don, avec et contre Lefort. ALAIN CAILLE & AHMET INSEL : Présentation Introduction : Penser les crises de la démocratie avec Lefort SYLVAIN PASQUIER ET STEPHANE VIBERT : Introduction ROBIN FREYMOND : Genèse et jeunesse de Claude Lefort Lefort, notre contemporain ? FEDERICO TARRAGONI : Lefort, la crise de la démocratie et le populisme ANDREA LANZA : Claude Lefort face à l’écroulement de son vieux monde SYLVAIN PASQUIER : La globalisation, point aveugle de la pensée de Lefort @ DAVID LEDENT : Éducation et démocratie : la conception anti-utilitariste de Claude Lefort Concepts et conceptions du politique GILLES LABELLE : Retour sur quelques concepts lefortiens : totalitarisme, servitude volontaire, démocratie, idéologie invisible CLAUDIA TERRA : Y a-t-il « deux corps du peuple » ? Paradoxes de la démocratie lefortienne face aux perspectives populistes @ SAMUEL DE BROUWER : Complications lefortiennes : Libéralisme et démocratie sauvage @ STEPHANE CORBIN : Altérité positive et Altérité négative : Claude Lefort, l’usurpation à l’ombre des révolutions manquées Une ontologie du social MATTIA DI PIERO : Qu’est-ce que la division originaire ? Ontologie politique et vérité dans l’institution du social chez Claude Lefort STEPHANE VIBERT : Holisme du sens et « lieu vide » du pouvoir, ou le paradoxe de la normativité démocratique chez Claude Lefort @ PHILIPPE CHANIAL : « Le souverain Invisible ». Indétermination démocratique, auto-institution et institution politique du social Ricochets DANIEL BOUGNOUX : Pour saluer Régis Debray FRANÇOIS BORDES : La part de l’encre EMMANUELLE GUATTARI : Autour du paradis Varia JEAN-MICHEL LANDRY : Sortir de soi. Atmosphère morale et éthique politique dans la banlieue sud de Beyrouth @ GUILLAUME ETIENNE : Des dons en faveur d’un culte chrétien : dire sa place dans la sociabilité locale STEPHANE CORBIN : Un autre Rousseau ? Les rêveries d’un promoteur identitaire VINCENT RIGOULET : La crise du pouvoir de faire. Valeur vécue, compensation consumériste et logique du bouc émissaire IRENE THERY : Le concept de civilité sexuelle CHRISTIAN LAVAL : La guerre totale comme mode de gouvernement néofasciste @ CHRISTOPHE PETIT : L’avènement de la société de prédation à l’ère de l’intelligence artificielle ALAIN CAILLE & AHMET INSEL : L’idéal d’une République européenne. Un projet impossible ? **acheter ce livre** * en librairie * en ligne _ _

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Es sind Meinungen, die in der Öffentlichkeit kursieren. Diese sind wichtiger als die Wahrheitsgehalt erfordernden Berichte oder Nachrichten. (Einmal davon abgesehen, dass auch von Meinungsäußerungen berichtet wird.) Wichtiger: konstitutiver für Öffentlichkeit.

Margaux Darrieus et Léa Mosconi (dir.) : Les controverses Bruno Latour. Enquête dans les mondes de l’architecture

_Editions 205 - Juin 2026_ Comment les architectes se saisissent-ils·elles des travaux de Bruno Latour (1947-2022) dans leurs pratiques, leurs enseignements et leurs recherches? Si celui-ci apporte aux architectes des questions, comme celle de l’héritage encombrant de la modernité; des thèses, comme celle de l’Anthropocène; des concepts, comme celui des hybrides, c’est aussi à un décloisonnement volontaire des disciplines que sa pensée conduit, notamment à travers la prise en compte de la crise écologique. Les architectes sont-ils·elles plus enclin·es à s’approprier les concepts ou les outils de Latour? Que nous racontent leurs emprunts et leurs rapprochements, les affiliations et les généalogies qu’ils·elles revendiquent ou esquissent en creux? Quelles sont les lignes de conflit que tracent leurs façons parfois conflictuelles de s’attacher au penseur ou de s’en distancier? Est-ce simplement une volonté de suivre l’air du temps en s’adossant à une personnalité à l’influence tentaculaire? Ou, plus profondément, cela témoigne-t-il de modifications substantielles des manières d’être et de faire des architectes? _**Margaux Darrieus** est architecte DE et docteure en architecture. Elle est également commissaire générale de la galerie Callot de l’ENSA Paris-Malaquais – PSL, plateforme indépendante d’exploration et de diffusion de l’architecture où se rencontrent savoirs académiques, recherche scientifique et création. Maîtresse de conférences à l’ENSA Paris-Malaquais – PSL, elle y codirige le laboratoire de recherche Architecture, Culture, Société (ACS). Elle est par ailleurs journaliste pour des revues spécialisées en architecture. C’est dans ces multiples lieux et dans divers formats (articles, enquêtes, commissariat d’exposition, enseignement, recherches) qu’elle déploie son activité de critique pour décrypter les espaces à l’aune des discours qui les légitiment et des actions qui les engendrent, et interroger les manières de faire architecture et les manières d’être des architectes, en prise avec les enjeux socio-environnementaux contemporains._ _**Léa Mosconi** est architecte HMONP (habilitation à la maîtrise d’œuvre en nom propre), cofondatrice avec Henri Bony de l’Atelier Bony Mosconi, commissaire d’exposition, maîtresse de conférences à l’ENSA Paris-Belleville, docteure en architecture, chercheuse à l’Institut parisien de recherche architecture urbanistique société (IPRAUS) et présidente de la Maison de l’architecture Île-de-France. Léa Mosconi explore ce que fait la prise en compte du vivant dans l’architecture; c’est ce qu’elle a enquêté dans l’exposition “Paris animal” (Pavillon de l’Arsenal, 2023, avec Henri Bony), dans l’ouvrage Architecture vivante, architecture des vivants (Éditions 205, 2025) et au cours d’une résidence “Rome animal” à la Villa Médicis (2024, avec Henri Bony)._ _ _ _Contributeur•rices: Margaux Darrieus, Léa Mosconi, Pauline Ouvrard, Laurent Devisme, Bruno Latour, Albena Yaneva, Pierre Chabard, Paul Bouet, Émeric Lambert, Pauline Lefebvre, Capucine Fouquin, Étienne Gilly, Adèle Lhoutellier, Christophe Camus, Jean-Louis Violeau, Jean Souviron, Maxime Geny, Gilles Malzac, Pierre Bouilhol, Patrick Henry, Guy Lambert, J. Kent Fitzsimons, Alexandra Arènes, Soheil Hajmirbaba, Miléna Koutani_ **acheter ce livre** * en librairie * en ligne _ _

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Philippe Barrier : Un autre monde est possible. Penser avec Gilbert Simondon

_Frémeaux - Mai 2026_ « L’être ne possède pas une unité d’identité, mais une unité de devenir. » Gilbert SIMONDON ― L’individuation à la lumière des notions de forme et d’information, PUF, 1964 Gilbert Simondon (1924-1989) est surtout connu comme philosophe de la technique, domaine où il fut profondément novateur. Il peut être considéré comme le fondateur d’une « éco-technologie » : la technique n’y est pas domination du vivant, mais co individuation entre humains, objets techniques et milieux. L’objet technique n’est pas un simple outil : il évolue et s’intègre à son environnement. Toute invention doit ainsi respecter les équilibres énergétiques et biologiques qu’elle engage. La technique devient alors pratique d’ajustement et de soin, plutôt que geste extractiviste et destructeur. Philippe Barrier prolonge cette pensée en l’ouvrant à ses dimensions écologiques et politiques. Il en éclaire aussi la portée ontologique et métaphysique. Ces analyses bouleversent nos représentations et offrent des ressources pour affronter les crises contemporaines. Au coeur de cette philosophie se trouve le processus d’individuation, qui relie tout ce qui existe. Il dissout les dualismes classiques, notamment entre matière et forme, ou entre humain et nature. Il n’y a pas d’essences fixes : tout est métastable, traversé par du devenir. L’individu humain relève d’une individuation psycho-collective et porte en lui du pré-individuel. Avec l’individuation s’effondrent les bases de l’égoïsme souverain et des séparations modernes. Cette pensée, déjà active en design et en économie écologique, ouvre la voie à une politique du vivant en devenir. _**Philippe Barrier** est philosophe français, spécialiste de l’éthique médicale et de la relation de soin à partir de son expérience propre de patient chronique et de son interprétation de la normativité chez Georges Canguilhem._ **acheter ce livre** * en librairie * en ligne _ _

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