Jean Michelin

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Section rythmique, section de combat, effets secondaires.

Je suis en boucle sur ce sujet parce que je ne m’en remets pas. Mon fils va avoir six ans, on est en vacances à la mer pour la première fois, et je sais où on habite, où il ira à l’école dans un mois, sans la perspective couperet de quatre mois de séparation à venir, et c’est incroyable, bordel.

Jean Michelin@jeanmichelin.bsky.social · last wk.

Je suis en vacances depuis quelques jours et plutôt moins épuisé que d’ordinaire, et je me demandais pourquoi, jusqu’à ce que nous réalisions avec ma femme que le dernier été sans déménagement ni départ imminent à suivre en OPEX remonte à 2019. Corrélation, causalité, va savoir, Charles.

J’assiste à ma première passation de commandement régimentaire depuis mon propre passage à la ferraille l’été dernier, il se trouve en plus que c’est celle de mon frère de bagarre (le Mathieu de Jonquille), je fais le malin mais c’est tout de même très émouvant.

Je suis en vacances depuis quelques jours et plutôt moins épuisé que d’ordinaire, et je me demandais pourquoi, jusqu’à ce que nous réalisions avec ma femme que le dernier été sans déménagement ni départ imminent à suivre en OPEX remonte à 2019. Corrélation, causalité, va savoir, Charles.

Quand je m’imagine une existence heureuse, je vois une terrasse de maison à la campagne, l’été lourd juste comme il faut le silence à l’heure de la sieste, et moi en train de travailler sur un manuscrit dans l’ombre écrasée de chaleur. Et c’est un peu ce que je fais en ce moment, j’aime bien.

Ce soir, alors que je quittais le bureau (pour des vacances!) j’ai croisé un copain qui vient de quitter le commandement de son régiment. Et j’ai vu sa tronche et je me suis dit ah, oui, je devais ressembler à ça l’an dernier à la même époque et je comprends mieux la réaction des gens à l’époque.

Je repense à mon grand père pendant l’épopée de 98, qui a passé toute la course et du monde à ronchonner, qu’on joue bien ou mal, il n’y avait décidément rien à tirer de cette équipe de France. Même après la finale, il disait quand même le Brésil ce sont des malheureux, on aurait pu la leur laisser.

Il y a une vidéo qui tourne pas mal en ce moment, d’un pianiste de jazz qui joue les trois accords de Everything in its right place, de Radiohead, y’a rien, deux demi-notes, une légèreté, un effet aux platines, une larme qui coule sur sa joue et il faudrait savoir écrire pourquoi c’est si beau.

L’édition, c’est tellement cruel. Imagine, tu t’emmerdes à écrire un parpaing historique ultra-documenté pour qu’à la soixantième page, ton lecteur apprenne que « l’ennemi ne suspecte pas la menace de la sixième armée sur son flan. » Une tragédie.

Ces journées interminables entre l’envoi d’un manuscrit et la réponse de l’éditrice. L’impression d’être figé, de ne rien pouvoir faire et de douter de tout. Je fais pas le faux modeste, je crois que c’est bien, sinon j’aurais pas envoyé, mais je fais pas le malin.

Figurez-vous que j’ai vu la suite lundi dernier dans le cadre de mon boulot, oui parce qu’il arrive qu’on fasse des trucs sympas dans mon boulot. Et je trouve que c’est un très bon film, populaire, ambitieux, et qu’il mérite son succès. Et il diffuse en passant des messages utiles, en ce moment.

Le Box-Office des films en France et dans le Monde@boxofficefr.bsky.social · last mo.

🟦 Le million d'entrées vient d'être franchi par #LaBatailleDeGaulleLAgeDeFer avant le début de son 4e WE. Le bouche à oreille est spectaculaire : +17% en S3, +115% mercredi 24/06, +80% jeudi 25/06. Il a encore beaucoup de potentiel, la partie 2 sort aujourd'hui.

Je veux pas gueuler parce que tout le monde gueule. J’ai de la chance. Je cuis, mais plutôt moins que la moyenne. Mon fils n’a presque pas été à l’école de la semaine. Dans sa maternelle, il fait 39 dans les classes. Les gamins saignent du nez et les profs font des malaises. Et au dessus: silence.

Ce moment, ce chouette moment où on sent qu’on tient un truc, où j’accepte de sacrifier une heure de sommeil de plus ou une pause déjeuner parce que le bouquin est là, à bout de bras, pas loin, il faut relire dans le métro, sur le siège des toilettes, en sueur. Mais il est là. Presque là.

D’un côté il fait moins chaud que quand j’étais en mission au Mali il y a quelques années donc ça va, mais d’un autre côté je pensais pas que ça deviendrait mon unique standard de comparaison à partir de la fin mai en France métropolitaine.

Les Américains émigrés en France sur Instagram en mars: « olala Paris le métro, Picard, le très beau monuments, le très beau people le baguette du fromage honhon » Les mêmes à la première grosse vague de chaleur: « so the French don’t have ‘la clim’ and I am questioning A LOT of my life decisions »