Louison Rizzo

@louisonr.bsky.social

⚣ sociologie de la sexualité/l'asexualité shitpost insta : https://www.instagram.com/louison_rizzo/

La semaine de la visibilité asexuelle a commencé, et j'aimerais affirmer que "dénoncer l'allonormativité des milieux queers", c'est la chose la plus unbased que vous pouvez faire.

« pas ou peu d’attirance sexuelle ». La définition de l’asexualité n’a quasiment pas bougé depuis la structuration des communautés asexuelles au début des années 2000. Je vois même de plus en plus de personnes s’élever contre des définitions plus libres, par exemple,

Avec la maison d'édition on a fait une vidéo pour Insta (format vertical et sous-titres !) J'ai essayé de mettre l'énergie qui va avec 🫣 Je la poste aussi ici mais promis, le livre a aussi des références scientifiques et des notes de bas de page 🤓

envie de faire un drapeau ace spécifiquement pour celleux qui sont aces parce que l'on vit dans une société anxiogène de merde, et y aurait un bande jaune qui symbolise le fait de pisser sur macron

le revival du terme sapiosexuel il m'interroge vachement. L'état du discourse il y a 5, 6 ans ct : tu peux pas définir l'intelligence sans faire du mépris de classe ni être validiste + personne ne se définit comme "attiré-e par les gens cons". Comment on a pu autant revenir en arrière ?

Pour préciser un peu ma pensée, je pense que beaucoup de gens qui se revendiquent queer ont réduisent ça à une posture anti-normative. Serait queer ce qui "sort d'une norme", quelque soit la norme et sans questionner en quoi ça serait bien politiquement ("Vers la normativité queer" documente ça)

L'autre jour, j'ai participé à un atelier zine, et j'ai fait une BD didactique sur l'asexualité !!! Ça faisait longtemps je voulais essayé ça pour vulga mon travail de recherche, j'espère que ça vous parlera !

Cette expression traduit le fait que l'asexualité n'est pas une pratique ou une absence de pratique, mais un ensemble de ressentis divers.

On peut être ace et être en couple, ou pas, vouloir certaines pratiques, ou pas, avoir rarement du désir... Ou pas !

Mais si on considère que l'asexualité se constitue quand une personne se sent en décalage avec la norme sexuelle, alors il faut prendre en compte que les hommes et les femmes parlent et vive la sexualité de façons très différentes.

Femme = Si ça fait mal au début, c'est normal. Ça va s'améliorer !
Il va avoir envie ce soir et il ira voir ailleurs si je refuse…

Homme=
porno, « jeu de l’olive », « est-ce que tu la baises elle » « ouais de fou »

Michel Bozon est sociologue =
Il a établi que les femmes avaient tendance à avoir un rapport conjugal à la sexualité (avoir du sexe est au service de la relation.), là où les hommes ont un rapport plus personnel au sexe (ressentir du désir régulièrement participe à la cohérence identitaire, on est car on désire régulièrement.).

Zoé de Ory est aussi sociologue
Selon elle, pour rester ace, il faut que cela nous apporte quelque chose de positif. Elle distingue alors de grands types d'"utilisations" de l'asexualité :

Gérer le consentement (surtout utiliser par les femmes)
Rencontrer des gens
Couper court à des discussions
La distinction, se valoriserseuls 16 % des personnes aces qui répondent au Ace Survey sont des hommes (une moitié de femmes, et de le reste de personnes non-binaires).

population ace représentative.

Comment expliquer cela ?
Ils posent et font respecter plus facilement leurs limites. (quand leurs partenaires sont des femmes)
Ils ne sont pas réduits à leur relation ou à leur sexualité. (ils peuvent être beaucoup d'autres choses.)
La sexualité "typique" met au centre leur plaisir (pénétration pénis/vagin) "évidemment, j'aime le sexe !"
Se définir ace, ça touche au fait de nommer ses émotions, c'est un travail émotionnel. Les hommes en font moins que les femmes.
"Le sexe ne m'intéresse pas, c'est tout !" ne se définira jamais ace

Dire simplement que "chaque asexualité est différente" lisse ces nuances et ne nous permets pas de voir que le genre détermine beaucoup comment on est asexuel-le. Des études montrent que les hommes aces ont plus tendance à se dire aussi aromatiques et à moins investir la perspective d'être en relation que les femmes aces par exemple. Ils rapportent donc beaucoup moins qu'ils s'auto-forcent (avant comme après leur identification). La façon dont les femmes aces réussissent ou non à poser leurs limites dépend alors beaucoup de leur capacité à ressentir leur corps et du rapport de force qu’elles ont dans leur couple.

Comprendre comment l'asexualité est traversée par le genre permet d'imaginer des alliances stratégiques entre asexuel-le-s et féministes, qui ont des outils pour penser ces problématiques !

“Euthanasie / Suicide assisté : un angle mort des féministes ?” Et si la question de l’euthanasie et du suicide assisté révélait un angle mort du féminisme ?

Je pense qu'aujourd'hui, les aces devraient demander leurs prises en compte dans les milieux féministes et non les mileiux queer. Déjà psk cette place pour les aces existe déjà dans un certain nombres d'assos et dans des militantismes LGBTI institutionnels (genre, les programmes EVARS)

J'ai envie de parler de l'histoire et de l'avenir des réseaux aroaces en France. Pour ce faire, je vais me baser sur ma propre expérience militante et mon travail en master de socio, ainsi que la thèse de Zoé de Ory (sociologue)

Est-ce que vous auriez des ressources sur le fait d'être LGBTQIA dans les sociétés traditionnelles en France (encore mieux si c'est en Bretagne) ? Je suis pas historien-ne, mais dans mes souvenirs, on parle de société trad quand il y une économie de subsistance, donc ça peut aller jusque 1950

je suis en mode rageuxse alors que les gens enjoy l'#AromanticAwarenessWeek !!! L'aromantisme est un objet encore très illégitime en HSH. En France, on a eu Post Romantique de Aline Laurent Mayard comme essai. A nous de l'imposer en l'articulant avec les féminismes et perspectives queer !

Louison Rizzo@louisonr.bsky.social · 9mo ago

Le graphique, Foucault dirait que c'est une forme extrêmement sophistiqué de technologie de connaissance de soi.......

algorithme de choix de micro-label aromantique qui renvoie vers https://lgbtqia.wiki/wiki/Aromantic_Spectrum

Il y a beaucoup de micro-label dessus comme aliquaromantic, quoiromantic, greyromantic, aroallo, aroflux etc.

Ici comme sur twitter, je juge super fort les gens dont le contenu c'est 90% afficher des orgas de gauche pour un des désaccords ou des trucs qui les concernent pas dans jsp quelles sections au fin fond de la drome. Qui sont super fier-e d'avoir une mémoire des doss de chaque orga ou militant-e.

La dimension identity politics dans les discours aces mainstream, c'est un pb. Mais mon avis, c'est que les anti-ace les plus virulants sont encore plus matrixé-e-s par les identity politics et c'est la dessus faut les attaquer.

Nouveau fil où l'objectif sera d'approfondir un lieu commun sur l'asexualité : elle serait un spectre, sous-entendu, d'expériences et de rapports à la sexualité diverses. On va voir que c'est vrai, mais pas de la façon que vous pensez.

🗣️ La photojournaliste Anna Margueritat examine le rôle des médias et de la gauche face à l’instrumentalisation du féminisme par l’extrême droite, alors que le collectif nationaliste Némésis pourrait être présent lors de la manifestation du 22 novembre. 🖋️ Hugo Boursier buff.ly/cPgMabD

« Sous couvert de féminisme, Némésis ne scande que des slogans xénophobes »

La photojournaliste Anna Margueritat examine le rôle des médias et de la gauche face à l’instrumentalisation du féminisme par l’extrême droite, alors que le collectif nationaliste Némésis pourrait…

politis.fr

Les libéraux (ici Le Monde) toujours persuadés qu'Harris a perdu en parlant trop des trans... alors que Mamdani a été bcp plus solide qu'elle sur les questions LGBTI. Mais lui, c'était accompagné d'un programme sur la répartition des richesses, et pas un outil de discours pour masquer le vide.

Exit les questions de diversité, d'identité, de genre, qui ne sont désormais évoquées qu'à la marge. Idem pour la crise climatique, absente de ses meetings. Zohran Mamdani met toute son énergie à ne parler que du quotidien de ses habitants, avec une ligne sociale assumée.