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IA : Mythos 5 d'Anthropic crée de fausses identités lors d'un test au Royaume-Uni

IA : Mythos 5 d'Anthropic crée de fausses identités lors d'un test au Royaume-Uni

Par AFP © 2026 AFP L'institut britannique de sécurité de l'IA (AISI) a dit avoir rencontré un "incident sérieux" lors d'une évaluation de routine au cours de laquelle Mythos 5 d'Anthropic a créé de fausses identités en ligne pour écrire à des développeurs afin de les convaincre d'intégrer du code malveillant. Cette information, qui provient d'un rapport publié mardi par cet organisme qui dépend du gouvernement britannique, intervient après une série d'incidents aux Etats-Unis qui ont vu les modèles les plus puissants d'OpenAI (GPT-5.6 Sol) et d'Anthropic (Mythos 5) s'introduire sans autorisation chez d'autres entreprises. Lors de l'évaluation britannique, menée avec un accès à internet ouvert et certains filtres de sécurité désactivés, des agents d'IA ont mené "des actions dirigées contre des personnes et des organisations réelles", explique l'AISI dans un compte rendu publié sur son site internet. Les tentatives des modèles d'IA "n'ont pas abouti et nos investigations n'ont mis en évidence aucun dommage dans le monde réel", précise l'organisme. "Mais c'est la première fois que nous voyons des risques liés à l'autonomie et à un comportement de dissimulation se manifester aussi clairement, sans sollicitation spécifique, dans le monde réel." La semaine dernière, Anthropic avait déjà indiqué que ses modèles avaient "obtenu un accès non autorisé" à trois organisations lors de tests pourtant censés les empêcher d'accéder à des systèmes "réels". Cette annonce était intervenue quelques jours seulement après que son rival OpenAI a révélé que deux de ses modèles étaient sortis, de leur propre initiative, du milieu confiné dans lequel ils étaient testés pour attaquer le site Hugging Face. L'incident britannique, détecté et rapidement contenu le 28 juillet, a visé la plateforme destinée aux développeurs GitHub. "Il a pour origine une seule évaluation, au cours de laquelle des agents se sont vu confier la tâche de résoudre un défi en cybersécurité", à plusieurs reprises, a précisé l'AISI. Les incidents détectés l'ont été presque exclusivement avec Mythos 5 et, de façon plus marginale, avec GPT-5.6 Sol. "Il ne s'agit pas d'un cas où un modèle se serait échappé de son environnement de test sécurisé" car "nous avions intentionnellement autorisé l’accès à internet" et désactivé des sécurités, "des conditions qui ne reflètent pas la manière dont les modèles de pointe sont mis à la disposition du public", insiste l'AISI. Cet incident "met en évidence la nécessité d'un débat plus large sur la manière d'évaluer en toute sécurité des agents d'IA de plus en plus capables", a réagi Anthropic dans une déclaration transmise à l'AFP. "Les tests indépendants sont essentiels pour comprendre le comportement de modèles de plus en plus performants", a pour sa part estimé OpenAI, disant vouloir travailler avec les différents acteurs du secteur "pour mener des évaluations en toute sécurité".

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Attention à ces vidéos détournées d’agriculteurs s’attaquant à des free-party

Attention à ces vidéos détournées d’agriculteurs s’attaquant à des free-party - Les Surligneurs

Source :Compte Facebook, le 2 août 2026 Etiqe :daté Contenu : Les « free party », ou rave-parties non déclarées, sont devenus ces derniers mois l’obsession du ministère de l’Intérieur, sous l’impulsion de Bruno Retailleau et de son successeur Laurent Nuñez. Le gouvernement cherche à tout prix à mettre fin à ces fêtes sauvages, mettant en avant les problématiques de sécurité publique et d’occupation des terrains agricoles. C’est un des objectifs de la loi RIPOST , actuellement examinée par le Conseil constitutionnel, qui doit élargir l’arsenal répressif contre organisateurs et participants.  Devenu un phénomène de société, ces free parties divisent, et chaque événement devient une occasion pour défenseurs et détracteurs de s’écharper sur les réseaux sociaux. Dernier épisode en date, ce samedi 1er août, où près de 2 000 fêtards se sont regroupés sur deux terrains agricoles privés dans les Deux-Sèvres. Poussés à la sortie par une cinquantaine d’agriculteurs venus soutenir leurs collègues, les teufeurs ont dénoncé des « agressions », « menaces », et même des « tabassages » à proximité des forces de l’ordre.   Suite à la médiatisation de cet événement, une vidéo circule en masse sur les réseaux sociaux, prétendant montrer l’expulsion par un agriculteur de ces teufeurs. C’est en réalité une ancienne vidéo, republiée presque systématiquement par des internautes à chaque nouvelle fête polémique.  Une vidéo d’outre-Manche On peut voir sur cette vidéo un agriculteur, au volant de son tracteur, répandre ce qui semble être du lisier autour d’une installation de fortune comprenant quelques tonnelles. Des individus tentent d’éviter les manœuvres du conducteur.  Comme à chaque republication de sa vidéo, les internautes se félicitent de l’action de l’exploitant : « Voilà. Simple, efficace et peu coûteux ! À refaire chaque fois qu’une rave party veut s’installer ! » Mais contrairement à ce que martèlent les opposants des free parties, cet épandage n’a rien à voir avec l’organisation de fêtes non déclarées sur des terrains privés. Il faut remonter à 2016 pour trouver la source de cette vidéo, tournée à Lancashire, au Royaume-Uni.  Le 27 avril de cette année-là, l’association de protection de l’environnement Greenpeace, accompagnée notamment de l’actrice Emma Thompson, organisait une opération d’occupation d’un terrain agricole destiné à l’exploitation d’hydrocarbures par « fracking » ou « fracturation hydraulique », une technique d’exploitation du gaz de schiste responsable de la pollution des nappes phréatiques et de l’air environnant. Une parodie de l’émission de cuisine « Le meilleur pâtissier » était organisée sur place, ce qui explique les différentes tonnelles visibles sur la vidéo. L’association environnementale n’avait, selon la BBC , pas le droit d’occuper ces terrains et l’agriculteur propriétaire du terrain avait tourné autour de l’événement en aspergeant les manifestants de lisier. L’événement a été médiatisé outre-Manche ( ici ou ici ) et plusieurs angles de vue de la vidéo ont été postés ( ici ou ici ).  Cette vidéo postée régulièrement pour se moquer des fêtards est donc ancienne, et n’a rien à voir avec le phénomène des fêtes non déclarées.   Auteurs : Auteur : Clément François, journaliste Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun Secrétariat de rédaction : Clément François, journaliste L’article Attention à ces vidéos détournées d’agriculteurs s’attaquant à des free-party est apparu en premier sur Les Surligneurs .

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Nouveau virus chez les vaches suisses, françaises et allemandes: "l'incroyable" vitesse de la recherche

Nouveau virus chez les vaches suisses, françaises et allemandes: "l'incroyable" vitesse de la recherche

Par AFP Par Mathilde DUMAZET, Véronique DUPONT © 2026 AFP Un virus de la famille des orthobunyavirus a été mis en évidence dans un temps record après une multiplication de cas de fièvre et de diarrhée chez les vaches en Suisse, en France et en Allemagne, mais "pas de panique", affirme le chercheur Jean-Luc Guérin. Ce virus, a priori non transmissible aux humains et diffusé par des petits insectes piqueurs, entraîne des baisses de production laitière pendant quelques jours et aura possiblement un impact sur la reproduction des animaux. Il a été détecté dans le Doubs, en Savoie, en Haute-Savoie et dans l'Ain, selon le ministère de l'Agriculture qui affirme qu'un point est prévu mercredi après-midi mais que "qu'en termes de gravité cela n'a rien à voir avec la dermatose nodulaire contagieuse". Le virus est proche de la maladie de Schmallenberg qui avait touché les troupeaux d'Europe de l'Ouest à partir de 2011 et entraîné avortements et malformations fœtales. A priori il n'a "pas d'impact pour la santé publique, y compris pour la consommation du lait", affirme Jean-Luc Guérin, professeur à l'École nationale vétérinaire de Toulouse et chercheur à l'Inrae. Question: Comment est apparu le virus ? Réponse: C'est un phénomène qui a couvé pendant quelques semaines, on ne saura pas exactement le remonter, et qui s'est développé dans l'est de la France, dans les Alpes pendant le mois de juillet, et a circulé en Suisse et dans le sud de l'Allemagne. C'est une zone d'élevage laitier avec des éleveurs très attentifs à leurs animaux parce que l'année dernière, à la même époque, ils étaient atteints par la dermatose, avec les conséquences dramatiques que l'on connaît. Il y avait beaucoup de craintes, mais aussi une culture d'attention aux animaux. Ce qui a aidé à la détection. Il y a eu un facteur de confusion, puisque les fortes chaleurs entraînent aussi des pertes de production laitière. Ce virus ne correspond pas à un virus qui aurait circulé à l'échelle internationale et été recensé dans les banques de données génétiques internationales. Il est transmis par des petits moucherons qui ont peut-être profité des conditions climatiques très particulières. Il y a eu tout un dialogue avec les vétérinaires pour identifier les bons individus, les bons prélèvements, puisqu'on a un phénomène qui se caractérise par de la fièvre ou de l'abattement et de la baisse de production. Ces chutes de production sont transitoires, ça dure quelques jours et puis les vaches reprennent a priori leur activité, sans caractère de gravité important. On est fortement sollicités, nous allons tester des dizaines d'élevages. Q: Comment le virus a-t-il été identifié ? R: Sur la base des échantillons reçus il y a une semaine, nous avons mis en évidence en fin de semaine dernière un virus proche du virus de Schmallenberg, bien connu dans la filière bovine depuis son émergence en 2011 en Europe. Il appartient au groupe des orthobunyavirus. Nous avons procédé à une analyse méta-génomique, qui permet de séquencer massivement des échantillons pour chercher des agents infectieux inconnus. Par rapport à il y a dix ans, on a des outils et des laboratoires pour traiter des cas difficiles d'émergence de maladies complètement inattendues et pour les résoudre en quelques jours. Nous avons ce week-end mis le virus en évidence en même temps que nos collègues allemands et suisses. Entre le diagnostic et le moment où nous avons eu les génomes complets, ensuite partagés à l'échelle européenne, il s'est écoulé quelques jours. Les choses vont à une vitesse incroyable: nous allons déployer des solutions de diagnostic dans les laboratoires de terrain au niveau des départements à partir de la semaine prochaine. Un effort massif de recherche est en cours pour partager les connaissances à l'échelle européenne. Q: Quelles sont les prochaines étapes? R: Il ne sera pas forcément nécessaire de tester tous les animaux. La prise en charge est relativement simple puisque les signes cliniques sont modérés. C'est une maladie virale avec des traitements symptomatiques de type anti-inflammatoire. Il va falloir surveiller les impacts sur la reproduction, les avortements et les malformations fœtales. Les recherches par les entreprises de vaccins sont déjà en train d'être mises en place, mais elles prendront des mois. Il faut être très prudent: il y a effectivement un phénomène sur le terrain, qui nécessite que les éleveurs soient informés, mais pas de panique.

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