Thibaut Poirot

@thpoirot.bsky.social

Professeur agrégé d'histoire le 11 novembre et en semaine. 1789ièmiste. Défense. Ancien moutard de l'ENS de Lyon.

Ce qu’il s’est passé ces derniers jours en Ukraine sera encore discuté dans 20 ans, une fois écrites les mémoires des différents acteurs, comme un cas classique des relations politico-militaires et des crises qui les jalonnent en période de guerre.

Au risque de sonner mièvre, voir deux anciens élèves - les deux premiers - intégrer la camarilla de l'histoire-géographie me donne l'impression d'une dette payée grâce à eux qui continuent et continuent bien (sans que j'y sois pour quelque chose) le grand fil des choses essentielles à transmettre.

Au risque du "spoil", après "la bataille", je suis donc allé voir la partie 1. Ce n'est pas un film d'histoire. C'est un film d'actualité, un film d'avant-guerre même. Un film dérangeant par beaucoup d'aspects, parce que c'est un miroir tendu. S'y reconnaître est sans doute la clé. Mais quoi ?

C'est pas pour me vanter mais en allant courir ce matin, un petit groupe m'a laissé passer sur un petit pont pas large et l'encadrant a lancé "Attention sportif !" Je suis ravi de l'illusion produite.

Je lis avec intérêt les échanges depuis ce matin, autour de cette discussion. Mon avis très personnel est que ça ne fonctionne pas en histoire. Déjà, on n'ajoute pas de la complexité sur du faux. On peut complexifier une simplification, à condition qu'elle soit juste et appuyée sur un savoir vivant.

Denis Colombi@uneheuredepeine.bsky.social · 2mo ago

Après tout, on arrive à comprendre que les élèves puissent apprendre à un moment donné que le moyen âge s’arrête en 1492, et ensuite que c’est quand même plus compliqué que ça

Après mon laïus annuel sur la nécessité de NE PAS organiser de soirée le samedi juste avant le bac, un élève a répondu « Hey j’ai une super idée on prend tous vos cours, on demande à l’IA d’en faire des chansons et on les passe à la soirée ! »

La régionale Champagne-Ardenne de l'APHG apprend avec émotion la disparition de Bertrand Vergé à l'âge de 69 ans, ancien professeur d'histoire-géographie au lycée Pierre Bayen à Châlons, secrétaire général du CAPES et responsable pédagogique aux archives départementales durant de nombreuses années.

D’une autre vie, avoir pu croiser deux fois la route de Lionel Jospin reste un honneur. Les politiques apparaissent trop souvent très petits à les côtoyer. Pourtant peu facile à aborder, Lionel Jospin était grand, simple, caustique et surtout intéressé par les gens, la vie, le savoir.

« Mais M’sieur, vous allez faire tomber les mêmes trucs au bac blanc ? - P’tet, p’tet pas. Je suis imprévisible. - J’suis sûr, vous allez remettre l’environnement. - Mais t’as rien compris toi. T’as pas capté que derrière son air d’ange c’est un petit diable ? C’est un manipulateur de première. »