Clément Beunas

@cbeunas.bsky.social

Chercheur en sociologie entre Bruxelles et Lille. Prisons, pénalité, déviance et contrôle social.

Contrôlés et verbalisés à répétition, de nombreux jeunes racisés subissent dès l’enfance un harcèlement policier dans l’espace public. La docteure en science politique Aline Daillère a enquêté auprès de ces jeunes sur leurs expériences du pouvoir punitif policier. 🖋️ @emmabougerol.bsky.social

Jeunes verbalisés à répétition : « Le policier exerce une fonction de justice dans la rue, sans le regard du juge »

Multiverbalisés et multicontrôlés, des jeunes racisés vivent dès l'enfance un harcèlement policier dans l'espace public. La docteure en science politique Aline Daillère a enquêté auprès de ces jeunes ...

basta.media

Violences sur les détenus : En référé, il est enjoint de cesser les brutalités (totalement consternantes) infligées par les surveillants aux détenus de la prison de Condé-sur-Sarthe. Dont des : - Propos « racistes et suprémacistes » - Humiliations & graves atteintes - Privations de nourriture...

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En premier lieu, la CGLPL a constaté que certaines pratiques de surveillants relèvent d’une logique d’intimidation, avec une prise de service qui peut s’accompagner de cris dans les coursives, de coups dans les portes, d’interpellations agressives ou d’insultes. Les recommandations mentionnent également des propos insultants, racistes et suprémacistes, ainsi que des placements en quartier disciplinaire qui s’accompagnent de provocations de la part de surveillants. La CGLPL mentionne également la présence d’une marque noire à l’entrée des cellules pour désigner l’emplacement que le détenu ne doit pas franchir quand la porte est
N°s 2602461, 2602480 15
ouverte, en dénonçant le comportement de surveillants qui abusent de ce marquage pour humilier les détenus.
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En deuxième lieu, la CGLPL relève que certains contrôles à l’oeilleton la nuit servent de prétexte à des réveils volontaires par allumages de la lumière, coups de pied dans la porte ou injonctions adressées aux occupants des cellules.
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En troisième lieu, les recommandations de la CGLPL font état de fouilles à nu humiliantes ou brutales, avec le maintien en équilibre sur un pied, bras tendus sans possibilité de prendre appui, et des gestes brusques de certains agents. Lors de ces fouilles, le moindre retard ou incompréhension des injonctions donne lieu à des interventions physiques consistant à projeter ou à immobiliser les personnes détenues et à mettre en oeuvre des pratiques asphyxiantes pouvant s’accompagner de la prise des parties génitales. Les contrôleurs ont en outre constaté dans un bureau occupé par des officiers la présence d’un tableau blanc portant l’inscription « Si tu peux parler, c’est que tu respires ». Il est précisé que, dans plusieurs situations documentées, ces violences ont entraîné des lésions médicalement constatées.
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En quatrième lieu, la CGLPL mentionne l’attitude de surveillants infligeant des punitions consistant en des privations d’effets personnels et de produits d’hygièn…

Bonjour le chômage, pourriez vous svp arrêter de me demander de me libérer du temps pour justifier que je cherche un emploi et ce afin de me libérer du temps pour chercher un emploi ?

🗞️ Très heureux de vous faire part de la parution de cet article qui raconte, entre autres, que des dispositifs instaurés pour apaiser l’entrée en prison produisent la souffrance contre laquelle ils s’attachent à lutter. Il questionne, plus largement, le mirage d’une "humanisation de la peine".

La santé mentale à l’entrée en maison d’arrêt : une perspective sociologique

Au-delà des grandes enquêtes épidémiologiques qui attestent de la prévalence élevée des troubles psychiques en population carcérale, la santé mentale …

sciencedirect.com

« Les personnes détenues ne sont pas seulement privées de leur liberté de mouvement. Elles sont placées dans une situation où l’accès aux ressources dépend d’une infrastructure disciplinaire qui organise et contrôle les flux. » Par Melchior Simioni. @unistra.fr aoc.media/opinion/2026...

Prison : la matérialité de la subsistance - AOC media

L’univers carcéral repose sur une fiction : la prise en charge intégrale des besoins de la personne détenue. Or, avoir des ressources en prison est la condition même d’une subsistance acceptable,…

aoc.media

La semaine prochaine, j'aurai le plaisir de retrouver mes complices Camille Bayssat, Flora Hergon et Lili Soussoko au Congrès de l'AFSP. On interviendra dans un panel du ST4 qui s'annonce super intéressant pour parler d'injonctions sécuritaires et de délations ordinaires.

Programme 

Session 1 / Pluralisation des acteurs et des univers dans les politiques de sécurité

Présidente de séance : Sarah Perret
Discutants : Anthony Amicelle et Agathe Piquet (Université de Bordeaux/IRM)

Maxime Audinet (INALCO et Victor Violier (IRSEM/ISP), Les transformations de l’État russe en guerre, au prisme d’une externalisation croissante de ses politiques de sécurité

Camille Bayssat (Ehess/CMH/CNRS), Clément Beunas (F2RSM Psy/Clersé/CNRS), Flora Hergon (Ehess/CMH/CNRS) et Lili Soussoko (PragmApolis/ULiège), La lutte contre la radicalisation comme avant-poste de la pluralisation du policing ? Retours d’enquêtes sur un brouillage institutionnel

Charlotte Desmasures (CERI/Sciences Po Paris), Produire une politique de sécurité climatique contemporaine à l’OTAN : un écosystème d’acteurs et d’espaces pluriel

Vanille Laborde (Université Toulouse Capitole/Idetcom), Les professionnels scolaires, nouveaux acteurs discrets des politiques de sécurité ?

Myrtille Picaud (Cresppa-Csu/CNRS), Les dessous de la ‘pluralisation’ : mise en scène de l’État, luttes professionnelles et appropriations sectorielles de l’action publique de sécurité lors des Jeux de Paris 2024