Union syndicale Solidaires

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Malgré une mobilisation citoyenne exceptionnelle - une quarantaine de rassemblements ce week-end partout en France et 2000 personnes devant l'Assemblée nationale hier - la loi d'urgence agricole a été adoptée.

La loi Duplomb via la Loi d'urgence agricole, c'est toujours NON ❌ Signez et faites signer la pĂ©tition 📝

La Loi Duplomb via la Loi d'Urgence Agricole, c'est toujours NON ! - La Loi Duplomb via la Loi d'Urgence Agricole, c'est toujours NON ! - Plateforme des pĂ©titions de l’AssemblĂ©e nationale

Nous, citoyennes et citoyens, exprimons une fois de plus notre opposition Ă  la rĂ©introduction des nĂ©onicotinoĂŻdes et au projet de loi d'urgence agricole. Lors de son passage au SĂ©nat, les membres de la chambre haute ont dĂ©cidĂ© d'intĂ©grer les dispositions de la loi Duplomb au sein du projet de loi d’urgence agricole. Cela constitue une insulte aux alertes scientifiques et aux millions de citoyens qui se sont mobilisĂ©s l'Ă©tĂ© dernier. Nous le rĂ©pĂ©terons autant de fois qu’il le faudra : non, c’est non ! Nous refusons un tel empoisonnement de nos sols, de notre eau et de nos corps. Nous refusons l’exposition des agriculteurs, de leurs familles et des riverains de parcelles traitĂ©es Ă  l’acĂ©tamipride. Les Ă©tudes scientifiques sont suffisamment probantes et nombreuses pour au moins invoquer le principe de prĂ©caution: l’acĂ©tamipride altĂšre le fonctionnement de cellules neuronales humaines, c’est son mĂ©canisme d’action. Des impacts sur le cerveau en dĂ©veloppement ont Ă©tĂ© observĂ©s dans plusieurs Ă©tudes sur des animaux de laboratoire. Chez l'homme, une exposition Ă  l’acĂ©tamipride a Ă©tĂ© associĂ©e Ă  diffĂ©rents troubles neurologiques. L’acĂ©tamipride et son principal produit de dĂ©gradation traversent les barriĂšres placentaires et hĂ©mato-encĂ©phaliques. Que faut-il de plus pour que Monsieur Duplomb et Madame Genevard renoncent Ă  ce projet ? Est-il nĂ©cessaire d’aller jusqu’à tester l’acĂ©tamipride directement sur des femmes enceintes et enfants pour avoir ce fameux lien de “causalitĂ©â€ certain, impossible Ă  atteindre autrement ? Il n’est plus possible de systĂ©matiquement se ranger derriĂšre les avis rĂ©glementaires, utilisĂ©s trop facilement comme argument d’autoritĂ©, quand on sait que l’immense majoritĂ© des Ă©tudes acadĂ©miques sont jugĂ©es systĂ©matiquement “non fiables” ou carrĂ©ment ignorĂ©es par les agences. Nous refusons l'aggravement de l’effondrement de la biodiversitĂ© par l'utilisation de pesticides “tueurs d’abeilles” qui affectent l'ensemble des insectes pollinisateurs, organismes non-cibles et leurs chaĂźnes trophiques, en particulier les oiseaux. Soyons clairs : il est montrĂ© par un nombre consĂ©quent de travaux que ces effets toxiques surviennent Ă  des doses jugĂ©es “sĂ»res” par les agences rĂ©glementaires. LĂ  encore, l’argument d’autoritĂ© ne tient pas: l’AutoritĂ© europĂ©enne de sĂ©curitĂ© des aliments (EFSA) reconnaĂźt elle-mĂȘme que sa mĂ©thodologie d’évaluation des pollinisateurs est dĂ©faillantes et ne permet pas de considĂ©rer les effets sublĂ©taux (ne conduisant pas directement Ă  la mort de l’insecte) et ne permet pas de protĂ©ger les milliers d’espĂšces d’abeilles sauvages. LĂ  encore, ce sont des pans entiers de connaissances qui sont ignorĂ©s par le processus rĂ©glementaire. Pouvons-nous s’il vous plaĂźt avoir un minimum de vision Ă  long terme : que deviendra notre agriculture lorsque la majoritĂ© des pollinisateurs aura disparu ? Nous refusons enfin la contamination durable de nos eaux par le flupyradifurone et ses mĂ©tabolites, tous trĂšs persistants dans l’eau. L’AutoritĂ© europĂ©enne de sĂ©curitĂ© des aliments (EFSA) a identifiĂ© en 2015 que tous les usages de cette substance entraĂźnent une contamination “inacceptable” des eaux souterraines, menaçant de surcroĂźt la qualitĂ© de l’eau potable. La rĂ©introduction des nĂ©onicotinoĂŻdes est le symbole d'un modĂšle qui cherche Ă  maximiser les profits de quelques agroindustriels au dĂ©triment de notre environnement, des paysans qui veulent travailler dans des conditions dignes et des fermes engagĂ©es dans des modĂšles rĂ©silients comme l'agriculture bio. La compĂ©titivitĂ© sur les marchĂ©s internationaux, en concurrence avec des pays moins-disants sur le plan environnemental et social, ne doit plus ĂȘtre la boussole de nos politiques agricoles. C'est tout le projet de loi d'urgence qui doit ĂȘtre rejetĂ©. Nous demandons : - l’abandon de ce projet de loi dĂ©lĂ©tĂšre pour la santĂ© publique et environnementale ainsi que l'avenir de notre agriculture ; - la cessation de la dĂ©pendance de l’agriculture française aux intrants de synthĂšse ; - la prise en compte de la littĂ©rature acadĂ©mique la plus rĂ©cente dans les processus d’autorisation, de renouvellement et d’interdiction de mise sur le marchĂ© des pesticides ; - la transformation profonde des systĂšmes de production pour une agriculture rĂ©munĂ©ratrice qui nourrisse la population plus que les marchĂ©s mondiaux. - une action rĂ©solue de l'Etat pour aider nos agriculteurs Ă  se tourner vers l'agriculture biologique et soutenir la demande pour ces produits. Nous avons Ă©tĂ© plus de 2,1 millions de signataires pour la pĂ©tition contre la loi Duplomb. Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, de l’AssemblĂ©e nationale et du SĂ©nat, vous porterez la responsabilitĂ© politique de cette dĂ©cision. En 2027 : aucune voix pour les dĂ©fenseurs des lois Duplomb !

f.mtr.cool

Demain, l'AssemblĂ©e doit examiner la proposition de loi sur la prĂ©somption de la lĂ©gitime dĂ©fense pour les forces de l'ordre. Cette loi ne doit pas passer. À signer et faire signer 📝

Contre la prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense pour les forces de l'ordre. - Contre la prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense pour les forces de l'ordre. - Plateforme des pĂ©titions de l’AssemblĂ©e nationale

Le 7 juillet 2026, l'AssemblĂ©e Nationale est appelĂ©e Ă  se prononcer sur la proposition de loi n°691, portĂ©e par le dĂ©putĂ© Eric Pauget (LR), visant Ă  reconnaĂźtre une prĂ©somption de lĂ©gitime dĂ©fense pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions. Un amendement gouvernemental instaurant une prĂ©somption de lĂ©galitĂ© des tirs a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© adoptĂ© en premiĂšre lecture le 22 janvier 2026. Nous, citoyennes et citoyens signataires de cette pĂ©tition, demandons aux dĂ©puté·es de voter contre la PPL n°691 lors du scrutin du 7 juillet 2026. Ce texte, examinĂ© en commission des lois en janvier 2026, est dĂ©sormais inscrit Ă  l'ordre du jour de la session extraordinaire. Son adoption constituerait une atteinte grave Ă  l'État de droit, Ă  nos engagements europĂ©ens et au principe constitutionnel d’égalitĂ© devant la loi. Cette demande repose sur quatre motifs graves et documentĂ©s. Premier motif : un bilan humain qui rend ce texte inadmissible. La loi de 2017 ayant Ă©largi les conditions d'usage des armes Ă  feu par les forces de l'ordre a produit des effets documentĂ©s et alarmants. Selon le recensement indĂ©pendant du mĂ©dia Basta!, confirmĂ© par les donnĂ©es de l'Inspection GĂ©nĂ©rale de la Police Nationale (IGPN), 66 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es lors d'interventions policiĂšres en 2024, dont 27 par arme Ă  feu, record absolu depuis 1967. La France a Ă©tĂ© interpellĂ©e Ă  trois reprises par les organes de l'ONU comme le pays de l'Union EuropĂ©enne comptant le plus grand nombre de personnes tuĂ©es ou blessĂ©es par des agents de la force publique. Adopter une nouvelle loi prĂ©sumant la lĂ©galitĂ© des tirs policiers aggraverait mĂ©caniquement cette tendance. DeuxiĂšme motif : une violation caractĂ©risĂ©e de la jurisprudence de la Cour EuropĂ©enne des Droits de l'Homme et de l'obligation de l'État de protĂ©ger le droit Ă  la vie. La jurisprudence constante de la CEDH impose Ă  l'État une prĂ©somption de responsabilitĂ© lorsqu'une personne dĂ©cĂšde aux mains de ses agents. Il appartient Ă  l'État de dĂ©montrer que le recours Ă  la force lĂ©tale Ă©tait absolument nĂ©cessaire et proportionnĂ© et non aux victimes ou Ă  leurs proches de prouver son illĂ©galitĂ©. La Cour a affirmĂ© que cette obligation est un Ă©lĂ©ment intĂ©gral du devoir de l'État de protĂ©ger la vie, rendre justice aux victimes d'un usage illĂ©gal de la force et prĂ©venir la rĂ©pĂ©tition de tels actes. Qu'un agent de l'État prenne la vie d’autrui constitue la plus grave ingĂ©rence aux droits humains possible. Le cadre dĂ©ontologique de toute force de l'ordre doit poser un principe clair : en cas de doute, ne tirez pas. Ce principe est incompatible avec une prĂ©somption de lĂ©galitĂ© du tir. La PPL n°691 inverse prĂ©cisĂ©ment cette logique. En prĂ©sumant la lĂ©galitĂ© du tir, elle transfĂšre la charge de la preuve sur les victimes, libĂšre l'État de son obligation de justification, et va Ă  l'encontre du concept mĂȘme des droits humains. Voter ce texte exposerait la France Ă  des condamnations rĂ©pĂ©tĂ©es Ă  Strasbourg. TroisiĂšme motif : une rupture de l'Ă©galitĂ© des citoyens devant la loi, contraire Ă  la redevabilitĂ© des forces de l'ordre et susceptible d'ĂȘtre sanctionnĂ©e par le Conseil constitutionnel. Le principe d'Ă©galitĂ© des citoyens devant la loi est consacrĂ© par l'article 6 de la DĂ©claration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. Le Conseil constitutionnel en est le garant et sanctionne rĂ©guliĂšrement les dispositions qui y portent atteinte sans justification objective et proportionnĂ©e. En crĂ©ant une prĂ©somption de lĂ©galitĂ© au bĂ©nĂ©fice exclusif des agents armĂ©s de l'État, la PPL n°691 Ă©tablit une diffĂ©rence de traitement radicale entre la puissance publique et le citoyen ordinaire. Aucun autre justiciable ne bĂ©nĂ©ficie d'une telle prĂ©somption lorsqu'il cause la mort d'autrui. Cette inĂ©galitĂ© structurelle, qui n'est justifiĂ©e par aucune nĂ©cessitĂ© proportionnĂ©e Ă  l'objectif poursuivi, est susceptible d'ĂȘtre censurĂ©e par le Conseil constitutionnel. Au-delĂ  de la question constitutionnelle, ce texte porte atteinte Ă  un principe fondamental de l'État de droit : la redevabilitĂ© des forces de l'ordre. ConfĂ©rer Ă  des agents de l'État le pouvoir de faire usage de la force lĂ©tale implique nĂ©cessairement un contrĂŽle juridictionnel effectif de cet usage. C'est prĂ©cisĂ©ment ce contrĂŽle qui fonde la lĂ©gitimitĂ© de la police dans une dĂ©mocratie. Une force de l'ordre soustraite Ă  la reddition des comptes ne perd pas seulement sa lĂ©gitimitĂ© juridique, elle perd la confiance de la population qu'elle est censĂ©e protĂ©ger. Ce texte affaiblit la police autant qu'il affaiblit l'État de droit. Nous appelons les parlementaires qui doutent de la constitutionnalitĂ© de ce texte Ă  saisir le Conseil constitutionnel avant promulgation, conformĂ©ment Ă  l'article 61 de la Constitution. QuatriĂšme motif : un texte qui paralyse les enquĂȘtes judiciaires et dĂ©truit les droits des victimes. Si la lĂ©galitĂ© du tir est prĂ©sumĂ©e dĂšs l'ouverture du feu, l'infraction disparaĂźt au moment mĂȘme oĂč elle est susceptible d'ĂȘtre commise. Cette logique rend impossible le placement en garde Ă  vue dans les premiĂšres heures cruciales qui permettent d'Ă©viter les concertations et de prĂ©server les preuves. Elle vide l'instruction judiciaire de sa substance et prive les familles de victimes de toute voie de recours effective. Une telle prĂ©somption porte le risque qu'il n'y ait aucune investigation prompte, efficace et impartiale puisque c'est souvent seulement aprĂšs une investigation approfondie que les Ă©lĂ©ments permettant de douter de la lĂ©gitimitĂ© de l'action policiĂšre ressortent. Le ComitĂ© contre la Torture des Nations Unies a dĂ©jĂ  recommandĂ© Ă  la France en 2024 de veiller Ă  ce que toutes les allĂ©gations d'usage excessif de la force fassent l'objet d'une enquĂȘte rapide, approfondie et impartiale par une instance indĂ©pendante. Cette loi va dans la direction opposĂ©e. Ce constat est partagĂ© par des professionnels du droit : le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des Avocats de France, et la CGT-IntĂ©rieur s'opposent Ă  ce texte pour des raisons techniques. Ce dernier a relevĂ© que ce texte introduirait “une logique plus proche de l'accusatoire, sans en donner les garanties”. NOTRE DEMANDE Pour l'ensemble de ces motifs, violation de la jurisprudence de la CEDH, atteinte au principe constitutionnel d’égalitĂ© devant la loi pour toutes et tous, impact dĂ©vastateur sur le fonctionnement de la justice, aggravation prĂ©visible du nombre de morts, nous demandons aux dĂ©puté·es de l'AssemblĂ©e Nationale de voter contre la PPL n°691 lors du scrutin du 7 juillet 2026. La France est dĂ©jĂ  le pays d'Europe comptant le plus grand nombre de personnes tuĂ©es par des agents de la force publique. Ce texte aggravera mĂ©caniquement ce bilan. Les reprĂ©sentant·es du peuple ont le pouvoir et la responsabilitĂ© de l'arrĂȘter. Nous demandons donc aux dĂ©putĂ©s de : - Voter contre la PPL n°691 lors du scrutin du 7 juillet 2026 ; - Demander publiquement au gouvernement de soumettre ce texte au Conseil d'État pour avis avant le vote ; - Soutenir la demande d'avis public adressĂ©e au DĂ©fenseur des droits sur la constitutionnalitĂ© et l'impact discriminatoire de ce texte. Cette pĂ©tition ne constitue pas un procĂšs fait aux forces de l'ordre. Elle est un appel Ă  la dĂ©fense de l'État de droit, adressĂ© aux reprĂ©sentant·es du peuple français, avant qu'une loi aux consĂ©quences humaines et juridiques graves ne soit adoptĂ©e sans les vĂ©rifications qui s'imposent.

f.mtr.cool

Le 30 juin 2026, devant le ministĂšre du Travail, un rassemblement unitaire s’est tenu en prĂ©sence de SUD Rural Territoires, pour dĂ©fendre la formation professionnelle agricole publique, menacĂ©e par des coupes budgĂ©taires massives.

L’édition 2026 des rencontres de l’étĂ© de Union syndicale Solidaires dĂ©bute ce matin. On est parti pour 5 jours de formation, de dĂ©bats et d’ateliers pour nous renforcer et nous outiller pour lutter au quotidien.

Photo de la pléniÚre du matin avec les stagiaires de dos

Comme on l'Ă©voquait ce matin, la rĂ©pression syndicale s'infiltre partout - c'est le cas Ă  l'inspection du travail. Soutien Ă  nos camarades grenoblois, et rendez-vous demain aprĂšs-midi pour dĂ©noncer cette rĂ©pression ✊

Hier, Sud AĂ©rien et l'intersyndicale Ă©taient mobilisĂ©s devant la prĂ©fecture de l'aĂ©roport de Roissy pour marteler un message clair : sans badge, pas de travail. Soutien Ă  Samir, soutien aux camarades de l'aĂ©rien, et tou·tes dans la rue samedi 20 pour dire non aux rĂ©pressions syndicales ✊