En un mois, le gouvernement a coché absolument tous les points de la to-do-list qu'on établit les historiens et politologues pour qualifier un régime d'autoritaire. Et tout cela pourquoi ? Ne pas donner un centime à une jeunesse qui réclame d'étudier dans des conditions décentes.
Beaucoup parlent de Vichy avec la réaction gouvernementale et des tenants de l'ordre.Personnellement j'y vois plutôt des Versaillais. Non pas que tout cela ne prépare pas le fascisme, mais dans cette séquence précise, la bave de rage de la bourgeoisie traduit l'envie de nous faire payer leurs échecs
« On nous demande d’écrire que LFI est derrière le mouvement » : autour du 17 octobre, la fabrique d’un bouc-émissaire Par @paulinegraulle.bsky.social, Pascale Pascariello, @davidperrotin.bsky.social, @camillepolloni.bsky.social, @ellensalvi.bsky.social et @matthieusuc.bsky.social
« On nous demande d’écrire que LFI est derrière le mouvement » : autour du 17 octobre, la fabrique d’un bouc-émissaire
Si le gouvernement désigne « l’ultragauche » et LFI comme responsables des nombreux pillages et incendies de ce week-end, des policiers réfutent ces accusations. Un commissaire des services de renseignement affirme même avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon.
l.mediapart.fr
Que se passe-t-il à Saint-Denis ? De quel droit un enseignant du lycée Éluard s’est-il fait gazer hier gratuitement en se promenant en ville ? Est-ce une vendetta de l’administration locale qui règne sur la ville comme sur une plantation coloniale et reste dans l’impunité ?
On est fiers de vous présenter Philomel, le réseau transdisciplinaire en études de genre de @sorbonne-universite.fr, ainsi que ses activités et ses projets ! 📲 restez connectés pour ne rien manquer des nos actualités 2026-2027
je voudrais dans un fil vous partager aujourd’hui un discours de Jaurès en 1906. Car il résonne avec l’actualité. Un des plus beaux discours sur la question de la violence politique au cœur des mouv sociaux
Si votre projet c’est de dire aux daronnes qu’elles sont debiles d’emmener leurs enfants en manif je propose 1) que vous gardiez les gosses 2) que vous mettiez autant d’énergie à dénoncer l’escalade des violences des FDO 3) que vous alliez vous faire foutre AU CHOIX
Et dans mes mentions on avance la rhétorique qu’il ne faut plus aller en manif en famille parce que c’est dangereux. Et puis attendez encore un peu et ça sera la rhétorique qu’il ne faut pas aller en manif tout court parce que c’est dangereux. Combien de temps encore avant qu’on nous l’interdise ?
Sortie en famille avec des enfants de 4 ans au milieu des lacrymos et des mortiers d'artifice, entre deux charges de CRS. Pour son 5e anniversaire, randonnée bucolique dans les chemins creux du Donbass je suppose.
En direct de Lyon on ne peut pas accéder à Bellecour ils ont bloqué toutes les rues et gazent à vue. Il y a des enfants dans les bras de leurs parents.
Mon avis : la consigne partout en France c'était empêcher les départs de cortège, gazer avant même le début de la manif, pas seulement pour faire peur mais pour rendre plus difficile le décompte et les images d'une mobilisation massive.
Les gens lécheurs de bottes qui viennent me donner des leçons d’éducation anti manifestation (que des hommes donc laissez moi rire deux minutes), je vous invite très cordialement à vous faire cuire le cul dans le respect des valeurs républicaines 🫰
Aujourd’hui à Bordeaux la police a gazé la minipersonne, 4 ans, qui portait cette pancarte jugée trop violente j’imagine
Dans un État de droit, on doit garantir le droit de manifester. Dans un État de droit, on doit protéger les manifestants, pas les réprimer. Dans un État de droit, on doit privilégier la désescalade, pas le recours aux armes. Surtout quand les manifestants sont des enfants.
Mon bébé de 22 mois a senti sa première lacrymo une heure avant la manif, rue vieille du temple donc bien loin de Répu, un bonheur la démocratie
Donc je résume ma famille (deux adultes + deux enfants de 2 et 4 ans) s’est faite gazer une demi heure avant la manif pour ne pas qu’on puisse accéder au lieu de rassemblement. Dans une démocratie c’est bien ça ? Je suis tellement en colère
J’espère que tout le monde a bien lu cet article et que tout le monde est bien d’accord pour s’insurger www.lemonde.fr/campus/artic...
« Etre une femme dans la recherche, c’est problématique. Etre une mère, plus encore » : le coût immense de la maternité pour les jeunes chercheuses
« La recherche du temps perdu » (3/3). Une chercheuse sur trois quitte la recherche après avoir eu un enfant. Confrontées à une culture académique hostile à la maternité, certaines docteures repoussen...
lemonde.fr
« Ma directrice est alors devenue très pressante. Elle m’appelait la nuit, elle m’envoyait des mails assassins. Elle m’a suggéré d’avorter. Et j’avoue que, sur le moment, j’étais tellement à bout que j’ai hésité à le faire »,
La triple peine d'être femme, universitaire & mère : « La maternité change la donne de manière frappante : le nombre de publications scientifiques signées par les mères chute alors de 31 %, montre l’étude. Aucun effet n’est en revanche constaté chez les pères, dont la productivité reste stable. »
(Colloque) Femmes (im)patientes. Récits, pratiques et représentations de la maladie et des soins (XVI-XX ss.) histoiresante.blogspot.com/2026/10/femm... #histmed
« Faut juste pas qu’on lâche, le gouvernement va finir par nous comprendre » : à Sevran, les élèves de Blaise Cendrars en première ligne de la mobilisation lycéenne ➡️ https://l.humanite.fr/Qe8
Remarque sémantique du politologue Robi Morder : dans les années 70, on parlait d'un "piquet de grève" et non d'un "blocus", ou d'un "lycée en grève" et non d'un "lycée bloqué". Un changement de vocabulaire qui est aussi un glissement idéologique insidieux. www.telerama.fr/debats-repor...
“Les mobilisations lycéennes ont toujours fait l’objet de tentatives de décrédibilisation”
Les lycéens qui bloquent leurs établissements depuis mi-septembre seraient manipulés par LFI, a laissé entendre le gouvernement. Un argument constamment utilisé depuis les années 1960, explique le pol...
telerama.fr
Ma pancarte préférée : "Personne ne peut nous faire taire sauf la dame du CDI"
Un·e de mes étudiant·es n'arrive plus à sortir dans la rue car la situation actuelle lui rappelle le pays qu'iel a fui suite aux répressions contre sa jeunesse et ses étudiants. Ce pays, c'est l'Iran.
1/ Ce que les élèves du lycée Paul Eluard (St-Denis) ont obtenu après 15 jours de blocage (mail du proviseur, lycée de 2000 élèves) : "Les premières mesures mises en place à partir du 12 octobre : Papier toilette et savon : ils seront mis à disposition dans toutes toilettes du lycée.
Le journalisme pour qui, pour quoi ? Après un reportage la semaine dernière dans un lycée de banlieue parisienne, ce message d’un prof rencontré sur place. Le journalisme : rien que pour ça en vrai.
Ils ne réclament pas des privilèges, mais des conditions normales pour apprendre. Face aux images d'affrontements qui accompagnent les mobilisations, deux lycéens tiennent à rappeler ce qui les a poussés à se mobiliser. ➡️ https://l.franceculture.fr/odY
Le 1er octobre 2026 a donc vu le plus haut nombre d'interpellations de l'histoire récente. Il faut remonter au terrible 17 octobre 1961 pour dépasser ce nombre. Et près de 90% de mineurs. C'est une répression inédite, inouïe, et qui révèle un pouvoir en guerre contre la jeunesse. Force à elle
Ah oui les pauvres forces de ordre. Sinon une amie prof dans le 92 a dit à un policier « Je ne veux pas que vous tapiez mes élèves », il lui a répondu « Je peux te taper salope »
Face à ce mouvement qui dure et s'intensifie, la situation devient de plus en plus compliquée à gérer pour les forces de l'ordre.
"L’usage proportionné de la force ne doit jamais inhiber l’action pour rétablir l’ordre." Il n'y a pas une seule circonstance où cette phrase est acceptable même dans le cadre d'une guerre putain. Les moyens doivent toujours être proportionnés pour peu qu'on désire respecter le droit international
Un très grand livre d’histoire est paru aujourd’hui. La lecture du Lubartów de Claire Zalc, aussi captivant sur le fond que sur la forme, est vivement recommandée.
Les images de lycéen·nes violenté·es par les forces de l'ordre sont extrêmement inquiétantes. Beaucoup sont des mineurs, des enfants. Ils doivent être protégés, pas matraqués. Amnesty alerte sur le recours excessif à la force et s’inquiète du nombre très élevé d’arrestations.👇