Louis Witter

@louiswitter.com

Journaliste / Exil, causes et conséquences / Auteur de « La Battue - L'Etat, la police et les étrangers » (Seuil, 2023) / Soutenez mes reportages : https://fr.tipeee.com/louiswitter

Notons l'ironie : - Le préfet a fait valoir (pour établir une faute de la victime) que le journaliste « ne portait pas d'équipement de protection ». - Alors qu'à l'époque, les autorités cherchaient, tout au contraire, à interdire aux journalistes de s'équiper de protections... (cf. SNMO, 2020).

Ainsi que le fait valoir le préfet, la qualité de journaliste de M. D... n'était pas clairement identifiable et il ne portait pas d'équipement de protection. Toutefois, il résulte tant du compte-rendu des gendarmes que des articles de presse, que la manifestation de l'après-midi s'est déroulée dans le calme jusqu'à sa dispersion. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que M. D... n'aurait pas obtempéré à l'ordre de dispersion, alors qu'il ressort de ce qui a été dit au point 3 qu'il se trouvait à une centaine de mètres des affrontements. Dans ces conditions, alors qu'aucune faute d'imprudence ne peut être reprochée à M. D..., la seule circonstance que sa qualité de journaliste n'était pas indentifiable est insuffisante à exonérer l'Etat, même partiellement, de sa responsabilité. Par suite, la responsabilité de l'Etat sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure est engagée.

Liberté de la presse : L'Etat est condamné en raison des blessures subies par deux journalistes (de Libération & de Reporterre). Alors qu'ils couvraient des opérations d'évacuation à Notre-Dame-des-Landes, ils ont, chacun, été blessés par des grenades lancées par les gendarmes. => bit.ly/4xkeOwt

Il est constant, ainsi que rappelé au point 1, que Mme C... était présente sur la « ZAD » le 11 avril 2018 en qualité de journaliste pour le journal « Reporterre ». Elle précise être arrivée dans la matinée pour couvrir le cortège dit des « cheveux blancs ». Vers 14 heures 15, une marche, décrite comme festive, s'est engagée dans le chemin des fosses noires, en direction du champ à l'angle du chemin des Fosses noires et de la RD 281, menée par une batucada. Mme C... précise s'être rendue dans le champ où étaient présents des gendarmes depuis la matinée afin de prendre en photographie l'arrivée de cette marche. Elle expose que lorsque que le cortège est arrivé, sans agressivité ni violence, devant les gendarmes, ces derniers, après sommations, ont commencé à lancer des bombes lacrymogènes, puis des grenades GLI-F4. Elle soutient avoir immédiatement cherché à fuir, mais que la fuite a été rendue difficile à raison du terrain, de la présence importante de gaz lacrymogènes dans l'air, d'un passage réduit au travers d'une haie pour quitter le champ. Elle expose avoir alors ressenti le souffle d'une explosion juste derrière elle, puis une forte douleur à l'arrière de la jambe droite. L'expert en balistique conclut qu'au vu des moyens à disposition des forces de l'ordre lors des opérations d'évacuation de Notre-Dame-des-Landes, du polycriblage par de fins éclats métalliques à l'arrière de la jambe de Mme C..., de l'examen du jeans taché de sang qu'elle portait, l'intéressée a été victime de l'explosion d'une grenade GLI-F4. Ainsi, il est établi, et au demeurant non contesté, que Mme C... a été blessée par l'intervention des forces de l'ordre contre le rassemblement de contestation d'évacuation de la « ZAD » le 11 avril 2018.
Si, ainsi que le fait valoir le préfet, la qualité de journaliste de Mme C... n'était pas clairement identifiable, cette circonstance est cependant insuffisante à exonérer, même partiellement, l'Etat de sa responsabilité dès lors qu'il n'est pas contes…

Au plus fort de la crise à Ceuta, la France s'est empressée de renforcer les contrôles à sa frontière. Dans le Pays Basque pourtant, la solidarité est une constante depuis des décennies, durement réprimée. Mon reportage il y a deux ans, pour @OrientXXI : orientxxi.info/dans-le-pays...

Dans le Pays basque, l’accueil des exilés malgré la répression

Depuis près d’un siècle, le Pays basque est une terre de transit. Après les républicains espagnols et les Portugais fuyant la dictature, ce sont aujourd’hui (…)

orientxxi.info

Nuit atypique près du Lac Léman : une famille de ricains a débarqué dans mon BnB à 1H du mat. Me voyant ils se sont réfugiés dans leur voiture et le gars me filmait « DO YOU HAVE THE RIGHT TO BE HERE ??? » Tout ça parce que Booking m’a envoyé l’accès au mauvais logement 🥲

Vue sur le lac Léman hier soir peu avant le drame

Soudan du Sud, Liban, Cisjordanie occupée... L'Unesco délivre une protection d'urgence à ces sites patrimoniaux exceptionnels

Soudan du Sud, Liban, Cisjordanie occupée... L'Unesco délivre une protection d'urgence à ces sites patrimoniaux exceptionnels

Par Séraphine Charpentier L'Unesco se réunit à Busan en Corée du Sud, du 19 au 29 juillet, pour désigner les sites à inscrire sur les listes du patrimoine mondial et du patrimoine mondial en péril. Parmi les candidatures présentées, trois l'ont été en procédure d'urgence au Soudan du Sud, en Cisjordanie occupée ainsi qu'au Liban. L'Unesco se réunit à Busan en Corée du Sud, du 19 au 29 juillet, pour désigner les sites à inscrire sur les listes du patrimoine mondial et du patrimoine mondial en péril. Parmi les candidatures présentées, trois l'ont été en procédure d'urgence au Soudan du Sud, en Cisjordanie occupée ainsi qu'au Liban. Pas moins de 33 candidatures ont été soumises par les États parties à l'Unesco. L'organisme onusien se réunit à Busan en Corée du Sud, à partir de ce dimanche 19 juillet et jusqu'au mercredi 29 juillet, afin de désigner les sites qui figureront sur deux listes: celle du patrimoine mondial et celle du patrimoine mondial en péril.  Parmi ces lieux d'exception, trois bénéficient d'une procédure d'urgence au Soudan du Sud, en Cisjordanie occupée et au Liban, car ils sont "confronté[e]s à une situation d'urgence pour laquelle une décision immédiate du Comité est nécessaire pour assurer leur sauvegarde". Ils intègrent donc immédiatement, ou provisoirement dans le cas du site au Liban, les deux listes.  Au Soudan du Sud, le Paysage migratoire de Boma–Badingilo  Ce territoire s'étend sur 11,25 millions d'hectares. Il est composé des parcs nationaux de Boma et de Badingilo, ainsi que de plaines d'inondation, de savanes et de forêts. Il abrite un spectacle naturel à couper le souffle, à savoir l'une des dernières grandes migrations de faune sauvage au monde. Chaque année, ils sont près de 5 millions de cobes et 400.000 tiangs, deux types d'antilopes africaines, à se lancer dans un périple migratoire difficile pour atteindre des habitats vitaux pendant les saisons sèches et humides, rappelle la Convention sur les espèces migratoires (CMS) .  D'autres ongulés, des espèces dotées de sabots, entreprennent le même périple. Il s'agit de l'un des plus vastes espaces terrestres de migration de mammifères au monde, "si ce n'est le plus vaste" , décrit l'Unesco. C'est aussi l’un des derniers exemples de "système de migration terrestre de grande envergure à l’échelle d’un paysage", justifie l'organisme onusien.  Des espèces de grands mammifères, tels que des éléphants de savane d’Afrique, des girafes, des lycaons, des lions, des léopards, des guépards d’Afrique du Nord-Est, mais aussi des oiseaux d'eau et des rapaces s'épanouissent dans les plaines d'inondation du territoire, "relativement intact" . Une plaine inondable est une zone de terre proche des rivières ou des cours d'eau, et qui peut subir des inondations.  Ce territoire et cette faune exceptionnels sont aujourd'hui menacés par "le braconn age à des fins commerciales, le trafic d’espèces sauvages, le développement d'infrastructures" humaines mais aussi l’insécurité et des activités extractives, rapporte l'Unesco.  La "participation réelle" des peuples autochtones et des populations locales à la co-gouvernance du site sera essentielle, est-il précisé dans le document onusien. Pour les zones hors des deux parcs nationaux, la clarification des modes de gouvernance est également recommandée par l'Unesco.  En Cisjordanie occupée, Sebastia Le tell de Sebastia, une colline artificielle formée par des ruines, se situe au nord-ouest de Naplouse, au nord du territoire occupé par Israël. Il renferme différents vestiges archéologiques ayant appartenu à différentes civilisations, à partir du IXe siècle avant notre ère, explique l'Unesco.  À l'âge de Fer (800 av. J.-C. à la fin du I er siècle de notre ère), il représente un centre politique régional. Pendant la période hellénistique (323 av. J.-C. à la bataille d’Actium en 31 av. J.-C.), la ville qu'abrite le site est fortifiée. Il devient colonie romaine sous Septime Sévère (193–211 apr. J.-C.), le siège d'un évêché pendant la période byzantine (533–698 apr. J.-C.) et au Moyen Âge (476–1492). Il dispose d'un "potentiel exceptionnel pour de futures recherches scientifiques" , estime l'Unesco.  Le tell de Sebastia est dégradé, en raison "des effets combinés des intempéries, de l’érosion, de la croissance de la végétation et de l’exposition prolongée des vestiges mis au jour", détaille l'Unesco. Son intégrité est menacée par un projet israélien d'expropriation. Celui-ci vise à diviser le site archéologique afin de créer le Parc national "Samarie" (Shomron), explique l'organisme onusien.  Le conflit israélo-palestinien place également le tell en danger direct. Il est considéré comme "hautement vulnérable" par l'Unesco. La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967. Il se trouve fragmenté par des colonies israéliennes illégales du point de vue du droit international. Israël a quitté l'Unesco en 2017. Le pays reste toutefois membre du Comité du patrimoine mondial. Il est également signataire de la Convention de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflits armés et de la Convention du patrimoine mondial, rappelle l'Agence France-Presse.  Au Liban, les châteaux du Mont Amel  Ils sont cinq châteaux à s'ériger sur le Mont Amel, dans le sud du Liban. La forteresse de Beaufort, construite par le roi de Jérusalem vers 1137 apr. J.-C., a été "agrandie et transformée successivement par les Ayyoubides, les Mamelouks, puis les gouverneurs féodaux locaux de la famille Al Saabi" , détaille le Liban dans le dossier de soumission de ses biens au patrimoine mondial de l'Unesco.  Le château de Toron, le château de Dubieh, le château de Maron et la citadelle de Chamaa étaient à l'origine des postes militaires pour les Croisés. Ces chevaliers chrétiens occidentaux, de la fin du XIe siècle au milieu du XIVe siècle, ont mené des croisades, des expéditions militaires et religieuses, vers Jérusalem, la Syrie et la Palestine. Les forteresses finissent, elles aussi, par être reprises par les dynasties et sultanats des Ayyoubides, des Mamelouks puis par des "gouverneurs féodaux locaux". Certains sont quasiment en ruines, mais ils "demeurent des exemples exceptionnels de fortifications médiévale" au Proche-Orient, estime le Liban. Le sud du Liban est actuellement bombardé par Israël depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, démarrée le 28 février 2026. La forteresse de Beaufort a été "conquise" par l'armée israélienne fin mai, rappelle l'Agence France-Presse.  "Les châteaux ont subi des dommages et les menaces auxquelles ces châteaux sont actuellement confrontés en raison du conflit armé en cours sont suffisamment graves pour justifier le recours à une procédure d’urgence", estime l'Unesco. Ils font, pour le moment, l'objet d'une proposition d'inscription d'urgence sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

information.tv5monde.com

Départ demain à 5H30 à bécane pour un reportage photo dans quelques jours sur Patrick, l’effaceur de bites des routes du Tour de France 🌞

Moi en jean devant la moto, une royal Enfield. Himalayà, devant un paysage avec une éolienne en fond et un grand ciel bleu. C’est l’été.

Un jeune de 29 ans a été tué par la police à Avignon. Encore un mort, en France, après un refus d’obtempérer. Le policier a été mis en garde à vue. Une enquête est ouverte. Avec la loi sur le «permis de tuer», les enquêtes et gardes à vue sont menacées. Mais on peut encore agir.👇

Lors d’une brocante ce matin, le pantacourt d’un type d’1m90 pour bien 100kg laissait dépasser un grand S sur son mollet droit. On doute que ce soit pour Slayer. Puis un autre grand S juste à côté. Sur un bras, un « Gott Mit Uns ». Et sur l’autre mollet, « 100% pur porc ». Beaucoup trop à l’aise.

Y a 115 personnes incarcérées, ou anciennement incarcérées, a la prison de Nîmes qui ont porté plainte contre Darmanin pour non assistance a personne en danger. Affaire a suivre.

Je suis extrêmement soulagé, c'est ce que j'espérais le plus de ce nouveau jugement : que la cour fasse le lien entre le harcèlement moral subi et la grève. Elle l'a fait. Il m'a réprimé, parce qu'il m'a pris pour le chef de la grève. C'est pas joli joli toussa Daniel.