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🔴 URGENT - États-Unis : Abdul El-Sayed, visage de la nouvelle gauche, remporte la primaire démocrate dans le Michigan

États-Unis : Abdul El-Sayed, le pari de la nouvelle gauche démocrate dans le Michigan

Abdul El-Sayed n'était pas destiné à devenir l'un des symboles de la recomposition de la gauche américaine. Avant de se lancer en politique, ce médecin épidémiologiste de 41 ans avait construit sa carrière autour d'un autre combat : réduire les inégalités de santé. C'est pourtant lui qui a remporté dans la nuit de mardi 4 août à mercredi 5 août la primaire démocrate dans un scrutin contesté face à la représentante du Michigan Haley Stevens. Il tentera de décrocher un siège au Sénat en novembre prochain à l'occasion des élections de mi-mandat. S'il venait à l'emporter face au candidat républicain Mike Rogers, ce fils d'immigrés égyptiens deviendrait alors le premier sénateur musulman de l'histoire des États-Unis et un nouveau cador de l'aile gauche du parti démocrate. Avant de se lancer en politique, c'est à la tête du département de la santé de Détroit qu'Abdul El-Sayed se fait d'abord connaître. Il met alors en place des politiques choc : effacement de dettes médicales, élargissement de l'accès au Narcan, l'antidote contre les overdoses d'opioïdes, lutte contre l'exposition au plomb dans les écoles. Des combats locaux qui façonnent aujourd'hui son message de campagne. "La question centrale est de savoir pour qui fonctionne notre gouvernement", répète-t-il à l’envi. Selon lui, les difficultés liées au coût des soins, au logement ou au pouvoir d'achat ne sont pas des problèmes isolés, mais les conséquences de choix politiques. En 2018, à 33 ans, il tente de décrocher l'investiture démocrate pour le poste de gouverneur du Michigan. Il perd face à Gretchen Whitmer, devenue depuis l'une des figures nationales du Parti démocrate, mais cette campagne lui permet de se faire connaître auprès de l'aile gauche du parti. Sept ans plus tard, il revient avec une ambition différente : démontrer qu'une nouvelle génération de démocrates peut s'imposer dans un État industriel longtemps considéré comme un baromètre de la politique américaine. "On retrouve un schéma déjà observé dans d'autres primaires démocrates : un candidat issu de l'appareil du parti face à une personnalité souvent venue de la société civile et qui se situe davantage à gauche", analyse Seth Masket, politologue spécialiste des primaires américaines à l'Université de Denver. Face à Abdul El-Sayed, la membre de la Chambre des représentants Haley Stevens incarne une ligne plus proche de l'establishment démocrate. Elle bénéficie notamment du soutien de la gouverneure Gretchen Whitmer, du sénateur sortant Gary Peters et de plusieurs organisations proches de l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), le puissant lobby pro-israélien. Car si la campagne d'Abdul El-Sayed s'est construite autour des questions économiques et sociales, un sujet a progressivement pris une place centrale : la relation entre les États-Unis et Israël. Israël, nouvelle ligne de fracture pour les démocrates Pendant des décennies, le soutien américain à Israël a été l'un des rares sujets de politique étrangère à faire consensus à Washington. La guerre menée par Israël à Gaza après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023 a profondément changé cette situation, en particulier au sein de la base démocrate. "Le bouleversement a été presque instantané", estime Seth Masket. "Il y a quelques années encore, cette alliance [avec Israël, NDLR] faisait presque partie de l'identité politique américaine. Ce n'est plus le cas pour une partie importante de l'électorat démocrate." Cette évolution est particulièrement visible chez les jeunes électeurs. Pendant la campagne présidentielle de 2024, la candidate démocrate Kamala Harris, acculée sur la question, avait d’ailleurs elle-même reconnu l'existence d'une fracture croissante sur ce sujet au sein de son propre camp. Pour Abdul El-Sayed, cette question dépasse toutefois le seul conflit israélo-palestinien. Elle s'inscrit dans une critique plus large de la manière dont fonctionne le Parti démocrate. Le candidat dénonce notamment le poids de l'argent en politique et présente l'influence de l'Aipac comme le symbole d'un système déséquilibré. "Cette élection oppose ceux qui ont le pouvoir de l'argent à ceux qui ont le pouvoir du nombre", a-t-il déclaré, ne manquant pas de s’attirer des critiques en antisémitisme d’une partie des démocrates et des républicains. "L'Aipac et Israël ne sont pas synonymes du judaïsme et du peuple juif", s'est-il défendu. La bataille financière autour de cette primaire a pris une ampleur inédite, avec un total de 60 millions de dollars dépensés au profit des deux candidats, soit par des organisations affiliées à l'Aipac, soit par des groupes d’intérêts progressistes. Un record qui vient raviver les débats sur le financement des campagnes aux États-Unis. Pour Seth Masket, ce qui était autrefois un avantage électoral pour les candidats soutenus par l'Aipac est devenu un sujet politique en lui-même. "Son soutien est parfois un désavantage car il est utilisé comme un argument par la partie adverse", estime-t-il. La montée en puissance de candidats comme Abdul El-Sayed traduit aussi une frustration plus large au sein de la gauche démocrate, qui estime que le parti ne mène pas une opposition suffisamment offensive à Donald Trump, rappelle le chercheur. "Une partie de l'engouement vient du sentiment qu'il faut se battre davantage contre l'administration Trump", explique-t-il. Pour certains militants, la stratégie adoptée par les dirigeants démocrates au Congrès, qui cherchent principalement à ralentir les politiques du président républicain, ne suffit pas. Ils réclament une opposition plus visible et plus directe, explique Seth Masket. La gauche radicale face au bipartisme La candidature d'Abdul El-Sayed s'inscrit dans une transformation plus large de la gauche américaine, portée ces dernières années par Bernie Sanders, Alexandria Ocasio-Cortez et le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani. "Ce que ces candidats comme Mamdani disent, c'est qu'il faut revenir à certains des instincts historiques du Parti démocrate : défendre les travailleurs, lutter contre les inégalités et répondre aux problèmes du quotidien", résume Maurice Isserman. Chercheur au Hamilton College, spécialiste de la gauche américaine, il est également l'un des membres fondateurs des Democratic Socialists of America (DSA), créés en 1982 et passés de 6 000 à 120 000 membres cette dernière décennie. Pour Maurice Isserman, les succès récents de cette gauche ne reposent pas uniquement sur la question palestinienne. "Zohran Mamdani n'a pas gagné simplement parce qu'il parlait de la Palestine", explique-t-il. "Il a réussi parce qu'il était concentré sur le coût de la vie, le logement et les difficultés économiques des jeunes et des classes populaires." Des mesures qu’on pourrait considérer comme socialistes de la part d’un candidat qui refuse pourtant cette étiquette perçue comme négative par beaucoup d’Américains, et préfère celle de "progressiste". Abdul El-Sayed promet pour sa part une assurance santé universelle financée par une taxation accrue des milliardaires. Jusqu'ici, les principales victoires de cette nouvelle gauche ont été enregistrées dans des bastions démocrates comme New York. Le Michigan représente un défi différent : un État post-industriel et rural historiquement démocrate mais remporté par Donald Trump en 2016 et 2024, où les démocrates devront convaincre un électorat plus large lors des élections de mi-mandat. Il s'agira désormais de savoir si la nouvelle gauche américaine est capable de sortir de ses bastions urbains pour devenir une force électorale nationale.

f24.my

Cette carte est gravissime. Mais elle n'a pas fait la une de l'actualité. Pour moi, l'été 2026 marque un tournant. Après celui de 2022, il devient difficile de ne plus parler de "rupture écologique" ou de "point de non retour" pour une partie des milieux aquatiques français. 1/18

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🇺🇦 L'Ukraine n'a pas pu abattre un seul missile russe lors de l'attaque meurtrière qui a fait au moins 15 morts à Kiev et dans sa région pendant la nuit, selon un rapport quotidien de l'armée de l'air publié mercredi ⤵️

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La formulation de cet article présente les opposants persistants au RN comme une sorte d'anomalie. Comme si voter pour un parti d'extrême droite était un choix à égalité avec les autres partis dans une offre politique diversifiée. Comme le choix d'un yaourt dans un linéaire de supermarché.

Les Echos@lesechosfr.bsky.social · 11h ago

🔍 Une part des électeurs français reste durablement hostile à l'extrême droite. ➡️ www.lesechos.fr/elections/p...

Quand la chose publique (la res publica) disparaît, asservie aux interêts privés des puissants, c'est la fin de l'état de droit mais aussi la fin de toute action publique efficace. C'est comme cela qu'a fini l'Empire romain* (avec ensuite les contrats de patrocinium...) *il y a eu d'autres raisons

Nicolas Hervieu@nicolas.eurosky.social · 13h ago

« Donner aux investisseurs les plus rapides et aux algorithmes un avantage qui se mesure en fractions de seconde ». En clair : Trump utilisera ses fonctions publiques pour s'enrichir personnellement en vendant... un délit d'initié. Le degré de corruption & de déliquescence démocratique est total.

Liberté de la presse : L'Etat est condamné en raison des blessures subies par deux journalistes (de Libération & de Reporterre). Alors qu'ils couvraient des opérations d'évacuation à Notre-Dame-des-Landes, ils ont, chacun, été blessés par des grenades lancées par les gendarmes. => bit.ly/4xkeOwt

Il est constant, ainsi que rappelé au point 1, que Mme C... était présente sur la « ZAD » le 11 avril 2018 en qualité de journaliste pour le journal « Reporterre ». Elle précise être arrivée dans la matinée pour couvrir le cortège dit des « cheveux blancs ». Vers 14 heures 15, une marche, décrite comme festive, s'est engagée dans le chemin des fosses noires, en direction du champ à l'angle du chemin des Fosses noires et de la RD 281, menée par une batucada. Mme C... précise s'être rendue dans le champ où étaient présents des gendarmes depuis la matinée afin de prendre en photographie l'arrivée de cette marche. Elle expose que lorsque que le cortège est arrivé, sans agressivité ni violence, devant les gendarmes, ces derniers, après sommations, ont commencé à lancer des bombes lacrymogènes, puis des grenades GLI-F4. Elle soutient avoir immédiatement cherché à fuir, mais que la fuite a été rendue difficile à raison du terrain, de la présence importante de gaz lacrymogènes dans l'air, d'un passage réduit au travers d'une haie pour quitter le champ. Elle expose avoir alors ressenti le souffle d'une explosion juste derrière elle, puis une forte douleur à l'arrière de la jambe droite. L'expert en balistique conclut qu'au vu des moyens à disposition des forces de l'ordre lors des opérations d'évacuation de Notre-Dame-des-Landes, du polycriblage par de fins éclats métalliques à l'arrière de la jambe de Mme C..., de l'examen du jeans taché de sang qu'elle portait, l'intéressée a été victime de l'explosion d'une grenade GLI-F4. Ainsi, il est établi, et au demeurant non contesté, que Mme C... a été blessée par l'intervention des forces de l'ordre contre le rassemblement de contestation d'évacuation de la « ZAD » le 11 avril 2018.
Si, ainsi que le fait valoir le préfet, la qualité de journaliste de Mme C... n'était pas clairement identifiable, cette circonstance est cependant insuffisante à exonérer, même partiellement, l'Etat de sa responsabilité dès lors qu'il n'est pas contes…

“Le commissaire australien à l'eSafety a enterré un rapport montrant que l'interdiction des médias sociaux aux moins de 16 ans n'a pas réduit l'utilisation des médias sociaux chez les adolescents, mais a abaissé la vigilance parentale. Nous avons fait des concessions sur notre vie privée pour rien.”

Ben Schwarz@benschwarz.bsky.social · 2d ago

Australia’s eSafety commissioner buried a report (released Friday afternoon) that shows the under 16 social media ban didn’t tangibly reduce teen social media use, and also resulted in parents tuning out of kids usage. We traded our privacy for no reason. theconversation.com/more-than-80...

Indigence des propositions d’Attal. Disparition du Premier Ministre. Discours vide de Macron sur les feux à base « on va gagner » [😳]. Transat pour la ministre de l’écologie. Mutisme de celle de la santé. Évaporation de la ministre de l’agriculture. C’est long le macronisme… surtout vers la fin.

Je vais le redire : la SEULE chance pour notre espèce de s'en sortir sans emporter le vivant tel qu'on le connaît avec elle, c'est de faire de sa sauvegarde l'alpha et l'oméga de toutes les politiques publiques. Mais on préfère plonger dans le vide en chialant contre les méchants dictateurs verts.

Dorénavant, promis-juré, ce sera « un délai maximal de deux mois pour que l'administration réponde (...) En l'absence de réponse, le silence vaudra accord » (Gabriel Attal) Quelle innovation fabuleuse ! C'est incroyable que notre droit ne l'ait pas prévu avant... (Oh wait)

Code des relations entre le public etl'administration
EN VIGUEUR DEPUIS LE 01/01/2016
Article L231-1
VERSION EN VIGUEUR DEPUIS LE 01/01/2016
Création ORDONNANCE n°2015-1341 du 23 octobre 2015 - art.
Le silence gardé pendant deux mois par l'administration surune demande vaut décision d'acceptation.
Libération@liberation.fr · 3d ago

Dans une interview au «Journal du Dimanche», dimanche 2 août, Gabriel Attal multiplie les annonces dans l’espoir de reprendre la main dans son duel avec Edouard Philippe. ➡️ https://l.liberation.fr/KMh